callix :
SPOILER
il s´évade simplement en butant tous les gardes à mains nues...
FIN DU SPOILER
ça me surprend un peu, mais en fait j´ai bien aimé.
la construction psychologique du mythe est assez réussie, toutes les étapes d´une enfance saine (famille, école, amis...) sont retournées pour au final priver l´etre humain de tout ce qui fait qu´il en est un justement (identité, conscience...la réflexion sur le port du Masque est primordiale dans cette optique).
par contre, ça manque de finesse (le père...), on se croirait dans un sketch du Groland au début dans la cuisine, mais au moins ça a le mérite de montrer qu´il n´y avait aucune échappatoire pour Michael.
le passage en hopital est assez poignant, avec la folie qui s´insinue petit à petit, faisant de Micheal une sorte de schizophrène, humain sans son masque et inhumain avec, et grâce aussi à la grosse prestation de Sheri Moon que j´ai trouvé vraiment réussie, j´avais bien les boules pour elle...
la 2ème partie part ensuite dans le flou, beaucoup moins de fond mais en fait j´ai adoré la forme, donc ça a compensé.
parce que finalement, que ce soit dans l´histoire ou dans la technique, tout est dédié à 100% à Michael Myers, avec cette fascination de la blessure physique, qu´on contemple en même temps que lui sous toutes les coutures, et surtout grâce à ces apparitions fantomatiques dans tous les coins de l´image, c´est lui qui vient dans le cadre et pas l´inverse, du coup j´étais comme un paranoiaque à scruter les plans pour voir si il trainait dans un coin, comme Laurie se retournant pour voir si elle est pas suivie...
les victimes ont très peu de temps d´exposition, mais les dialogues sont très réussis, très naturels, et perso ça a facilité mon immersion.
bref, j´y ai vu de très bonnes idées dans le fond, dans la forme, mais pas en même temps, donc le film se retrouve un peu bancal.
les acteurs sont pas d´anthologie, mais y a pas de clichés, ça compense.
la bande-son m´a scotchée (la scène au ralenti sur fond d´alarme dans l´hopital), le thème principal est définitivement culte.
faut quand même que je revoie l´original.