Masterchief40k
Posté le 21 mars 2011 à 13:22:11
Hello à tous !
Avis au cinéphiles : quelqu'un peut me dire quelles sont les caractéristiques de la Nouvelle Vague qu'on retrouve dans ce (très beau) film ? Merci d'avance
Pas vu le film mais on m'a dit que les 400 coups était le film le plus nouvelle vague de Truffaut, en cause notamment un récit éclaté et pas linéaire ![]()
Jules et Jim est plus représentatif du mouvement tout de même
Ah oui on m'avait cité celui là aussi effectivement
Pas vu non plus ![]()
Chgromenes
Posté le 23 octobre 2006 à 18:30:35
waoh !! ! jsui alé voir ce film quand j´avais 11 ans avec le college
montrer ce film chiant pour des gosses
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_du_BFI_des_50_films_%C3%A0_voir_avant_d%27avoir_14_ans
La liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans (BFI list of the 50 films you should see by the age of 14) est une liste établie en 2005 par le British Film Institute (BFI) dans le but d'inspirer les parents et les éducateurs qui voudraient donner à des enfants une culture cinématographique sérieuse et pensée, comme il peut exister dans le domaine de la littérature.
Top 10
E.T. l'extra-terrestre
Fucking Åmål
Kes
La Nuit du chasseur
Le Magicien d'Oz
Le Voleur de bicyclette
Le Voyage de Chihiro
Les Quatre Cents Coups
Où est la maison de mon ami ?
Toy Story
![]()
N'oublions pas que par définition un collégien est con
King
Je n'ai pas vu la masse de Truffaut, tu en as vu? Les 400 coups je le conseille amplement (ma critique étant quand même assez élogieuse
). Jules et Jim j'accroche moins, c'est sympa mais pas transcendant la faute à quelques masturbations de caméra et une certaine redondance dans la narration. Mais si tu ne l'as pas vu, je préconise très fortement La Nuit Américaine, une superbe mise en abîme sur le cinéma
je lirai ta critique après avoir vu le film
J'ai vu très peu de truffaut pour une raison simple.
Quand j'étais petit, mon père cinéphile, fatigué de me voir matter des daubes, voulait me montrer un truffaut, c'était les deux anglaises et le continent, je devais avoir quoi 9 ans...
Et faut croire que ce film là n'était pas fait du tout pour un enfant, tant j'avais haï le film, et tant je m'étais fait chier, enfin les problématiques m'étaient totalement étrangères.
Donc bon, depuis j'ai été très réticent vis à vis de truffaut et du cinéma français en règle générale (à part deux trois exceptions près, dont diva de Beineix qui pour moi est un chef d'oeuvre absolu).
Et puis, bon j'ai dû voir "le dernier métro", et je l'appréhendais beaucoup, peur de me faire chier quoi.
Et bah, putain, je suis resté sur le cul tant le film est sublime d'intelligence, de finesse.
Et une vraie ambiance, je suis fan du théâtre, (pas le théâtre joué, mais le théâtre le lieu, les coulisses, les backstage, la loge du souffleur), et la reconstitution presque en mode huis clôt, l'ambiance des répétitions, les intrigues qui se forment avec ces multiples personnages qui se croisent, tout ça dans le contexte de la pression de l'occupation nazie... PFfff magistral quoi.
Et puis c'est drôle, et ça c'est tout ce que j'aime si, Depardieu (que je hais) y est mythique d'ailleurs ![]()
Aïe si ton père était responsable il t'aurait plutôt filer Les 44 coups, plus accessible pour un minot
Moi mes parents ont des goûts de chiottes perso et j'ai eu un à-priori tenace sur Tarantino parce qu'ils me disaient qu'il faisait des films de merde alors qu'ils ont vu 10 minutes de Pulp Fiction
Moi mes gosses je les éduquerais à la dur, à 5 ans ça se retrouve devant Salo ![]()
à 2 ans tu veux dire non ?
et à 4 tu leur lit le bouquin pour s'endormir.
Roilapin
ça date d'il y a deux ans et c'était pour un travail mais merci
Ce bide ![]()
Les Sade illustrés ça existe? ![]()
Mon premier Truffaut (son premier film je pense?), et une plongée plus concrète dans le monde de la nouvelle vague. Je suis très agréablement surpris, on remarque directement l'arrivée de la jeunesse, et d'une plus grande liberté de mise en scène grâce au mouvement. ça commence par un long travelling sur lequel s'inscrit le générique du film, accompagné de l'excellente composition de Jean Constantin. On se retrouve alors directement plongé dans le contexte spatio-temporel, la fin des années 50 à Paris. Et l'introduction du film prolonge cette contextualisation par une séquence véritablement brillante et plutôt longue, soit un cours d'école figuré distinctement par le professeur et ses élèves. C'est une scène qui pose aussi la qualité de la nouvelle vague, qui pour moi, au-delà de l'évolution de la grammaire cinématographique, se traduit par la vivacité contenue dans le cadre. Les personnages bougent, parlent, vivent, agissent avec une fougue propres au mouvement cinématographique.
On voit alors tout de suite sur quoi va se concentrer Truffaut pour Les 400 coups: qui est cet enfant de 12 ans, Antoine Doinel face à l'adulte, que ce soient ses parents ou son professeur d'école.
Le film continue brillamment sur sa lancée, et ne quitte jamais Doinel (interprété par le brillant Jean-Pierre Léaud) des yeux. Sa force se situe aussi là, précisément, puisque la caméra accompagne l'enfant dans chacune de ses actions de la vie quotidienne, dans ses interactions avec ses parents, ses camarades d'école, les autorités, enfin autant dire qu'elle crée cette relation entre lui-même et la ville de Paris. Puis il y a ce caractère un peu épisodique qui ressort dans la structure du film, chaque séquence possède un ou deux sujets d'action précis, exploités autour d'un même contexte spatial, même si le réalisateur n'oublie pas de tourner des scènes transitives afin de garder la fluidité de l'action. Par exemple Doinel rentre de l'école, et se retrouve confronté au foyer familial et ses obligations, soit entretenir les lieux et faire ses devoirs avant que les parents rentrent.. D'ailleurs Truffaut inscrit la routine de l'écolier dans ces deux premières séquences, entre école et maison, dans le but de mieux la déconstruire par après.
L'enfant ici est tout sauf un enfant exemplaire, partagé entre des parents qui portent une attention moyenne à leur enfant, une mère souvent énervée, et un père un peu partagé entre l'oisiveté de l'enfance et la sévérité parentale. Doinel profite donc de l'inattention de ses parents pour chercher son indépendance, s'échapper, avec son voisin de classe, dans plusieurs séquences toutes aussi belles les unes que les autres, partagées entre la comédie et le drame, suivant les situations qu'il rencontre. Jean-Pierre Léaud porte le film à merveille, je le savais déjà impressionnant dans son passage adulte, mais je ne l'imaginais pas aussi magnétique à cet âge là. Il a déjà cette diction qui nous accroche à l'écran, au monde qu'il rend passionnant.
Aussi je voulais parler du choix du format pour le film, en 2.35:1, qui m'a curieusement surpris sur le coup, ça me semblait plutôt inhabituel en France pour l'époque, même si je peux me tromper. En tout cas il s'adapte parfaitement à l'imagerie du film, celle de l'enfant qui par sa petite taille n'a que l'horizon pour s'échapper.
Avec ce premier film Truffaut pose de grandes bases et propose de grandes idées. C'est un cinéma qui prend de la vraie vie pour créer une histoire passionnante, si criante de vérité qu'on la confondrait presque avec un documentaire. Sans oublier le plan final, absolument magnifique.
8.5
J'étais persuadé d'avoir vu le film au collège et en fait pas du tout, c'est plutôt étrange comme sensation.
En bref, c'est seulement mon second Truffaut et je l'espère pas le dernier parce que j'aime tout pleins de choses dans le film. J'adore la façon de parler des acteurs dans le film pour commencer, je trouve que les dialogues ont un charme particulier, surtout quand Léaud parle
.
Ensuite je trouve que l'idée de tout filmer à hauteur de môme est très bonne, à aucun moment on essaye de nous imposer le point de vue d'un adulte dans le film et c'est plutôt très bien, c'est un de ces films sur l'enfance (voire l'adolescence, en fait) qui vous reste à cause de séquence mémorable comme la séquence finale, et c'est mieux parce qu'on est dans le rêve avec le gosse. Du coup c'est très respectueux (bon en même temps c'est assez autobiographique aussi) et plutôt drôle à voir av:ec le recul (surtout au niveau de l'école et tout ça, voir qu'on gueulait déjà sur les élèves et leur incompétence il y a 50 ans c'est assez réconfortant
).
7,5/10
Eh bien, quel coup de maître ! Truffaut apporte au cahiers des charges de la Nouvelle Vague un regard semi-autobiographique et fait de sa première réalisation un grand film sur l'enfance.
Les Quatre Cents Coups est profondément ancré dans son époque. Tous les éléments du long-métrage transpirent la fin des années 50, que ce soit les scènes de classe, les tenues des élèves ou la tournure des dialogues ("Ouais, tu vas pas nous dire qu'avec ta gueule de faux-jeton tu leur fais pas les poches de temps en temps !"). Pourtant, le film conserve un propos universel car on retrouve énormément de petits riens qui ont fait l'enfance de tous : courir après les pigeons pour les voir s'envoler, profiter du cours de sport pour sécher, etc. La scène où l'on voit des enfants en bas âge assister à un spectacle de marionnette est particulièrement réussie puisqu'elle renvoie à la position du spectateur (et puis c'est tout mignon en plus).
La mise en scène est un modèle de réussite. La caméra s'accroche à Antoine et ne le lâche jamais. Le montage, et plus particulièrement les nombreux fondus qui relient les séquences, donnent l'impression que nous sommes témoins des moments les plus marquants de la vie du gamin, comme s'il s'en souvenait des années plus tard. Truffaut arrive à capter aisément le quotidien du jeune. Je regrette d'autant plus le fait que la dernière partie soit moins universelle. Ce qui arrive à Antoine relève du cas particulier et c'est bien dommage. Et soudain, la dernière scène du film surgit et marque les esprits. Je me souviens rarement du dernier plan d'un film, mais je me souviens très bien de celui de Jules et Jim ainsi que celui du Dernier Métro, ce qui me laisse penser que Truffaut est un réalisateur qui sait terminer ses histoires en beauté.
Les Quatre Cents Coups est une réussite artistique qui, je pense, laissera peu de monde indifférent. Ce temps passé avec Antoine, à voir et comprendre ses joies, ses peines, c'était beau. L'ensemble est accompagné d'une musique très douce, comme une berceuse nécessaire pour évoquer les souvenirs d'une enfance déjà lointaine...
http://www.senscritique.com/film/Les_Quatre_Cents_Coups/critique/42015570
J'adore ce film ![]()
Memory : Tu as vu Jules et Jim ? Car je ne connais pas grand chose à Truffaut (à vrai dire je n'ai vu que celui-ci et Jules et Jim), mais je le préfère largement aux 400 coups. ![]()
Après est-ce vraiment comparable ? Je ne sais pas... Jules et Jim est totalement ancré dans la Nouvelle Vague, tandis que les 400 coups, bien qu'instigateur du mouvement, est quand même bien plus "classique".
Oui, je l'ai vu et aimé, malgré une dernière partie qui traîne un peu en longueur.
Je préfère Les 400 coups, j'adore cette ambiance "Petit Nicolas", et le film m'a beaucoup parlé ![]()
Concernant le rapport à la Nouvelle Vague je ne saurais dire, mes souvenirs de la réalisation de Jules et Jim sont trop vagues...
Je te recommande chaudement Le Dernier Métro en tous cas, c'était mon premier Truffaut et j'ai pris une grosse claque !
Quel plaisir de découvrir Les Quatre Cents Coups pour mon premier film de Truffaut. Si j'en avais souvent entendu du très grand bien, forcément, film marquant pour la Nouvelle Vague, je dois dire que je ne savais pas à quoi m'attendre, mis à part d'y voir une comédie avec des gamins. Et ce fut une énorme surprise.
C'est à la fois un film touchant et drôle. Il y a des scènes qui m'ont réellement fait rire, certaines pourtant tellement simples mais qui fonctionnent à merveille : les nombreuses débandades des enfants qui fuient l'école de la manière la plus naturelle et discrète possible, et surtout toujours accompagnées de la même musique répétitive se moquant allègrement des instituteurs. Ces instituteurs qui seront la cible des enfants pendant tout le film. Il y a aussi le passage de la roue dont les visuels et la pitrerie d'Antoine m'ont fait mourir de rire. Et finalement, toutes ces petites scènes de courses pour profiter de la ville de Paris, des choses si simples et qui suffisaient à un enfant pour s'amuser.
Mais si le film est drôle, on assiste aussi à des passages plus touchants, notamment avec la famille d'Antoine qui sera la principale source de tous ses maux. Truffaut nous montre surtout comment les enfants se cherchent dans son film, leur besoin de grandir, et leurs bêtises. On a un enfant qui cherche à montrer qu'il peut se débrouiller seul, tout en fumant comme les grands. Tout ça participe aussi à l'ambiance des années 50 du film, parfaitement retranscrite et dans laquelle j'ai pris un plaisir fou à m'immerger. J'ai beaucoup aimé l'inversion des rôles entre le père et la mère au cours du film, provoquée par ce besoin de comprendre leur enfant.
Dans une scène du film, Antoine se voit essayer de retrouver un chien pour une femme qui vient de le perdre, et se fait arrêter par un homme qui semble vouloir séduire la jeune femme. Et cette scène est assez représentative puisque si Antoine cherche constamment à prouver être un homme, il ne comprend clairement pas l'intention de l'autre et continue à chercher le chien pour l'aider, dans son innocence la plus parfaite. Car c'est finalement ça l'enfance peinte par Truffaut dans son long-métrage : l'innocence incarnée, même lorsqu'elle dérape un peu.
La dernière séquence du film est sublime, terminant comme le film s'introduit : par de superbes travelings. L'introduction sur la Tour Eiffel, quasiment personnage à elle seule du film, puis sur cette course vers la mer, dénouement pour le jeune Antoine. Car Antoine est un enfant qui vit à travers son monde : dans Paris, il survit une nuit à l'aide de moyens les plus simplistes, mais qui lui suffisent aisément. C'est d'ailleurs la séquence que j'ai préférée du film, voir cet enfant se débrouiller comme il peut, prétendant être un adulte dans la vaste ville.
Un grand premier film pour un cinéaste dont je vais m'empresser de découvrir le reste de la cinématographie. Surtout, une très jolie preuve de l'amour qu'affectionne l'auteur pour l'enfance des années 50. Une enfance qui se cherche et profite de sa vie mieux que quiconque.
La première page de ce topic
Les crachats sur Truffaut le plus grand cinéaste du monde
Reso tout jeune et tout naïf
C'est beau
Maintenant il faut voir Et là-bas quelle heure est-il de Tsai Ming Liang parce qu'il cite explicitement le film et Le Passager de Kiarostami parce qu'il s'en inspire un peu et qu'il est encore mieux (et plus court). ![]()
T'as pas fini de me rajouter des films ?
Je prends note, merci !