Visionnage du second film proposé par Blazco...
Je viens à peine de le terminer, et vraiment c'est une belle porte ouverte sur l'œuvre de John Carpenter que je pense pouvoir considérer comme un véritable auteur.
Dans L'Antre de la folie, Carpenter créer une mise en abime entre le livre de l'écrivain et son propre film comme pour défendre le statut du film d'horreur. Ainsi, on se retrouve dans la peau de John Trent, agent d'assurance très rationaliste, considérant avec cynisme le prétendu pouvoir que Sutter Cane, un romancier d'épouvante, exerce sur ses lecteurs, les enfonçant inexorablement vers la démence. Carpenter montre dés lors que la mythologie créer par Sutter Cane peut prendre corps, incarner une réalité, bien que non matérielle, dans l'esprit de son lecteur. De cette idée, c'est toute une conception du cinéma, celle du réel de la représentation. L'objet représenté existe matériellement puisque diffusé sur un film. Cette réalité la n'a rien a voir avec "la vraie vie", c'est une autre, une réalité de l'image cinématographique. Une image dont l'auteur de The Thing nous montre toute la puissance nous engouffrant nous spectateur, de la même manière que son alter ego Sutter Cane engouffre John Trent et ses lecteur dans la folie de ses récits.
En plus de ça, c'est un des films qui m'a le plus tassé dans mon fauteuil par l'angoisse qu'il m'a véhiculé, comme si la respiration revenait le générique une fois terminé et que la réalité de la vie, s'imposant face à celle du film de Carpenter, reprenait son cours.
En tout cas ce film m'a permis d'effacer les préjugés que j'avais sur l'auteur. 