Vu. Spoils.
Alors que je m'attendais à un film très clinique et psychiatrique c'est d'entrée de jeu que Carpenter me rappelle à l'ordre avec un thème musical Hard Rock assez déstabilisant. Serait-ce l'aperçu d'une déception, y a-t-il erreur sur la came ?
De bout en bout je me suis véritablement fait troller car, je serais honnête, pendant une majeure partie du film je me suis dit "tout ça pour nous révéler que Trent=Cane...". Il n'en est rien et tout ce qui suivra en fera un franc hommage aux oeuvres Lovecraftiennes.
Le rapport entre le créateur et ses personnages est d'une telle sadique simplicité que le dénouement de l'histoire en devient improbable, tout devient possible mais on essaie quand même de s'accrocher, on s'attend constamment au moment fatidique, à la révélation, à l'explication rationnelle comme celle que cherche désespérément Trent tout le long de sa mésaventure.
Et c'est là qu'on distingue les guignols des plus audacieux.
J'ai vraiment savouré la fin dans une étrange oppression, m'attendant à cette explication, au twist, au cliffhanger, n'importe quoi je m'attendais à tout sauf à ça. Ce cercle viscéralement vicieux qui s'ouvre et se ferme à la fois pour définitivement faire imploser la tronche du protagoniste et la notre et révéler enfin l'immense folie qui s'est joué et prit de lui, chialant de rire tant désemparé devant ce cirque. Ce troll level max se concluant sur ce même thème Hard Rock qui finalement donnait parfaitement le ton du film.
9/10.