"Potee, une bonne partie des recettes doit revenir à zack snyder?"
= ouais, la toute fin de "28 semaines..." reprend strictement le même principe que la toute fin de "L´armée des morts". donc j´espère que Snyder avait un copyright sur son idée.
"l´ultra réalisme, ce qui je peux le comprendre ne plait pas à tout le monde, mais partant de ce fait, le film est forcemment original."
= l´ultra-réalisme est en fait un effet de mode qui existe depuis l´avénement de la saga Jason Bourne. déjà dans "La vengeance dans la peau" on est à la limite du lisible parfois avec cette façon de filmer, mais alors dans "28 semaines..." c´est carrément un gros magma informe. donc ce n´est ni original ni intéressant.
et une idée nanardesque comme celle de l´hélico dans un film qui se veut sérieux, tu peux la filmer à la perfection, ce sera quand même une scène qui a rien à faire dans le film, donc faudra m´expliquer comment on peut la défendre.
"Sinon bcp parlent de facilités ds le scénario, je ne comprend pas trop."
= la seule femme porteuse ET survivante au virus est la femme du concierge de l´immeuble, ce qui lui permet de se faufiler jusqu´à elle avec son pass. coup de bol déjà. le mec va jusqu´à elle sans rencontrer le moindre garde, et une fois transformé, il bouffe des dizaines de mecs incapables de réagir. chaud le système anti-épidémie en carton. la survie de l´humanité est en jeu, les militaires auraient pu faire un effort...
on parque les gens dans un sous-sol, 3 secondes plus tard, Mr l´infecté vient frapper à la porte. il se promène peinard dans un centre soi-disant ultra-sécurisé, et tombe pile poil sur une foule de gens. re-coup de bol.
plan d´urgence : on envoie du napalm ! résultat : les héros doivent s´échapper plus vite, vive le suspens vu 1000 fois. résultat sur les infectés : aucun. vraiment à la masse l´armée.
dans les tunnels du métro, le faux suspens (encore un) avec la fille qui glisse sur les squelettes sur l´escalator...une glissade dans un escalier...remarque, avec une peau de banane ça aurait pu etre marrant. ensuite il est évident que Mr l´infecté va surgir dans le viseur, sinon on le verrait pas (logique, autour il fait noir), et il viendra pas de face sinon ça fait pas peur. donc on guette un mouvement brusque du Major qui se fait attaquer à la fin du compte à rebours.
bref, tout ça pour dire que ce film est paresseux, n´a aucune touche personnelle, brasse des références plus ou moins proches sans jamais les renouveller (comme quoi, Tarantino a quand même un certain talent), s´empêtre dans les codes du genre tout en ayant la prétention d´essayer de nous faire croire exactement le contraire.
vivement "28 mois plus tard".