D'autant que, d'après mes souvenirs, en aucun cas le grand père tombe dans une forme de sexualisation de sa petite fille, il ne la touche pas, ne fait pas de commentaires façon Depardieu, etc. 
C'est un vieux timbré qui tente surtout d'encourager sa petite fille à s'affirmer avec sa propre personnalité et non en suivant les mantras qui lui permettraient de remporter la compétition et qu'elle tente tout au long du film de respecter, en vain (l'exemple de la glace par exemple).
Ladite compétition m'a d'ailleurs toujours parue très malaisante, et j'irais même jusqu'à dire que le film tente justement de souligner le caractère totalement objectifiant (et donc par corrolaire, sexualisant) de celle-ci afin de mieux la dénoncer.
Ce concours à l'évidente plasticité, avec ses candidates au sourire déjà figé et grimées comme des pin-up sorties d'un Playboy, qui semble perçu comme une sorte de cercle social vertueux, se retrouve en totale contradiction avec l'héroïne qui décide de faire son propre show, de faire parler la vraie "elle" avec sincérité et innocence, et qui est ironiquement vue comme un exemple de débauche par une partie du public et de la compétition alors qu'elle ne fait que danser et reprendre la choré de sa chanteuse préférée.
Ils ont perdu le concours qui leur permettait de se sentir inclus dans un moule totalement superficiel, et en sont ressortis plus affirmés que jamais en tant qu'individus, avec leurs rêves et leurs espoirs, mais aussi leurs souffrances et leurs doutes. 
Message édité le 29 mai 2024 à 20:21:03 par chernobill