Une vanne n´a rien de méchant. Une vanne est là pour faire rire. On rit toujours de quelque chose, au dépend de quelqu´un. Ou alors, on rit de par la raisonnance de la phrase, son rythme, sa justesse de ton.
La vanne, c´est le summum du bon dialogue de cinéma. Elle est pas forcément portée sur quelqu´un, elle peut être portée sur tout en général, ou faire juste son rôle de remarque à demi-voix.
La vanne détend tout le monde, dédramatise, pour peuqu´on soit un tant soit peu open.
Si on est ouvert à la vanne, on rigole.
si on est pas ouvert, on dit "pff, alors lui, c´est un emmerdeur, il est jamais content, etc." parce qu´on ne comprend pas que c´est une vanne.
L´exemple le plus récent que j´ai en tête, c´est dans le Roi Lion (je me fais n marathon DVD Disney ces jours-ci).
Nos héros arrivent sur la Terre des Lions, délabrée et ruinée par le despotique Scar.
Simba, le héros fort et fier, dit "ceci est ma Terre".
Et Timon d´ajouter "y´a des travaux à faire..."
Vu d´un oeil casse-noix, pompeux et ennuyeux, on se dit "Timon n´a aucun respect, il pige rien, c´est un sale con".
Mais non.
La vanne doit être élever au rang d´art du rire, plus fort que le comique visuel, les quiproquos et les tartes à la crème.
Comme Groucho Marx, quoi.