Le 18 janvier 2023 à 00:56:38 Chernobill a écrit :
Bon bin hécatombe totale. J'avais oublié 90% du film et à raisons : c'est pas juste creux, c'est lamentable.
Presque aucun clin d'oeil aux dessins d'Uderzo (et ne parlons pas de la plume de Goscinny), direction d'acteurs catastrophique (gaspillage de Poolevorde, de Stéphane Rousseau, de Clovis Cornillac, d'Astier dans une moindre mesure, et à coté on a des types comme Jérôme Le Banner qui ne savent clairement pas jouer - heureusement qu'il fera mieux dans Fatal), photo basique malgré de beaux décors physiques (Langmann n'est clairement pas un réalisateur), dialogues et humour au ras des pâquerettes (j'ai eu envie de claquer Delon à chacune de ses interventions), effets spéciaux loupés, rythme désastreux, direction artistique décevante pour le design des persos et leurs costumes... Absolument rien ne fonctionne.
Non vraiment : je peux pas m'empêcher de cracher un paragraphe entier de plus juste sur l'humour, tant ça m'a consterné. Chaque dialogue, chaque vanne, chaque gag, chaque idée a eu le pouvoir extraordinaire de me raidir encore plus que la précédente. Des jeux de mots pathétiques, des références IRL flemmardes (ex : le plan Vigipilum, Francix Lalanix), des gags visuels sans impact (Alafolix ne sait que tomber dans les pommes et ce sans panache), des blagues qui tombent à plat, des échanges sans saveur ni malice ou énergie, des gimmicks nuls et répétitifs (les menaces d’écartèlement), des bruitages malaisants... En plus de ça le film ne manque pourtant pas de gens qui SAVENT faire rire, mais il a l'audace d'absolument tous les museler, ne leur laissant quasiment aucune latitude pour apporter un peu de leur personne. Au lieu de ça on nous rajoute des acteurs importés de toute l'Europe sans jamais qu'ils soient respectés et des guests dont les seuls passages détruisent l'intérêt de ce film (toute la séquence du char de Michael - que le film ne se sera même pas cassé le cul à renommer).
Je suis capable de rire de bien des films, même les plus médiocres, mais là non : j'étais vraiment mort à l'intérieur. Je n'ai jamais ri, quasiment pas souri, je ne me suis jamais senti investi, j'ai littéralement tiré la tronche et fréquemment soupiré de colère et de fatigue contre mon écran.
Ce film m'a énervé. Il me rappelle que malgré ce que le cinéma français peut pondre de plus mauvais, Astérix aux Jeux Olympiques en reste un des maitres étalons.
J'ose me rassurer en me disant que Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu ne pourra pas être pire, et pourtant la crainte paraît si légitime...
Ah et Thomas Langmann = exemple parfait de népotisme. Ce type a eu de l'or entre les mains toute sa vie à l'aide de papa et il a réussi à pisser dessus, quel incapable.