Perso c'est surtout que l'histoire m'a beaucoup plus passionné dans le 2, c'est vraiment l'aboutissement après le premier déjà énorme. Le troisième même si j'adore aussi, ça fait plutôt spin-of et moins "nécessaire".
Bah après les 3 sont complémentaires et relativement indépendants, malgré les petits liens, et je les adore tous les 3.
Mais je préfère le 2 comme je l'ai dit parce que c'est le plus touchant pour moi, y'a des scènes qui m'ont vraiment retourné, le perso de Tony est grandiose, et Mikkelsen l'interprète magistralement.
Je cherche à m'acheter la trilogie en Blu Ray, mais je ne les trouve qu'en import allemand... Si quelqu'un les possède, pourrait il me dire si ils disposent d'un sous titrage français? ou même anglais?
Sinon je suis bon pour apprendre le danois...
J'ai que les DVD, donc je ne peux pas t'aider
.
Faut que je m'achète la trilogie en dvd tiens,elle coûte pas très cher en plus.
Je pense pas que les BR soient très utiles franchement, les films ont beaucoup de grain, c'est pas de la HD ![]()
Avis sur Pusher 2 :
J'ai adoré Pusher, premier du nom, et je m'attendais à aimer tout autant le deuxième opus voire plus. Et c'est le plus qui l'a emporté. Avec en bonus une vive émotion. Putain quelle claque, jamais je ne me serais attendu à ressentir des émotions pareilles en regardant la jaquette du film. Et pourtant, j'étais à deux doigts de lâcher une larme devant Pusher 2, un film où le personnage principal est con. C'est un fait, Mikkelsen campe un Tony pas très intelligent, une petite frappe de bas étage pour laquelle on ressent pourtant énormément d'empathie. On se rappelle du personnage du premier opus qui se vantait de ses exploits sexuels, et on le retrouve en galère face à tout le monde. En panne face à des prostituées, rabaissé et renié par son père, considéré comme une merde par la mère de son enfant, Tony est un pur tocard comme on n'en fait plus. Pourtant c'est dur de voir un personnage aussi maltraité par ses proches, d'autant plus que celui-ci a un fond qui peut laisser penser qu'il pourrait s'en sortir avec de la volonté. Mais il est seul, abandonné, lâché. J'ai rarement vu le traitement d'un personnage principal aussi dur. La thématique la plus important reste celle du rapport père-fils. Celle entre Tony et son père et celle, naissante, entre Tony et son jeune fils. Il pourrait ne tourner que sur ça d'ailleurs tant la thématique est riche et pourtant si simple. Cette simplicité des enjeux permet justement de se focaliser sur l'essentiel, de rendre les relations entre les personnages encore plus puissante.
L'ambiance du film est, encore une fois, particulièrement admirable. Il règne une tension similaire au premier, ce qui fait que je n'ai pas lâché une seule seconde. Il faut dire que Refn a le don pour nous donner l'impression d'être en immersion dans l'univers du film. Sa caméra portée à l'épaule est toujours au centre de la scène, ce qui nous permet de la vivre encore plus intensément. Le discours au mariage où le père de Tony le dénigre ouvertement en public ne prend alors que plus d'impact. C'est d'une cruauté. C'est peut-être là le tournant du film où Tony, à force de cumuler, cherchera à prouver qu'il est quelqu'un. On ressent ce sentiment de révolte, comme lui on veut que les choses changent. Les relations humaines sont particulièrement dures dans ce film mais l'écriture des personnages est géniale, pleine d’ambiguïté. La scène entre Tony et la mère de son demi-frère est bouleversante, tu ressens toute l'humanité du personnage. Les 15 dernières minutes d'ailleurs sont particulièrement intenses et puissantes. Et touchantes, c'est là où j'ai failli lâcher ma larmiche.
Tony qui retrouve son fils et s'évade avec lui afin de chercher à retrouver une vie meilleure, c'est vraiment émouvant. Il vient de rompre le lien avec son père en le tuant pour en créer un autre, un vrai, avec son petit garçon. Les plans sur Tony dans le bus avec son enfant sur les genoux sont particulièrement beaux, c'est magnifique
En clair un film qui m'a vraiment ému et marqué. Pour ma part, il s'agit du meilleur opus de la trilogie car l'émotion y trouve davantage de place. Difficile de rester indifférent face à un tel coup de poing. Chef d'oeuvre, n'ayons pas peur des mots.
Surement ma trilogie préféré, du grand art, cette plongée viscérale dans la criminalité de Copenhague, j'adore et j'en redemande. Des frissons à chaque fois lors de la musique d'intro. ![]()
Avis sur Pusher 3:
Ca y est, trilogie finie. Et quelle trilogie! La saga Pusher aura décidément brillé par son homogénéité dans la qualité avec trois épisodes d'un très haut niveau. Impossible de parler de Pusher 3 comme étant l'opus que j'aime le moins. Disons plutôt qu'il s'agit de celui que je préfère le moins. C'est dire la qualité du film. Cette fois-ci, nous suivons Milo, personnage haut en couleurs et inquiétant dans le premier Pusher et entraperçu dans le deuxième volet. De loin, ce troisième épisode est le plus glauque de la trilogie. Et encore une fois, l'immersion est au rendez-vous.
La famille prend, comme dans Pusher II, une place importante dans les thématiques du film. Milo s'apprête à marier sa fille, laissant paraître un visage qu'on lui connaissait peu, celui du père de famille aimant et protecteur. Mais l'aspect le plus intéressant du film n'est pas celui-là, c'est plutôt la relation de Milo avec son milieu "professionnel" qui prend une ampleur inédite. Ce personnage se fait vieux, une nouvelle génération arrive, plus mordante, plus agressive. Milo ne reconnaît plus ce milieu et peine à survivre au sein d'une mafia danoise en transition. Le personnage craint du premier opus cède la place à un homme en proie aux doutes et qui cherche à s'extirper de sa toxicomanie. L'évolution de Milo d'opus en opus est saisissante. Ici le voici plus humain et plus menacé que jamais.
La mise en scène est encore très inspirée et la photo possède toujours ce grain savoureux qui rend l'ensemble du film encore plus noir. J'ai adoré les passages où Milo résiste à la tentation de replonger dans la drogue avec cette brève musique stridente qui revient en boucle une quinzaine de fois. On ressent alors tout le malaise du personnage. La descente aux enfers est actée, comme celle de Frank dans le premier volet, comme celle de Tony dans le second. Le film se déroule majoritairement sur une journée, une seule journée où tout bascule. J'ai adoré cette alternance justement où Milo joue le bon père de famille à la soirée de sa fille et endosse à côté son costume de malfrat en galère. Cette course-poursuite avec le temps accentue la tension palpable tout au long du film. Et le rythme est maîtrisé avec précision et application. C’est du génie tout simplement.
Cet opus contient également des instants très forts. Je pense aux retrouvailles de Milo et de Radovan, son ancien bras droit. Ce dernier a changé, s'est rangé et a ouvert le restaurant qu'il mentionnait dans le premier opus. Et quand les affaires reprennent, les bons pères de famille redeviennent les bouchers au sang froid du passé. Et en parlant de boucherie... Cette séquence de "l'abattoir" restera à jamais gravé dans mon esprit. Ça faisait un moment que je n'avais pas eu l'estomac aussi retourné devant un film. Plus malsain et dérangeant, tu meurs.
Encore une fois Refn signe une oeuvre aboutie, sombre, pessimiste. Pusher 3 est un sommet de maîtrise et de violence brute. Et comme à l'accoutumée, le plan final laisse interrogateur. Et le choc en sortant du film est toujours aussi vivace. La saga Pusher aura définitivement marqué le genre par sa qualité, et même le cinéma tout court. A peine finie, j'ai déjà envie d'y replonger.
Ce topic me rappelle que je dois absolument voir le troisième "Pusher" ![]()
T'as vu c'est dingue comme trilogie hein
?
Vite fait quand même
A moins d'être sous LSD surtout pour le 3ême et voir des choses que j'ai pas vu.
J'aime beaucoup Refn, OGF en first mais la c'est chaud quand même, je veut dire que j'ai trouver ça très lent et par moment très chiant aussi, la 3 ême partie avec Milo m'à achever.
A la final c'est pas nul mais je m'attendait à quelque chose de meilleur.
Comment on peut trouver ça lent ? Enfin Pusher c'est de la grosse descente en enfer bien tendu quand même (surtout le 1), ou alors peut être que l'univers ne t'intéresse juste pas.
J'ai surtout du mal à comprendre comment on peut trouver ça chiant si on adore OGF ![]()
Vu la tension qu règne dans les 3, en effet je me demande comment on peut trouver ça lent.
Ah quand même ![]()
OGF n'a rien de chiant. Il est contemplatif. ![]()
J'aime beaucoup OGF aussi mais adorer OGF et trouver Pusher lent et chiant c'est...étrange ![]()
Bah ça a pas du tout le même type de narration. J'adore les deux œuvres mais jles trouve pas des masses comparables.
De toutes façon moi je comprends pas comment on peut trouver Pusher 3 chiant period. ![]()
De toute façon, je ne comprends pas comment on peut trouver un film de Refn chiant ![]()