Lacrimogene - le 11/02/2007
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Beaucoup de choses ont été dites sur les faiblesses du film et du scénario, et je ne vais pas les répéter. Le prix d’interprétation collectif décerné aux 5 (6, 7, 8) comédiens est aussi le signe flagrant du fait qu’il « fallait donner quelque chose ». Je ne vais parler de Jammel (qui certes, est très touchant et a du talent), qui reste Jammel dans le film et sa présence est justifiée seulement par ses entées aux royaumes du Maroc, de France et de Navarre. Je suis étonné par les réactions des critiques lèches-cul, qui ont unanimement crié « chef d’œuvre ! » pour un film qui est loin de l’être. Même s’il a toutes les raisons d’exister, car le sujet fait partie de l’histoire de la France, ce film reste un produit du moment, donc spéculatif. Et puis… quand un des personnages dit à son sergent « d’abord les Français, après vous les pieds noirs, et seulement après les indigènes » (où quelque chose de ce genre), ça m’a fait hurler de rire ! Rappelons-nous, on est en 1944, et le terme « pied-noir » ne voit le jour que 15 ans après ! Et pourquoi pas « Mon Colonel, je vous envoie un SMS, ne votez pas Sarkosy ! » ; Et encore un détail qui ridiculise le film encore plus : le seul survivant, fortement maquillé et légèrement penché, revient trouver les tombes des ses camarades, les touche avec ses mains tremblantes etc.... Copie conforme du film de Spielberg, mais le bémol, c’est que chez Spielberg, le personnage revient en Europe 55 ans plus tard (c’est un vrai vieux) et quand il trouve les tombes, on est ému avec lui. Ici, notre héros « découvre » les tombes, pleure, puis rentre chez lui ! En fait il habitait à côté (ou presque). Pourquoi il a attendu 60 ans pour prendre le bus ? Bref, plus on fait larmoyant, plus ça devient drôle ! P.S. Jammel (ou le réalisateur) a essayé de tirer l’anneau d’une grenade avec les dents? Il n’a qu’à essayer. Il y laisserait son dentier.

Quel film de merde.