Comment peut on aimer une huître comme Michael Bay ? Un type, sans talent, mais aussi sans personnalité ? Un réalisateur ne peut être dissocié de ses films ; l’homme ne peut être dissocié du réalisateur !
Mon réalisateur fétiche est sans conteste Stanley Kubrick. Pour ses films, magistraux. Mais aussi pour sa personnalité, pour son charisme,… C’est un réalisateur fascinant.
Ensuite viennent, pèle mèle, Charlie Chaplin, Jacques Tati, Martin Scorsese, Jean-Pierre Melville, Sergio Leone, etc. Là encore, à part le très modeste Scorsese, tous des réalisateurs aux ambitions démesurées (Tati, Leone), souvent détestables (Melville, Chaplin).
Peut on vouer un culte à un réalisateur seulement en parce qu’on aime plus que tout ses films ? Je ne pense pas. Les réalisateurs qui resteront dans l´histoire du 7e art seront ceux à la personnalité fascinante.
De plus, les très grands films, ceux qui marqueront l’histoire du cinéma, ne sont souvent pas faits par des gens fades, sans personnalité, sans grand charisme. Quelque fois, il y a des exceptions. Prenez Tarantino ou Fincher. Ils ont fait d’excellents films, dont certains resteront probablement dans les annales. Mais les réalisateurs le resteront ils, eux ? Nombreux sont les films cultes pour lesquels le réalisateur est quasiment tombé aux oubliettes, ou ne figurera jamais parmi les plus grands. Par exemple, Midnight Express d’Alan Parker ; Alan Parker, un cinéaste prometteur, maintenant au fond du gouffre. Ou même Spielberg ; grand maître du divertissement, grand réalisateur, mais il est bien trop « gentil » et modeste comme réalisateur ! Jamais il ne fera un film matière à révolutionner le cinéma et donc jamais il ne figurera parmi les grands des grands !
Au contraire, prenez Coppola et sa mégalomanie démoniaque : ça a conduit à Apocalypse Now. Tati, Kubrick, Leone et leurs ambitions démesurées : ça a conduit à Playtime, 2001 et Il était une fois en Amérique. Et j’en passe.
C’est pareil dans le milieu littéraire. Les grands écrivains se distinguent des autres par ce qu’ils couchent sur le papier. On entend parler de Dan Brown, Bernard Werber et Marc Lévy. Leurs romans se vendent bien, mais ne seront jamais considérés comme des chefs d’œuvre.
Pourquoi ? Parce que contrairement à Ellroy, Céline, K.Dick ou Bukowski, ils n’ont rien à raconter, leur vie étant bien trop proprette.