Bon je finis donc la trilogie Riddick avec un gros pincement au coeur. Parce que 3 films avec Riddick, c'est court mine de rien, j'aurais préféré que ses gros bras musclés me bercent plus longtemps
Bon je le savais déjà avant de le regarder, mais Riddick est pensé comme un gros retour à la recette Pitch Black après le bide du space opera ambitieux qu'était Les Chroniques. Et ça ne me dérange pas plus que ça, surtout que le film fait assez bien le lien entre les deux dans sa première partie, la transition se fait naturellement et en gardant la cohérence de l'univers. La première demi-heure en mode Riddick vs Wild est assez jouissive en soi, on voit le personnage dans de nouvelles situations et toujours dans cette optique de guerrier solitaire survivant. Ça permet également de constater que le budget, pourtant modeste pour une production SF, est assez bien utilisé, la direction artistique est de qualité, les FX ne choquent pas, on est vite dedans.
Ensuite arrivent les mercenaires et c'est là que les échos avec Pitch Black deviennent plus flagrants. On retrouve certaines scènes qui y font directement écho (Riddick qui mange ses cacahuètes sur le toit du vaisseau
), mais là encore ça ne me dérange pas du tout. Parce qu'on a encore une fois des scènes qui profitent à fond du personnage, où Riddick s'amuse à jouer avec ses proies en calculant bien chacun de ses coups. Et y'a une dynamique intéressante et différente puisqu'on n'est plus dans l'optique d'un groupe de survivants, mais dans celui de deux groupes de chasseurs de primes chassant la même cible, sans savoir qu'ils sont eux-mêmes chassés. Encore une fois, les persos secondaires sont plutôt cool, certains des mercs ont des caractères assez marqués (même si ce n'est forcément pas aussi bien que le trio de tête du premier film).
Et même le dernier segment qui fait encore plus directement écho à Pitch Black, je l'adore, parce qu'on retrouve ce Riddick ultra-classe et confiant, qui a toujours une longueur d'avance sur les autres. Le perso n'a rien perdu de son charme, de sa puissance à l'écran, malgré un Diesel un peu plus grassouillet. Je pense que mon seul reproche au niveau de l'écriture vient du deus ex machina un peu dégueulasse (compensé par la fin de la director's cut qui tease bien une potentielle suite).
Je ne sais pas si c'est mon préféré de la trilogie, chaque film a énormément à offrir, mais c'est celui que j'ai trouvé le plus maîtrisé, avec un Thowy parfaitement à l'aise avec son budget, un personnage toujours aussi énorme. Je prie pour qu'on ait une suite maintenant 