Resolution
Tu as raison, chaque épisode montre un Riddick qui tend vers l'humanité. C'est le même refrain à chaque fois : «Je ne suis dans le camp de personne, ce n'est pas ma guerre, je veux qu'on me foute la paix.» Et c'est au pied du mur, avec une dizaine de rescapés sur le talon qu'il prend l'air contrit et décide d'aider les plus costauds. «Une fois en chemin, un seul rythme, MON rythme.» Cette réplique culte
Mais dans Riddick 3 c'est amené à l'arrache je trouve, car Riddick et les mercenaires, ce n'est pas une histoire d'amour, et il n'y a rien qui justifie vraiment une aide mutuelle, à part un code d'honneur complètement désuet. Je me suis contenté de prendre cette fin rocambolesque au second degré, et ce n'est pas plus mal.
IBR
Trop sombre ? Je pense que oui. La plupart des films SF sont extrêmement restreints dans leur univers, il y a d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. (Elysium = Les pauvres et les riches — Star Wars = Les rebelles et l'Empire — La planète des singes = Les hommes et les singes, ETC ETC. Je fais volontairement cette généralité pour dire que ce n'est pas FORCÉMENT un mal, c'est une manière efficace de raconter une histoire. Dans Riddick, c'est légèrement différent, c'est Riddick VS l'univers. Tous les personnages de cette Science-Fiction dégoulinent de mauvais caractère, trop cupide, trop fanatique ou trop lâche. Je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles Riddick n'est pas un succès commercial, il ne touche pas un large public de par son univers et son personnage furieusement cynique. Il y a évidemment d'autres facteurs.
Néanmoins, le succès commercial n'est pas un gage de qualité, comme un échec commercial n'est pas gage de médiocrité, ce que démontre Riddick.