- Dahmer (version de 2002) :
Je dois dire que je suis surpris. Je m´attendais à un film tape-à-l´oeil jouant sur les effets chocs et sordides à grand coups de meurtres, démembrages et cannibalisme (ce qui en fait ne m´aurait pas dérangé hein) et il n´en est rien. Le film est très sobre et parle surtout de l´homosexualité de Jeffrey Dahmer, de la complexité du personnage, incarné avec sobriété par Jeremy Renner. Le risque de ne rien montrer, c´est que du coup on est plus épris de pitié que d´effroi enver Dahmer.
- Rage :
Le seul Cronenberg première période que je n´avais encore pas vu. On a encore le droit après Frissons à une sorte de film de zombie revisité par le canadien fou. En tout cas, c´est à ça que me font penser ces personnes victime de la rage et devenant de véritables bêtes sanguinaires.
- Le Gang Anderson :
Un film de casse surprenant et remarquablement bien construit (avec ces flash-forwards dans l´action) par un Sydney Lumet en grande forme.
- Stanley et Livingstone :
Un excellent film d´aventures dont Moutains of the Moon de Bob Rafelson est, je trouve, la parfaite continuation.
- $lasher$ : on y voit 6 jeunes américains participer à un show de real-tv nippon consistant à échapper à des serial-killers durant le temps imparti. S´ensuit un plan-séquence méga-truqué de 1h30 avec décapitations, démembrage à la tronçonneuse, acteurs débutants et scream-queens du pauvre. Intéressant mais chiant.
- The Big Scene : le nouveau Jang Jin (Guns & Talks, Someone Special) avec une enquête sur un meurtre qui est entièrement diffusée à la TV et en direct (pour continuer dans la section "la TV c´est too bad" après $lasher$). Plutôt banal dans son déroulement même si on a quelques délires et fantaisies propres au réalisateur.
- Made in Britain : Après Scum et Elephant, 3ème claque dans ma gueule de la part d´Alan Clarke. Trevor est un jeu neo-nazi faisant conneries sur conneries et se retrouvant dans un centre de réinsertion pour jeunes délinquants. Evidemment, il en a rien à branler et fout la merde partout où il passe. 1h10 de Tim Roth (dans son premier rôle) qui fait son one-man show : formidable ! Clarke critique autant la jeunesse de son pays que le système qui essaye de modifier son comportement. Une sorte de complémentarité avec Scum.