Bon, j'adore ce que j'appelle les "films-mondes". Ces films qui ont un propos universel ou métaphysique, qui parle de l'homme, de la vie ou de la mort à la manière de 2001 ou Tree Of Life. The Fountain veut jouer dans cette catégorie mais ce film est malheureusement une belle blague.
Aronofsky n'est ni Kubrick, ni Tarkovski, ni Malick. C'est juste quelqu'un de prétentieux qui veut jouer dans la cour des grands. C'était déjà le cas avec Pi, son premier film, ou il traitait de quelque chose qui le dépassait. Là, c'est encore pire. Non, Darren n'a pas ma sympathie.
Pendant 1h30 (il est gentil, le film n'est pas long), j'ai eu l'impression de me faire lobotomiser. D'assister à une oeuvre grossière, autant sur le fond que sur la forme. C'est moche, artificiel, vide d'émotions et vide de sens (ah oui, il paraît que c'est profond et complexe, désolé). Une tambouille de croyances diverses, de science... lourd, lourd, lourd, indigeste et vide au final.
Sur la forme, on est loin d'une beauté naturelle avec cette photographie jaune immonde. C'est tape à l'oeil, limite clipesque parfois.
Puis la fin
J'ai eu l'impression de regarder une longue cinématique d'un jeu vidéo complètement perché. Même la musique de Mansell (l'un des seuls points forts du film) n'aide pas à supporter cette image. Elle a le mérite d'être drôle mais bon, quand on sait que le film est "sérieux", ça fait peur. Surtout que la question de la création, de la vie et de la mort, c'est pas rien.
Les acteurs, ça va. Rachel Weisz est assez sublime. Jackman en fait trop. Insupportable par moments. Le film se répète, les paroles, les émotions, pendant 1h30, c'est chiant. L'amour passionnel devient pénible. C'est même pas beau à cause de l'image horrible du film.
C'est une critique à vif mais je ne crois pas que ma vision sur le film va changer. Dommage de finir la filmographie du cinéaste sur cette mauvaise note. Mais vraiment, ce film est à me dégouter du cinéma. Ça va être long à digérer.