...Bon. Ton discours mêlé à mes produits me donnent réellement l'impression d'être un scolopendre vert qui s'efforce de comprendre le dialecte humain sans y parvenir. Et comme je suis vert, personne ne m'aime, je suis comme le vilain petit canard, sauf que je suis le vilain petit scolopendre quoi. Vous, les Hommes, vous êtes les canards, et moi je suis le vilain canard qui ne comprends rien à ce que vous dites. Voilà. Alors tout est dit, et un tien vaut mieux que deux tu l'auras. Bonne nuit.
Si tu es vert c'est donc toi le canard !
uau fait , tu me rappeles l'histoire De kafka avec le cancrela ( dsl si ma traduction de l'allemand est moyenne ) ou blatte si tu preferes !
Non car un canard n'est pas un scolopendre, n'oublie pas que je suis un scolopendre, envoyé de Jésus. Tu parles de La Métamorphose voyons, tu dis n'importe quoi ma parole tu divagues.
Et même si j'étais un canard vert, pourquoi je ne peux pas parler comme les Hommes, hein ?
COIN ? ![]()
Qu'était-ce donc cette conversation de nuit moisie?
Et puis lire Schaffer parler de Black Swan... Heureusement que j'étais pas là
. Et puis j'ai cru comprendre qu'on parlait de Sucker Punch brièvement !! Bande de fous...
Et pour répondre à un mec, Schaffer n'a pas compris Sucker Punch en effet ![]()
Pour revenir sur Black Swan, je pense que ce n'est pas tant un film sur la schizophrénie que sur le dépucelage d'une vierge (en gros). je reconnais que ce n'est pas traité hyper subtilement (Aronofsky n'est pas un gars subtil). Mais j'ai trouvé que le film avait un côté sublime, envoutant et pas forcé. Portman elle est magnifique ![]()
Aronovsky pas un gars subtil ?
Mais sinon, Black Swan n'est pas un film schizo, c'est clairement pas ça le but du film.
Ben il y va souvent à la grosse cuillère. Enfin la musique à fond de balle dans Requiem ou The Fountain, les jump scares dans Black Swan, même The Wrestler est fort "lourd", même si j'adore tous ces films.
La grosse louche ? Je sais pas en fait ![]()
Le but premier de Black Swan n'est pas le traitement de la schyzophrénie, je pense. Les thèmes sont plutôt la recherche de la perfection, la descente aux enfers (comme d'hab avec Aronofsky, de toute façon..) et la schizophrénie ne fait que servir cette histoire sans en être un point principal. On s'attarde sur une femme qui, parce qu'elle est fragile et envieuse de son opposée, Mila Kunis (
), se crée un masque correspondant à ce qu'elle aimerait être, mais ce n'est qu'un moyen de traiter le thème principal.
La fin, je le trouve plutôt claire, c'est l'heure de gloire de Nina, elle danse, elle est sûre d'elle, elle atteints la perfection. Mais pour l'atteindre, elle a dû perdre ce qui faisait sa fragilité, sa personnalité, devenir une autre qui ne lui plaisait pas forcément, bref, se sacrifier corps et âme à la perfection. Les derniers plans ne sont qu'une mise en image de cette pensée, Nina qui se meurt totalement, mais s'en fiche, après tout, que vaut sa vie face à la perfection ?
La réalisation, je lui trouve pas véritablement de défauts majeur autre que l'utilisation trop pompeuse de la musique sublime. Aronofsky prends le temps de raconter son histoire, il utilise les plans fixes d'une belle façon, et je trouve qu'il sublime vraiment ses acteurs, notamment Cassel et Portman. La caméra colle vraiment Portman, la suit de très près, on est vraiment dans l'histoire. Pendant les scènes de danse, j'ai vraiment été transporté par la vitesse et la mobilité de la caméra, on est vraiment dans le ballet, on tourne avec les danseurs, on suit Portman dans chacun de ses mouvements, c'est très bien filmé. Ensuite y a quand même certains plans qui me prennent aux tripes, et que je trouve absolument magnifiques. Après, le montage je ne vois rien à lui reprocher, il est bien effectué, très cohérent, rien à dire. Le seul gros défaut, c'est vraiment l'omniprésence de la musique de Mansell. Elle est très belle, oui, elle reprends bien les élément de Tchaïkovsky, rien à redire, mais elle est bien trop utilisée, on dirait Nolan dans Inception. C'est dommage, au lieu de la mettre en valeur, ça la banalise un peu. Swan Lake n'est qu'un prétexte, c'est évident, le ballet donne à Aronofsky un point de départ, mais le but n'est pas de raconter l'histoire du ballet pendant tout le film. Quand au traitement de la peur, eh bien...Je peux te dire que les 10 minutes du film, qui commencent au moment où Nina se retrouve seule dans sa salle d'entrainement, et imagine Kunis baiser avec Cassel, jusqu'au moment où elle est dans sa chambre, poursuivie par sa mère, et ce plan sur la danseuse brisée de sa boîte à musique, j'ai vraiment eu peur. Pas une peur qui fait sursauter, non, une peur qui met mal à l'aise, une envie que cette scène s'arrête tout en voulant voir la suite.
Alors là, Portman pour moi c'est vraiment le point inattaquable du film. Avec Kunis, mais c'est autre chose
. Elle est magnifique, perdue dans un univers qui ne tolère aucune faiblesse, et cette faiblesse se retrouve dans son simple regard. Elle subit totalement l'influence des autres sans chercher à imposer la sienne, puis d'un coup, le bouleversement, le sacrifice de sa personne fragile et seule pour une femme assurée, confiante, ne vivant que pour sa perfection, elle le joue très bien j'ai trouvé. Enfin, ce que j'adore c'est vraiment sa capacité à faire passer en un regard une masse de sentiments.
Totalement d'accord, bien qu'entendre du Mansell tout au long du film ne me dérange guère.
Écouter du talent, de la perfection, c'est pas un problème et ça ne peut JAMAIS être un défaut dans un film
"Avec Kunis, mais c'est autre chose
"
C'est mignon
Va falloir que je vous fasse vous rencontrer, parce que là... ![]()
Bah j'avoue que dans Black Swan, ça m'a quand même un peu dérangé, au bout d'un moment...Par contre, dans The Fountain..
Si je la rencontre, je claque tout mon compte en banque ridicule pour lui offrir des fleurs. ![]()
Bah non, je trouve surtout que c'est une réflexion sur la destruction pour la perfection, et je trouve pas ça spécialement grossier comme traitement. Bon, je ne vais pas te mentir, j'avais aussi un peu deviné ce qui allait se passer dans la fin du film, mais je ne m'attendait pas à ce qu'Aronofsky dévie autant du sujet original, la schizophrénie, ultra-prévisible donc, pour atterrir sur cette idée de destruction préméditée de la personnalité et de l'individualité dans le but d'être parfaite.
"J'ai assez développé mon point de vue en argumentant Buy, donc tu peux éviter les "puis lire Schaffer parler de Black Swan...", comme si j'étais un gogol fini pas foutu d'être assez calé pour parler du film. "
Bien de prendre ça encore une fois au premier degré ?
"alors qu'elle n'a pas non plus une carrière de folie)."
T'es quand même chiant à argumenter en parlant de grosse filmo, de grosse carrière, de "monsieur truc aplus d'expérience", etc...
Oui, bien sûr. Dans ses thèmes, le film enfonce un peu des portes ouvertes. Toujours moins que requiem For A Dream, et on est loin de la subtilité de The Wrestler, mais bon, j'ai trouvé Black Swan pas mal développé du tout, bien écrit, et proposant quand même son lot de petites réflexions bien sympathiques sur la perfection. Et le film bénéficie d'une réalisation très soignée, ça m'a vraiment plu aussi. Enfin, c'est pas mon Aronofsky préféré en tout cas.
Ouais, enfin décevant...Parle pour toi, pour moi il est tout sauf décevant, c'est un très bon film qui ne remet pas du tout en cause le statut de grand réalisateur d'Aronofsky.
Après, Noah je l'attends vraiment, et j'espère qu'il sera semblable à The Fountain.
Mais on s'en fou de ce qu'elle a pu faire en dehors de Black Swan. C'est ça que tu comprends pas. Grosse carrière ou non, ça n'a jamais empêché des acteurs de mal jouer ou de bien jouer. C'est inutile de dire ça.
Tu veux pas suivre la masse pour te donner un genre, c'est toi que ça regarde. Mais dire qu'elle joue mal, non, faut pas déconner.
Bah, considérant The Fountain comme un des meilleurs films de la décennie - et des 50 meilleurs films que j'ai vus - et vu sans parcours après ce film (The Wrestler, ça relève parfois, j'ai pas peur de le dire, du génie. Et Black Swan, on vient d'en parler), je le classerais direct dans grand réalisateur, dont on retiendra le nom.
"Lt-Schaffer
Posté via mobile le 28 août 2012 à 14:37:52
Puis Portman aura beau être inattaquable, désolé, mais je l'attaque, et je me suis expliqué dessus. Je ne pense pas être le seul de cet avis. Portman m'a saoulé, elle fait parti des principaux défauts du film je trouve. D'ailleurs Aronofsky repose trop sur elle et la fascination qu'ont les gens sur elle (alors qu'elle n'a pas non plus une carrière de folie). "
Mais que racontes-tu, elle a joué dans la prélogie !
Bon sinon, non elle n'a pas une carrière exceptionnelle. Mais je l'ai vraiment adoré dans Black Swan, je trouve pas qu'elle l'a volé son oscar. Aronofsky est, je pense, un gars très doué, qui fait des trucs très intéressants, je trouve que c'est un très bon faiseur d'images et un gars assez versatile, à défaut d'avoir une filmo cohérente.