J'aime pas sa voix, sa façon de parler, sa tête, son jeu. Enfin si vous en dites du bien c'est qu'il y a quelque chose que j'ai du loupé mais franchement j'ai trop eu du mal avec elle, ça m'a sorti du film des fois.
Ca doit venir de moi.
Oui mais là c'est un truc purement subjectif. A moins que tu n'ai pas vu d'autres films où elle joue, dans ce cas là c'est peut être ce qu'en fait Mann qui te dérange.
Ben il n'en fait rien !
Il en fait rien ? ![]()
C'est un peu le personnage centrale du film, celle qui est la cause d'à peu près tout dedans (non parce que si Farrell veux aller plus loin c'est par pour les méchants dealers pas beaux hein).
M'enfin, c'est pas elle seulement, mais plus globalement la relation entre elle et Colin Farrell qui guide le film.
(Après mon re-re-visionnage ce soir même)
En fait Miami Vice n'est pas une adaptation de la série. Pas plus que Le bon la brute et le truand n'est la suite de Pour quelques dollars de plus.
Puisque, si on oublie la ville (et on peut définitivement l'oublié tant il ne s'agit que très peu de Miami), les noms des personnages de Farrell et Foxx (et accessoirement leurs apparence), il ne reste plus rien de cette série. En fait, il n'est même plus question de deux flics, car finalement, les personnages centrale ce sont ni plus ni moins que Farrell et Gong Li. On peut au passage se mettre en tête, que ce n'est pas non plus un polar. En fait Miami Vice c'est une histoire d'amour, tout simplement. Une histoire que se lis sur des regards, sur des silhouette, des gestes, sur l'abstraction des images. Et cette histoire d'amour est au service d'une certaine vision nihiliste dont Mann fait preuve.
Si il y'a quelques chose qui fascine dans ce film, c'est la façon dont il n'a l'air de rien, dont il se lis entre les lignes, dont chaque plans prend son sens sans réellement s'imposé. On est non seulement dans du cinéma sensorielle (car très abstrait et atmosphérique), mais surtout dans un cinéma visuelle. Plan après plan, l'air de rien, Mann lie ses personnages, instaure une relation par de très subtile cadrage, champ contre champ, jeux de regards, gestes. On n'y piffe rien, mais pourtant les images nous parlent, elles font vivre cette relation, qui semble d'une manière, magnétique, comme voué à être vécu et voué à l'échec. Petit à petit, on commence à découvrir tout ça, sans pour autant comprendre l'ampleur d'une telle romance, il faudra donc être attentif face à ces images, lires cette poésie visuelle, qui chaque instant essaye de créer une brèche, un refuge pour ces deux êtres prisonnier de leurs mondes.
Alors on a probablement dit tout et son contraire à propos de ce film, même si l'avis général veux que ce soit un ratage totale pour Mann, moi j'y vois peut être l'un des actes de cinéma le plus incroyable qui soit. Arrivé à une telle liberté, se libérer et se lâcher totalement est une chose que tout artiste voudrait atteindre probablement. Mais y arriver est une chose, contrôler cette liberté en est une autre. Et quand je vois un film comme Miami Vice, qui lie son sujet à sa forme, je suis simplement en admiration.
Très clairement ici on arrive à une richesse formelle et scénaristique inépuisable, ça peut être pris dans n'importe quelle sens, il y'auras toujours quelque chose à en tirer. Il y'a tant qui y est dit et montrer qu'on ne peut finalement que s'y perdre.
C'est un labyrinthe, qui n'a ni commencement ni fin, on est pris de court. On a plus qu'à se repasser ces images, car Mann a de l'avance sur nous.
Un chef-d'oeuvre, pas un ratage, Mann niveau esthétique et atmosphère n'a rien fait de mieux depuis ![]()
C'est dur de parler des films récents de Mann, qui se ressentent plus qu'autre chose.
Ici, Mann réussit encore une fois à transposer des enjeux vagues, un réseau de criminels mondial, en cinq personnages forts et pourtant mutiques. D'abord, une bromance pendant les 15 premières minutes d'une densité scénaristique impressionnantes, puis remplacée par un couple entretenant la tension par leur amour impossible. Peu de mots, beaucoup de regards, entrecoupés de fusillades intenses et d'escapades en planeur ou en hors-bord libérant un temps les personnages de la nocturne Miami, qui à l'instar de la bromance est rapidement laissée de côté.
Et enfin, il y a les méchants. Terrifiants par leur équipement militaire digne des braqueurs de Heat; redoutablement intelligents quand il s'agit de sentir les manœuvres de la police qui cherche à les coincer. Leur charisme alimente la tension, et quand tout explose lors d'une fusillade finale, c'est simplement grandiose.
Et cette scène finale qui conclue les deux romances dans un montage croisé, alors que le monde est toujours aussi instable et dangereux...
Un film puissant, où Mann réussit à montrer les dangers d'un monde mondialisé, où le crime n'a plus de limites et où la police, derrière son masque d'héroïsme, est aussi impuissante que tout le monde.
Oui j'ai beaucoup aimé le pessimisme de Mann vis à vis de l'impuissance des entités qui sont sensées nous protéger
Et cette photographie froide du plus bel effet
Personnellement je préfère largement Mann à partir de Collateral, soit à l'arrivé du numérique dans son cinéma. J'ai l'impression que thématiquement ce sont ses films les plus riche, et radicaux.
Genre un film comme Public Enemies, je pense que dans sa filmo aucuns films ne pousse aussi loin l'idée du destin, l'inéluctable, de cette quête de liberté, etc... C'est tellement nihiliste comme film quoi. Et d'une certaine manière ça annonce directement Blackhat (qui va presque plus loin mais avec le pessimisme en moins).
directement Blackhat (qui va presque plus loin mais avec le pessimisme en moins).
Ah?
C'est quand même pas très optimiste Blackhat. Alors certes, la fin est plutôt heureuse, mais c'est un peu comme dans Miami Vice, cette fin "heureuse" n'est pas vraiment rassurante. Et le fait d'être sous une menace constante, ça revient un peu au même, voir même à encore pire que Miami Vice.
Après Miami Vice c'est quand même plus extrême sur tous les plans je pense, rien qu'avec ce début qui part dans tous les sens.
Je trouve Blackhat un peu plus abouti, faut dire que parler d'informatique plutôt que de deux flics ça sert le film thématiquement, surtout pour parler de mondialisation, de la fin de la ville.
Blackhat c'est terrible comme film, mais je le trouve bien moins radical dans son propos en fait, plus nuancé et complexe. Il n'a pas forcément cette amertume que peut avoir Public Enemies.
Parce que PE c'est d'un fatalisme vachement inquiétant, il y'a absolument aucune issue dans ce film. Et le fait qu'il ai choisi un personnage qui incarne un peu l'affranchissement du système est encore plus terrible, car finalement il n'est pas si libre, il est même totalement impuissant face au système, ils ont bien trop de moyen, de contrôle, ils surveillent tout. Il se prend un peu en pleine face la modernité.
Viiiiiite, ruez vous sur W9! ![]()
A tout les coups le film est en vf uniquement, et tout cropé
(où alors c'est sur NT1 qu'ils font ça)
Je viens de le voir, j'ai bien aimé. J'ai juste envie d'exprimer mon étonnement et mon incompréhension qui sont les mêmes que pour Hacker : les éloges sur les fusillades.
J'ai vraiment du mal à comprendre en quoi elles sont meilleures que dans les autres films, j'ai même eu un léger sourire moqueur au moment de la roulade de Jamie Fox pendant la fusillade finale.
Le travail sonore hors du commun qui donne une impact de fou à chaque coups de feu, la nervosité de la caméra, du montage, le travail sur l'espace, la façon dont Mann fait tourner la fusillade autour des enjeu dramatiques et ne les quitte jamais (j'ai jamais vu une scène d'action qui raconte autant de choses que celle de Miami Vice). Et puis le réalisme aussi...
La scène avec les voitures dans Hacker, c'est une scène qui a un impact de malade de par le fait qu'elle nous surprend, tout le film prend d'un coup une tournure complètement différente, à ce moment et on se prend tout ça en pleine gueule sans rien voir venir, ce qui se passe est grave.
Je me rappele au ciné pendant le coup de feu du fusil de sniper sur la voiture j'avais bondi de mon siège ![]()
Ah la scène où la voiture explose dans Hacker ? Oui j'avoue elle est pas mal (c'est réutilisé en fait, vu qu'il se passe un peu la même chose dans Miami Vice
)
Ok merci d'avoir développé, même si j'ai absolument pas ressenti le génie dans ces fusillades, j'ai pas ressenti plus d'intensité que dans un autre film action... Ça va paraître un peu trollesque mais ce qui m'a marqué dans Hacker, c'est les mouvements de la caméra : comme si elle était placée sur une machine à laver en marche, moments calmes inclus. ![]()
Oui, c'est parce que la caméra est porté ça ![]()
Dans Miami Vice, la première fusillade au tout début (dans une voiture) t'as pas trouvé ça un peu hors du commun comme scène ? Avec les membres qui explose, l'ultra violence et le réalisme etc... Tu vois ça nul part ailleurs franchement.
Je me rappelle pas que c'était violent à ce point tiens.
Non mais les scènes d'actions chez Mann, en plus d’être extrêmement rythmée et intense, elles sont filmées de manière très calme, l'action est fluide et cohérente, on sent Mann serein derrière la caméra. C'est a mon avis ça qui fait avec les autres cinéaste, jamais ça va partir en life avec des boom boom dans tous les sens.
Au passage j'en profite pour poster la vidéo très instructif du film de Jean-Baptiste Thoret. (si ça a déjà était mis désolé) ![]()
https://www.youtube.com/watch?v=yeAbJH4zZ2Q