Mon deuxième Godard après le Mépris (on remercie cette fois-ci France 5 pour la diffusion).
Contrairement au Mépris, qui m'avait quand même un petit peu ennuyé, A bout de souffle s'avère diablement jouissif. C'est un pur produit du cinéma, bien écrit, bien pensé, et en même temps, très maladroit (notamment au niveau du découpage, au début, j'ai rigolé tellement c'était mal monté). Cette plongée dans le Paris des années 1960 s'avère, pour moi, hypnotique.
Je me suis surpris à aimer, à apprécier, à vouloir en demander plus. Plus de Belmondo, toujours plus. Son personnage est un casse-couille de première dans lequel je me suis vu (mon " moi " d'il y a quelques années, s'il vous plait, j'ai eu le temps d'évoluer entre-temps). Pour la première fois, je me suis identifié presque pleinement à un personnage. Rien de valorisant, rien de glorieux, mais c'est là comme un amant retrouvé.
Je sais qui je fus, grâce à A bout de souffle.
Puis, quel film, on ne le dira jamais assez. Godard est un peu en roue-libre dans sa façon de filmer, de monter, mais, encore une fois, allez savoir pourquoi, j'ai aimé.