Pendant longtemps, OSS 117 n'était, pour moi, que des mèmes que je ne parvenais pas à comprendre, des phrases cultes dont j'ignorais la symbolique, et des stickers JVC que j'utilisais plus par amusement que par conviction religieuse.
Ce passé est désormais derrière moi, puisque j'ai vu, pas plus tard qu'hier, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, avec notre Jean Dujardin national.
Autant le dire tout de suite, j'ai aimé, que ce soit le personnage de Hubert, l'ambiance générale qui alterne entre film d'espionnage " à l'ancienne " (avec les musiques bien typiques) et humour à la française, ainsi que la mise en scène d'Hazanavicius.
L'humour fonctionne bien, selon moi, notamment parce qu'il ose un politiquement incorrect efficace, et surtout très rafraichissant (notamment à notre époque où il ne faut plus dire grand chose, de peur d'heurter une quelconque communauté. Cet OSS, tel un bon vin, gagne en intensité au niveau de ses arômes). Le film ne se refuse rien, et ça m'a fait plaisir. C'est peut-être " raciste " sur les bords, mais qu'est-ce que c'est drôle. Seule ombre au tableau concernant l'humour, les phrases cultes et autres réparties célèbres de Jean. Je ne les trouve pas si bien écrites. Elles fonctionnent parce que c'est Dujardin, mais l'écriture ne fait pas tant mouche chez moi (à l'inverse, je préfère bien plus les répliques des Inconnus). C'était drôle sur le coup, mais je ne me vois pas ressortir ses phrases.
Sauf sa célèbre " Dépêchons nous de faire l'amour, je n'ai que quelques heures devant moi ". La base pour un homme qui se respecte.
Au suivant maintenant ! 