Je vois que tout le monde ici a détesté
Mais moi, rien à foutre, je me démarquerai, et je ne nierai pas avoir tout simplement adoré
Et je vais expliquer pourquoi sans mettre de spoil, comme ça reso sera content
Ici on dit que voir suzy ne sert à rien, que ça aide à rien dans l'histoire... mais c'est complètement faux. La force de ce film n'est pas dans son histoire, bien évidemment. Mais tout est dans l'installation d'une ambiance, et sa force. L'entre deux de Suzy n'est pas inutile... Il crée un décalage, une mélancolie en écart avec la réalité. Autant la réalité est horrible, autant l'entre deux est beau... Ce qui donne un ton fausse joie très prenant. De plus, ce monde permet de montrer ce qui, dans l'histoire, n'aurait pu être montré. Et j'ai trouvé la première scène de ce monde, dans la pièce blanche avec la baignoire, particulièrement saisissante. Contraste de couleur excellent.
J'ai aussi lu que les décors de l'entre deux pour donner le fantastique étaient mauvais, mais leur juxtaposition rend le décors vraiment merveilleux. Et je trouve plus intelligent de trouver beau les paysages de ce film que les arbres d'Avatar, dont on vante tant et tant la qualité esthétique.
On critique également l'ambiance sonore et son mixage, mais bon perso j'y ai été très sensible, et en bien.
Ensuite, il y a bien évidemment des clichés (ouaaaaaa il l'aime!), et la fin est prévisible, mais avec un scénario comme celui-ci, il fallait s'y attendre.
Ce qu'il faut respecter, c'est la manière dont Jackson a réussi à passer de ce petit scénario à quelque chose de vraiment saisissant, avec son ambiance propre et son contraste entre beauté et tristesse (la scène des bateaux) qui dégage beaucoup de mélancolie. J'ai peut être eu de la chance d'entrer complètement dans le film (en plus j'y étais avec ma copine, d'habitude je galère trop à m'immerger dans l'ambiance, mais là j'étais scotché). Il y en a qui sont peut être plus sensible à l'art de Jackson que d'autre.
Pour moi, ce film dégage une multitude d'émotion qui nous traversent et nous touchent. Et ça, c'est ce qui fait un grand film.
Ce sera tout 