Déception.
Il y a du bon mais malheureusement du mauvais.
Je commence par le bon.
Tout d´abord, l´interprétation est très bonne. Russel Crowe livre une performance remarquable, qui devrait le mettre dans les favoris pour l´Oscar, et Renée Zellweger et l´acteur qui joue son entraineur (je ne sais plus son nom) également. Les combats, et c´est le minimum pour un film de boxe, sont très bien filmés. Du moins, je le pense, car je ne connais rien au monde de la boxe.
Le dernier combat, qui dure 20 mn, est particulièrement furieux.
Enfin, l´histoire se déroule dans les années 30 : magnifique reconstitution.
Le mauvais.
En fait, c´est un film calibré pour l´Oscar, pour le marché américain.
Trois répercussions donc :
En premier lieu, le manichéisme. Poussé à l´extrème. Braddock est gentil, ses adversaires sont des tueurs sanguinaires. Le portrait du dernier boxeur qu´il affronte tient presque du ridicule. Qu´il soit agressif et pas fairplay sur le ring, d´accord, mais qu´il sorte des phrases du style "Je m´occuperai de ta femme après ta mort" entre deux coups tient du ridicule.
Comme dans les films de guerre de bas niveau où le héros a toujours le temps de sortir une blague macho entre deux fusillades.
Ensuite, justement, les dialogues.
Je hais ce type de dialogues ! Ces dialogues macho sans interêt, du style "je vais te démonter les burnes". La moitié de la salle rigolait, salle composée de fans de Bad Boys à priori, et moi j´étais consterné.
Enfin, les bons sentiments m´ont excédé. Certains passages, où Crowe et Zellweger s´embrassent en se gratifiant de "Tu es la plus belle femme du monde... Toi aussi" (et vice-versa), évidemment sur une musique digne des feux de l´amour sont lamentables. Une fois, d´accord, plusieurs fois, non !
Film éminemment moraliste.
En définitive, loin du grand film que j´esperais, disons que c´est un bon divertissement.