Putain la bombe. Le sacré film.
Que Jaume Balaguero soit un réalisateur à suivre ne faisait pour moi plus de doutes depuis la perle : la Secte Sans Nom. Qu´il y ait une telle constante de qualité dans ses oeuvres en rajoute une couche.
Si Dartkness m´avait un peu déçu, il n´en restait pas moins une oeuvre rare et bourrée de qualité.
Mais avec Fragile, j´ai été de bonnes surprises en ros frissons. Certes, certains pourront reprocher au réalisateur ses grosses influences asiatiques (Nakata notamment avec de fortes références à son Dark Water). Mais j´y vois plutôt une forme d´hommage. Sans oublier que mceux qui ont suivi le réalisateur espagnol depuis ses débuts savent qu´il n´a besoin de personnes pour créer et faire s´épanouir son style et sa maestria (car au niveau cinématographique, c´est une vraie réussite). Quand en plus on sait qu´il écrit lui même ses scénaris (et si moi je me dis que j´écris une histoire pareil forcément ce sera ridicule) on s´agenouille et on dit amen.
Le plus fort dans tout cela, c´est que finalement, sans réellement innover, Balaguero (comme toujours) arrive à insuffler, en plus de l´émotion, un véritable souffle horifique sur son film : c´est bien simple : je n´ai pas eu aussi peur depuis Ring. Certains passages sont traumatisants et la concrétisation du mythe m´a clairement traumatisé (mais bon ça n´a pas plus à d´autres alors...)
Au final, je rejoins keoma avec le passage qui lui a rappelé silent hill : à ce moment là, je me suis dit : putain, c´était donc lui qui aurait dû réaliser le film...
A voir donc pour tous les amateurs de film qui font peur (et qui savent que The Ring n´est pas un film américain à la base). Et en passant pour ceux qui ne l´ont pas encore fait, remattez l´intégrale de Balguero. C´est de la bombe.