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300 - Zack Snyder - 2006
Serval94
Niveau 74
18 septembre 2026 à 16:55:41
Alors pour le coup, 100% hétéro par ici, mais je comprends très bien ce que l'Iguane veut dire.
Je ne dirais pas que je suis spécialement fan d'art queer de mon côté ('fin pas plus ni moins que cinquantes autres catégories - que celle-ci en soit seulement une d'ailleurs), mais j'aime bien aussi "plein" de trucs gays cracra (pour reprendre ta terminologie). Je connais pas Genet, mais avec d'autres artistes/films/romans/BD.
En revanche je suis pas du tout repoussé par les films mettant en scène frontalement le sexe hétéro (j'adore - dans un sens quasi-religieux - Nymphomaniac par exemple), pas plus que le gay. Zéro souci de pudeur ni avec la représentation du cul hétéro ni gay (ni autre), et plutôt bon client même, y compris des trucs les plus déviants voire dégénérés ; tout en ayant moi-même une sexualité hétéro tout ce qu'il y a de plus classique (et épanouie, je vous remercie).
Dans les deux cas, le spectacle de la viande en action me plaît, la question de l'identification n'ayant aucune espèce d'intérêt pour mon plaisir d'esthète. Je kiffe autant voir Stacy Martin se faire prendre dans tous les sens dans Nymphomaniac (que tu évoques) que Damien Bonnard qui encule un vieillard dans Rester Vertical (pour citer un autre film de mes années licence qui m'avait marqué).
Juste que globalement, le spectacle du cul en cinoche/littérature me botte en fait, et là-dessus, je suis plus inclusif que jamais, c'est open bar sur les sexualités, les corps et les tons. Sexe hétéro ou homo, seul à deux ou à plusieurs, glamour ou crado, heureux ou triste, consenti ou contraint Calmos Gilbert on parle ART ici , gens beaux ou moches, jeunes ou vieux, c'est comme pour McDo, venez et copulez comme vous êtes.
Et quant à Snyder, je parie sans sourciller une couille qu'il n'avait absolument pas l'intention en réalisant 300 de réaliser un film gay, mais bien son fantasme viriliste bien hétéro-beauf (ce n'est en aucun cas un reproche/défaut, j'ai pas de souci avec ce film, qui a été au collège un jalon de ma cinéphilie, comme l'ont été la décennie suivante les deux cités plus haut) ; mais que vingt ans plus tard, en pleine confusion identitaire parce que perpétuellement traité de droitard fasciste viriliste (etc etc) et sommé de se justifier h24, il essaie de montrer patte blanche en racontant n'importe quoi et en retconant sa filmo. Je suis persuadé qu'il ne pense pas à mal, qu'il a un rapport très innocent et adolescent à ce qu'il filme, et qu'il ne comprend pas pourquoi on l'emmerde dessus, donc il se cherche à rebours des tokens pour espérer être racheté et qu'on lui lâche la grappe.
Dans le prochain épisode : "rappellez-vous que j'ai réalisé Sucker Punch 5 ans avant Metoo, grand film féministe parce qu'une fille y est enfermée à l'asile par son beau-père et qu'on la lobotomise, allégorie du patriarcat en fait, BIEN SÛR. Et non, Babydoll et ses copines n'étaient pas à moitié à poil mais à moitié habillées, déjà, et puis ensuite on m'a privé de mon director's cut, mais dans mon Zack Snyder's Sucker Punch, il y avait un plan-séquence de 3 heures en noir et blanc 4:3 où Babyboll épluche des pommes de terre en écoutant un entretien de Simone de Beauvoir."
[...]
"Allo Emily, tu fais rien le weekend prochain ? Dispo pour une séance de reshoots à la webcam et me lire quelques nouvelles répliques ? Je prépare une DC de Sucker Punch."
Le 16 septembre 2026 à 19:35:09 ArthurPseudeux a écrit : Serval et moi c’est pareil. Si on a tant aimé les scènes de macho dancing c’est exclusivement pour des raisons esthético-esthétiques
D'ailleurs fun fact (authentique) : je matais le film au pieu, et ma copine est venue se coucher à trois minutes de la fin, donc il restait concrètement trois minutes de scène de macho dancing (puis le plan final dans le bus), et elle m'a lancé un regard sur le mode "... Tu mates quoi là... ?" Je lui ai répondu que "rien tkt, juste un boulard gay philippin, tu sais, je t'avais dit", c'est passé comme une lettre à la poste.