Peu importe que les Spartiates soient idéalisés à tort, le film n´étant que d´inspiration historique. Les propos négationnistes sur les camps de concentrations spartiates, on s´en fout, ce n´est pas comme si le traumatisme était récent.
300, c´est avant tout l´affrontement de deux idéologies, bien plus creusées que "Bien et Mal" ou "Chaos et Ordre".
Les Spartiates sont admirables en ce qu´ils se sont donnés les moyens d´être libres dans un monde sans pitié. Libres, au sens basique : agissant de leur propre volonté. Il n´y a pour cela pas d´autre moyen que de conditionner leur volonté dans le sens de la lutte... pour leur liberté. Tournage en rond absurde ? La vie en est un.
En face, nous avons les Perses, innombrables et décadents, qui font cohérer leur empire par la corruption, la luxure, les coups de fouets et la divinité de leur empereur.
Ce sont deux logiques tout à fait plausibles, dans un univers guerrier. Il ne s´agit pas d´idéaliser les Spartiates en tant que tels, mais par rapport aux Perses : un mode de vie dur, impitoyable mais volontaire, ne vaut-il pas mieux que d´être ballotté entre plaisirs/récompense et douleurs/punitions ? C´est quand plus fouillé que la gentille démocratie comme la méchante tyrannie, les *deux* partis ayant ici leur... contrepartie.