Point Break, c'est le précurseur de la saga des Fast and Furious. On remplace les voitures par des planches de surf, et on a globalement la même histoire, sans l'ouverture pour des suites dans Point Break (ce qui ne l'a pas empêché d'échapper au remake, mais soit). Et il faut dire que j'ai beaucoup aimé le film. Et en particulier l'énergie qui s'en dégage.
Point Break, ça parle d'un infiltré de police qui cherche à démanteler un groupe de braqueurs professionnels qui ont braqué pas moins de 30 banques en 3 ans. Il infiltre donc un groupe de surfeurs suspects. Malgré lui, parce qu'il rechigne à apprendre le surf au début, il se met à apprécier de plus en plus le sport et à intégrer le groupe des surfeurs. Alors on découvre un petit panel de personnages qui ne vivent que pour le surf, tous passionnés par le surf et la mer (même si c'est le genre de discours qui m'agace en général). Du meilleur pote ennemi n°1, à la surfeuse dont l'infiltré tombe sous le charme, j'ai apprécié suivre leurs histoires et leur passion pour ce sport qu'ils vivent.
Bon on n'échappe pas au cliché de la fille qui se fait enlever à la fin, mais c'est amené de façon beaucoup plus intelligente. Le méchant amène le héros dans un endroit reclus, on s'attend à tout moment qu'il lui fasse payer de la plus mauvaise des façons, et là, il l'emmène faire du parachutes en saut libre d'un avion. Le suspens n'en est que renforcé puisqu'on sait bien que le méchant cache des idées derrière sa tête et on attend avec impatience de savoir de quoi il en retourne, tout en profitant de cette puissance de liberté qui se dégage du héros qui saute pour la première fois en parachute.
Tout est mis en place pour qu'on la ressente cette liberté, dans la mise en scène, simple, mais très certainement efficace, la musique très présente lors de ces scènes. Là où Kathryn réussit bien, c'est en montant et filmant le film simplement, sans pour autant donner une impression de simple reportage de sports extrêmes. Il y a vraiment cette petite sensation en plus qui s'en dégage, quand on voit les mecs sur leur surf au ralenti, ou dans le vide en chute libre. Alors c'est cliché, vu et revu, mais ça marche bien.
Mais Point Break, c'est surtout l'histoire d'un mec, comme dans Fast and Furious du coup, qui lutte pour choisir son camp, tombant peu à peu dans les travers des surfeurs : la scène où il tire dans le vide, blessé et tiraillé, le démontre parfaitement. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la fin, qui s'inscrit dans la logique du film et sert de résolution aux deux personnages principaux : le héros et son adversaire. Un film en tout cas bien sympathique et d'une grande efficacité.