"Je le connaissais pas celui-là !"
Et après il me donne des leçons de cinéma.
T'es mignon.
Je ne t'ai jamais donné des leçons de cinéma, mais de goûts. Nuance. ![]()
Je m'attaquerais dans les prochains jour à NY 1997 et Invasion Los Angeles, en espérant quelque chose de mieux.
Invasion Los Angeles a un côté beau nanar, il est plaisant.
NY 1997 est culte d'une certaine manière, mais pas transcendant.
Hâte d'avoir tes avis!
Ok je note
je verrais tout ça par moi-même bientôt.
Aro
![]()
Les leçons de ciné ne concernent pas que la technique hein Flynn. L'appréciation en fait aussi partie. Et toi tu fais du jugement de goût. Ce qui est totalement débile ![]()
" Toi aussi, Buymore, un jour tu auras bon goût. "
Ah ouais alors si en plus tu comprends pas ma photo de profil, on va jamais y arriver ![]()
J'ai bien compris que c'était du second degré.
Surprenant d'ailleurs pour quelqu'un d'aussi premier degré.
Plus sérieusement je ne considère pas la cinéphilie comme un sacerdoce si tu veux savoir. Mais tu as tort quand tu dis qu'on ne peut pas faire de jugement de valeurs des goûts. On peut bien juger de la valeur des films.
La corrélation est claire.
Ah mais cette frustration ! Sans quelques incohérences et réactions de personnages stupides, j’adhérais totalement ! Car quelle ambiance et quelle tension sinon, j’étais vraiment embarqué dans le film. John Carpenter montre une nouvelle fois qu’il maîtrise le huis-clos à la perfection, The Thing et Assaut étant déjà de géniaux représentants du genre. Le cadre resserré de l’action est déjà propice à créer un sentiment d’oppression, ce qui accentue le danger. Ici, ce dernier est partout. Dans cette ancienne église, dans les rues et même dans les rêves, impossible d’y échapper. Et c’est aussi ce qui rend le film assez angoissant car il ne semble pas y avoir de réelles échappatoires.
La base du scénario part d’un mystère inexpliqué avec grosse dimension spirituelle et une équipe de chercheurs va tenter de le résoudre. Il n’y a même pas besoin d’en faire plus, les enjeux sont clairs et limpides, sans tournures alambiquées superflues. Après comme je l’ai mentionné précédemment, ça n’empêche pas le film d’avoir quelques incohérences assez regrettables. En entrant un petit plus dans le détail, il y a des scènes qui m’ont quand même bien sorti de l’ambiance (légers spoilers) Je pense à ce passage où une femme voit une croix se dessiner sur son bras sans que ça l’alarme. Il y a déjà eu des pertes dans l’équipe et ça ne la choque pas ? Non mais je veux dire, qui ne flipperait en voyant une croix bizarre s’inscrire dans sa chair ? Sans compter les réactions un peu débiles comme le type qui ne s’inquiète pas outre-mesure de voir sa collègue taper à l’ordinateur à la vitesse d’un robot, l’air complètement possédé. Mais fuis sombre idiot !
Après je me doute que Carpenter n’a pas forcément des ambitions réalistes mais ça n’empêche pas la cohérence. Assaut par exemple était assez surréaliste mais ça collait bien à l’atmosphère du film avec cette menace extérieure qui agissait sans réflexion, comme possédée. Pourtant il y a bien des similitudes avec Prince des Ténèbres. Mais dans ce dernier il s’agit de réactions stupides ne provenant non pas de l’inconnu mais de personnages bien définis, bien réels, que l’on a vu évoluer et c’est ce qui est assez gênant, d’autant plus que ces scènes ne sont pas isolées. Il y en a un peu trop pour hurler au génie sur ce film pour ma part bien qu’il y ait des facteurs qui puissent honnêtement le permettre. Car les points positifs sont tout de même légion.
Le film est bourré d’idées de mise en scène notamment. Les passages rêvés semblant provenir d’une vieille vidéo usée sont particulièrement inquiétants. Le fait de ne pas expliciter le pourquoi du comment de ces « messages » contribue à l’angoisse. Quelques scènes d’attaque sont particulièrement scotchantes, je pense par exemple à celle qui se passe dans le noir complet à un moment. Carpenter joue avec nos peurs innées, il revient à la base de l’horreur : l’invisible. Et c’est ce qui correspond d’ailleurs à la grande majorité du déroulement de l’intrigue, ce qui rend la tension particulièrement palpable (et efficace). Et même quand cet invisible ne l’est plus justement vers la fin du film, ça fonctionne encore car Carpenter n’en fait pas trop et rend la séquence inouïe de suspense. C’était ce que je reprochais à Poltergeist d’ailleurs (autre film d’horreur de l’époque), de verser dans la surenchère. Ce n’est pas le cas de Prince des Ténèbres où l’équilibre entre le mystère et l’explicite est savamment dosé.
C’est aussi à cela que l’on reconnaît la qualité d’un cinéaste. Comme quoi la réalisation d’un film fait vraiment beaucoup de choses et peut permettre de faire passer la pilule quant à certaines situations un peu tirées par les cheveux. J’éprouve donc ici le sentiment paradoxal du spectateur qui a vraiment aimé le film mais qui n’arrive pas à se débarrasser du petit sentiment d’amertume causé par de petits couacs trop visibles. D'où une petite frustration terriblement gênante. Néanmoins, celle-ci ne m’empêchera pas de conseiller le film car il en a quand même dans le ventre et nous propose une ambiance vraiment incroyable. C’est clairement à voir.
Ces menus défauts disparaîtront lors du remake. ![]()
Le film m'a un peu trop semblé être une sorte de slasher qui puise dans The Thing (la thématique est assez similaire, une entité étrange prend possession des protagonistes et occasionne un massacre, on ne sait plus à qui faire confiance). J'ai bien aimé, mais j'ai pas trouvé ça aussi fort que L'Antre de la Folie ou The Thing. Peut être parce que ça n'était pas aussi pessimiste que ces deux derniers.
Carpenter se piège lui même pour le coup: Le prince des Ténèbres est un des opus de sa "trilogie de l'apocalypse" mais on ressent assez mal la gravité de la situation. La faute au contexte, même si ironiquement, il est bien pensé: le monde extérieur est peu présent, ou alors on y voit des hordes de malades mentaux possédés par le mal, et certains personnages y périssent atrocement; à tel point qu'on se demande ce que devient le monde, s'il ne sombre pas dans les ténèbres. l’Église fait figure de dernier bastion, mais ce symbole fort est lui même gangréné de l'intérieur. C'est pensé presqu'exactement comme The Thing. Mais comme je le disais, ça me rappelle un peu un slasher, cette volonté de fragmenter le "méchant" (le diable) à travers plusieurs personnages zombifiés, et au final je trouve la tension "huis clos" nuit plus qu'autre chose au film. J'aurais peut être préféré un processus à la Romero, où le danger arrive par vague de l'extérieur.
Bref, ça reste sacrément intéressant, mais ça ne sera pas mon préféré de Carpenter.
Tiens je l'ai celui-la,faudrait que je me le lance.
Rien que pour la scène du miroir, ce film vaut le coup.
Le 16 juillet 2015 à 12:36:47 tofraziel a écrit :
Rien que pour la scène du miroir, ce film vaut le coup.
C'était beau ça
Et bien amené en plus, avec le type qui s'était tranché la gorge.
Pendant la période assez longue, quand il se scrute, en sanglots, face au miroir, on se demande vraiment ce qui se passe, qu'est ce qu'il voit dans le miroir, si c'est une sorte d'auto-torture psychologique, ou autre chose jusqu'à ce dénouement. Y a quelque chose de vraiment fascinant là dedans je trouve.
très bon film
fait avec 3 bouts de ficelles , bravo mr Carpenter ![]()
Et cette fin...plus de 10 ans après avoir vu le film, tu l'as gardes bien en mémoire celle là ![]()
Le fossoyeur de film en avait consacré un épisode:
https://www.youtube.com/watch?v=ESKg7nbTmUI
wha j'allais remonter ce topic!
je l'ai regardé hier en dvd, c'était génial, j'aime tellement cette ambiance 80, cette musique....
Un des meilleurs films du Big John à n'en point douté.
En ce moment je suis entrain de me refaire toute sa filmographie...... comme chaque année ![]()
Le 10 novembre 2019 à 21:30:28 QuantumProtocol a écrit :
Un des meilleurs films du Big John à n'en point douté.
En ce moment je suis entrain de me refaire toute sa filmographie...... comme chaque année
comme moi , j'ai vu hier Le prince et bientot je me fais l'Antre De La Folie ![]()