Un film de tout ce qu'il y'a de plus atypique. Michele Soavi réalise un chef-d'oeuvre à part entière, un film culte comme l'on en voit beaucoup trop rarement et donc, un brillant hommage au cinéma 'bis' Italien. Magistralement porté par Ruppert Everett en gardien de cimetierre désabusé, "Dellamore Dellamorte" se démarque des autres productions du genre en nous offrant une mise en image tout bonnement exemplaire. La merveilleuse photographie (la lumière, les couleurs et les contrastes sont hallucinants de précision), l'ambiance bien gothique, les décors sincèrement surréalistes, cette caméra toujours prompte à nous offrir le meilleur plan possible, la musique (à la fois légère et amusante) et les effets spéciaux, tout simplement exceptionnels, se confondent dans un scénario tortueux, complexe mais qui n'empêche nullement la poésie et l'humour noir de cohabiter d'une façon toujours plus étonnante. Le rythme du film est lent, ce qui nous permet de nous immerger le mieux possible dans l'univers mi-paradisiaque, mi-cauchemardesque de cet immense toîle de maître où les coup de pinceaux résultent de l'incroyable et de l'absurde le plus fou. Un must dans le genre, dont il ne faut vraiment pas se priver. 9.5/10