Putain de claque, au-delà de mes espérances ou de ce que j´ai pu lire ci-avant.
On aurait pu craindre l´exercice de style en admirant le premier plan séquence mais il faut se rendre à l´évidence : Cuaron a soumis l´aspect technique a ses désirs et à sa vision de l´oeuvre, au point qu´il ne devient que secondaire. Au point même, malheureusement, qu´en une seule vision, l´immersion totale (donc traumatisante) empêche le spectateur d´apprécier tout le boulot (et merde, je vais devoir acheter le DVD).
Car immersion est un faible mot tant l´univers dépeint par l´auteur est cohérent, tant sa mise en scène frise la perfection, tant ses acteurs y sont sublimes (et je ne suis pas réellement d´accord avec un manque d´humanisation, comme ça a été dit précédemment), tant sa musique bouleverse.
Bref, je ne sais pas vous, mais moi, devant tant de beauté, devant tant de symbolisme jamais trop appuyé et face à la mise en exsergue de situations pas si éloignées de notre monde actuel, j´ai fondu. Qu´on passe de la tension extrême à l´émotion la plus pure en quelques secondes y a sans doute rajouté une couche.
J´ai envie de crier au chef d´oeuvre.