Vous vous êtes trompé de topic monsieur, ![]()
( On dirait les vieux séniles qui savent plus où ils sont
).
c'est à cause de la solitude ![]()
Je précise pour The Go Between que je n'ai pas non plus vu le film au ciné. Mais plutôt à la tv sur une version téléchargée toute pourrie. Pourtant j'en ai chialé, de ce chef d'oeuvre. La virtuosité de Cuaron ne se résume pas à 2 plans séquence mais bien à l'atmosphère globale, à l'anticipation d'une époque, à la beauté symbolique et à tout un tas de dét&ails dont on pourrait parler des heures.
Si tu n'as rien ressenti face à tout cela et que tu as préféré la Guerre des Mondes... Euh... faut que j'y aille ciao
Chacun ses goûts ? ![]()
Ah voilà, c'est ça! En tout cas mis à part le fait que je cherche à prouver à tout le monde que ce film est un chef d'oeuvre, il n'y a rien de méchant je te rassure
Personnellement je trouve que la puissance du film est surtout concrétisée par la forme... S'il avait été filmé de manière classique, j'aurais peut-être aussi préféré la guerre des mondes.
Après c'est clair que le synopsis mérite quand même largement le détour.^^ Si Cuaron avait pu accentuer une partie pour le rendre vraiment meilleur, ç'aurait été la psychologie de Theo qui reste un tantinet sous-exploitée, je trouve (même avec ce qui lui est arrivé dans sa vie). Après chacun son truc...
Je viens de relire le topic et je vais vraiment faire tâche en affirmant que j'ai été relativement déçu par ce film.
Certaines séquences sont tout à fait ubuesques avec comme exemple, la "capture" par Syd, l'inévitable embrassade de Owen et Moore, 20 ans qu'ils ne se sont pas vus mais s'envoient des balles comme au 1er jour... etc etc. La première partie jusqu'au camp, est pour le moins nulle: aucune portée philosophique malgré le pitch, une ambiance anarchique bien retranscrite mais c'est tout. A quand un film futuriste pessimiste traduisant un chaos moral de l'humanité et pas seulement matériel ?
Le scénario est également bidon, tenant sur 1/2 page, le synopsis est de loin plus interessant, Cuaron n'a pas fait le film auquel je m'attendait.
La partie du camp est le seul intêret du film pour moi, gaché également par des scènes encore grotesque: où comment trouver ,pour le scénario, une solution afin que les héros s'échappent: un bébé dont l'humanité entière rêve ! oui mais en rêve pendant 5 minutes: 1 coup de fusil et c'est toute une armée qui se détourne de la chose la plus incroyable et sublime de ce futur là...musique larmoyante à souhait
Côté acteur Owen c'est du bon mais on reste dans le cliché concernant les autres personnages...
Bon et technique je rejoint tout le monde quand même, c'est impressionant.
En gros je dirais que Cuaron est resté dans l'illustration seulement l'illustration, à l'instar d'un Fincher avec son Benjamin Button.
4/10
Là très scinèrement tu mérites des coups de bâton.
Dois-je contre-arugmenter? Cuaron n'a rien à démontrer. Il crée un univers s'en appuyer sa mise en scène dessus. C'est l'efficacité au service de la discretion (ou l'inverse). Le tout est pour le moins cohérent. Mais si le film t'apparaît totalement absurde, que le scénario te semble tenir sur 1/2 page (ce qui est discutable tant Cuaron instaure en quelques polans une atmosphère sociale et temporelle, un contexte cerné de manière magistrale), que la musique te semble larmoyante, je ne sais plus quoi faire. Comme d'hab, je vais te demander tes films références.
Je n'ai jamais dit que cela n'était pas cohérent, au contraire. Relis mon texte, j'ai apprécié la retranscription de cet univers. Et cet aspect, plus l'aspect technique du film sont mes seules satisfaction. Ma plus grande déception vis à vis du scénario est que l'on parte d'une bonne idée de départ dans un contexte de stérilité "universelle" pour au final faire un vulgaire scénar où un mec protège une fille (Besson copyright ?). Cuaron montre, Cuaron truffe le films de références (et en particulier bibliques ce qui m'a emmerdé aussi car trop nombreuses) mais c'est tout. C'est pour ça que je parle d'illustration, c'est creux (d'où mon parallèle avec BB).
Le terme larmoyant pour la musique est mal choisi. Elle est très belle mais on peut s'en passer, quand Owen pleure à la mort de sa femme, pourquoi ne pas faire celà brutalement, sèchement, l'homme seul, pourquoi accompagner toujours d'une musique ?
Enfin, je n'ai pas dis que le film était absurdes, mais que plusieurs situations l'étaient et s'en devient irrémédiablement chiant.
Sinon, pourquoi me demander mes références ? parle t-on de ce film ou de ma culture ciné ? je me suis fait tous les messages de ce topic et à un moment tu dis un truc du genre "celui qui n'aime pas ce film, n'est pas cinéphile". Ca c'est profondément débile, être cinéphile c'est aussi partager le cinéma et cela passe par l'acceptation du point de vue d'autrui Rudy... Pour te faire plaisir je te cite quelques films qui seraient dans mon top50 que je ferais un jour:
Pulp fiction
Requiem pour un massacre
la ligne rouge
2001
Les affranchis
Le parrain
Amarcord
l'eau, le vent, la terre
If...
etc etc
éclectique n'est ce pas ?...
"un vulgaire scénar où un mec protège une fille"
ce que t'appelle un "vulgaire scénar", j'appelle ça une histoire simple et efficace.
Le film prend surtout le partit de rester a une échelle très humaine car son background suffit a faire passer le message.
En aucun cas c'est un défaut, bien au contraire, on suit simplement les aventure de personnes très simples qui ont un but très simple aussi mais qui va les amener a parcourir un monde a l'abandon ou une multitudes de plans font office de scénario.
C'est effectivement très visuel comme film, c'est l'exemple même du long métrage ou la mise en scène suffit a raconter quelque chose.
Je comprends où tu veux en venir god-given mais je ne suis pas d'accord car pour moi Cuaron ici ne dit rien, il ne fait que montrer. Et quel que soit la beauté des images, ou la difficulté des techniques utilisées (en passant le plus prenant pour moi est l'évasion avec la voiture qui ne veut démarrer) ce n'est pas suffisant.
De même que dans cet environnement ultra hostile, je n'ai ressenti que deux moments de tension, bien trop peu sur les 1h40.
"ne dit rien, il ne fait que montrer"
Au cinéma, "montrer" n'est-il pas une manière de "dire"?
Au cinéma, "montrer" n'est-il pas une manière de "dire"?
Bien vu ! ![]()
Sinon 2001 ne ferait que montrer non ? Parmi tant d'autres.
Je n'utilise peut être pas les bon mots pour exprimer ce que je pense. En gros mon "montrer" traduit ne faire que cela, "divertir" si l'on peut dire mais là aussi je pense qu'il n'y a que moi qui vais me comprendre^^. Mon dire traduirait exprimer le fond d'une pensée, pas seulement référencer plusieurs choses comme le fait Cuaron mais exprimer une véritable pensée, idée ou sentiment.
J'ai lu (sur le forum des Cahiers il me semble) que ce film souffrait de son but grand public et qu'il était clair que Cuaron n'a pu exprimer quelquechose, il est resté dans enfermé dans les codes de ce cinéma de masse. (ces propos ne sont pas de moi, même si je les partage).
blazcowicz: tu considère 2001 comme une oeuvre seulement visuelle ? ![]()
Pour moi justement 2001 ne fait pas que montrer, la portée philosophique de ce film est immense.
C'est plus l'orientation du film qui me gène, le traitement du fond, comme l'a été Benjamin Button.
Bah dans ce cas je vois pas ce que tu peux reprocher aux films...c'est la faute de personne, mais reprocher à un réal d'avoir fait ceci alors que toi t'aurais préféré cela c'est pas forcément intéressant ( je gueule pas hein ^^ ).
C'est pas que j'aurais préféré, c'est que ces films n'ont pas de fond ou très, très peu. Ce sont de simples divertissements, ce qui n'est pas génant en soi mais me concernant les films simplement "divertissants" me plaisent vraiment rarement, et ce n'est pas du tout le cas ici.
Après j'ai la vague impression que le forum entier me tombe dessus là ![]()
Ouais je trouve que vous y allez un peu fort avec Gangsta
Merci de garder votre calme !