Oui du coup c'est bien ce que je compte faire, car je me suis rendu compte avec Zodiac que ça pouvait me plaire. ![]()
Le 27 septembre 2015 à 18:17:55 Lt-Schaffer a écrit :
Pourtant c'est un très bon film. Et j'aime bien le scénario.
Non mais tu es trop gentil là, c'est pas possible ![]()
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On a d'abord la version terre-a-terre des inspecteurs, une enquête qui mène à une "dead end". Puis on se recentre sur l'ecrivain, qui lui va mêler preuves, et choses qu'il veut voir parce que ça colle à l'histoire. Entre les deux, la vérité, qu'on n'aura jamais.
Difficile de rester attentif tout du long, mais j'ai bien aimé. Je n'oserai pas m'y replonger avant longtemps. C'était éprouvant. On sait quand un film est raté, et ici ce n'est pas le cas. C'est juste que l'ambiance du début n'est pas la même que celle de la fin (à part un rappel qui fait froid dans le dos).
A voir au moins une fois.
J'ai revu à la suite Zodiac et Seven et je dois dire qu'autant l'un m'impressionne de plus en plus, autant je me désintéresse de l'autre avec le temps et c'est confirmé par ce revisionnage. Les deux films sont réalisés de main de maitre c'est sûr, et ils ont des sujets similaires, mais dans les intentions c'est tellement différent...
Zodiac use le tueur en série comme une entrée pour parler d'une époque, des frustrations et des mystères à grande échelle, c'est un film plein de pudeur qui sait prendre du recul quand il le faut, même dans les horreurs qu'il montre. Les meurtres sont froids et rapides. Les répercussions dans la presse, sur les hommes, les moeurs, la culture, ça c'est le coeur du film. Par exemple Mark Ruffalo, le flic en charge de l'affaire qui va voir un film au cinéma qui reprend des éléments de son enquête (Dirty Harry) ça en dit énormément et ça nous laisse à penser.
Seven c'est la fascination pour le tueur illuminé, dans toute sa grandeur. Le monde est sombre, dégueulasse, sans pitié. C'est un superbe exercice de style qui emprunte à beaucoup d'éléments du cinéma passé mais je peux pas m'empêcher de trouver ça complètement vain. Laisser la caméra sur le tueur, le sourire en coin, expliquer son plan machiavélique qu'il mènera jusqu'au bout, c'est un point de vue à sensation presque vulgaire et ça m'intéresse nettement moins. Surtout quand on peut le comparer à une autre oeuvre du réalisateur.
Je prends Seven comme un produit de son temps, et je me doute que Fincher ne fera plus jamais un film comme ça. Zodiac, The Social Network, Gone Girl, sont bien plus similaires que cette autre histoire de tueur en série finalement et je dois dire que je préfère largement le Fincher nouveau.
J'aime bien le Fincher de Seven aussi, plus "cinéma" sans doute que Zodiac. Après je sais pas s'il est juste de les comparer. M'enfin oui Zodiac reste bien meilleur.
C'est une oeuvre de jeunesse aussi, elle a un côté très ludique, très sensationnaliste et comme tu le dis, très vain. Elle se rapproche plus de Fight Club en ce sens.
Avec Zodiac, Fincher est passé à l'âge adulte quoi.
J'ai vraiment bien aimé ce film jusqu'au dix dernières minutes, on aimerait que ça se passe différemment et que le mec soit arrêté mais au final c'est inspiré de fait réel et à la fin on apprend ce qui s'est vraiment passé et donc on comprend (pour ma part) que ça pouvait pas en être autrement.
Ça m'a rappelé le jeux L.A Noir avec une enquête longue est minutieuse et surtout interessante.
A voir.
La scene dans le sous sol vers la fin avec Graysmith (Jack Gyllenall) qui rend visite à un mec en contact avec Leigh fait vraiment flipper
Sans musique ni screamer j'étais angoissé. Vraiment très bonne cette scene.
Le 29 octobre 2015 à 08:42:05 Waho a écrit :
J'ai revu à la suite Zodiac et Seven et je dois dire qu'autant l'un m'impressionne de plus en plus, autant je me désintéresse de l'autre avec le temps et c'est confirmé par ce revisionnage. Les deux films sont réalisés de main de maitre c'est sûr, et ils ont des sujets similaires, mais dans les intentions c'est tellement différent...Zodiac use le tueur en série comme une entrée pour parler d'une époque, des frustrations et des mystères à grande échelle, c'est un film plein de pudeur qui sait prendre du recul quand il le faut, même dans les horreurs qu'il montre. Les meurtres sont froids et rapides. Les répercussions dans la presse, sur les hommes, les moeurs, la culture, ça c'est le coeur du film. Par exemple Mark Ruffalo, le flic en charge de l'affaire qui va voir un film au cinéma qui reprend des éléments de son enquête (Dirty Harry) ça en dit énormément et ça nous laisse à penser.
Seven c'est la fascination pour le tueur illuminé, dans toute sa grandeur. Le monde est sombre, dégueulasse, sans pitié. C'est un superbe exercice de style qui emprunte à beaucoup d'éléments du cinéma passé mais je peux pas m'empêcher de trouver ça complètement vain. Laisser la caméra sur le tueur, le sourire en coin, expliquer son plan machiavélique qu'il mènera jusqu'au bout, c'est un point de vue à sensation presque vulgaire et ça m'intéresse nettement moins. Surtout quand on peut le comparer à une autre oeuvre du réalisateur.
Je prends Seven comme un produit de son temps, et je me doute que Fincher ne fera plus jamais un film comme ça. Zodiac, The Social Network, Gone Girl, sont bien plus similaires que cette autre histoire de tueur en série finalement et je dois dire que je préfère largement le Fincher nouveau.
J'ai justement revu les deux ce week-end. Je te suis à fond sur les différences entre les deux mais je dois dire que je les aime toujours autant, même si Zodiac est passé devant.
J'ai conscience de répondre à un fantôme mais bon
Seven a un côté plus irréel, fantasmé. C'est vraiment un pur film noir à la sauce contemporaine, tu retrouves cette atmosphère trouble et poisseuse, ce duo de personnages emblématiques. Ouais c’est beaucoup plus “cinématographique”, spectaculaire même, mais je trouve que le film marche parfaitement en l’état, ça ne sacrifie jamais la sensation à ses personnages que je trouve très bien écrits, on a un duo classique mais qui fonctionne à merveille, avec une vraie alchimie, un vrai lien qui se crée. Et on parle moins d’elle mais je trouve le personnage de Gwyneth Paltrow tout aussi essentiel que les deux mastodontes Pitt et Freeman, elle apporte une sorte de douceur au récit tout en contribuant parfaitement à son amertume, en ça j’adore la scène du café entre elle et Freeman qui a un côté assez déchirant.
Après y’a un propos sur la crasse du monde qui nous attend au dehors, assez basique mais quelque part universel, ça passe par l’opposition entre les deux enquêteurs principaux, tandis que John Doe est une incarnation des travers de la société alors qu’il prétend les combattre. C’est également l’un des films qui illustrent le mieux la thématique fincherienne de la perversité du spectateur, à l’image de cette boîte dont on veut absolument connaître le contenu tout en soupçonnant qu’elle renferme quelque chose d’horrible. Du coup non je ne trouve pas le film superficiel, d’autant plus qu’il ne tombe jamais dans l’excès de formalisme, que tous les effets de mise en scène de Fincher sont au service de l’univers poisseux qu’il tente de créer, que c’est irréprochable formellement mais qu’en même temps ce n’est pas comme s’il se regardait filmer, qu’il n’y a pas de pures envolées de mise en scène comme il peut y en avoir dans Fight Club ou Panic Room.
Ce qui est intéressant avec Zodiac, c’est que c’est un peu l’anti-Seven. Tu attends Fincher au tournant après son grand film de serial killer et il bouscule complètement tout ça. Déjà le film s’ancre complètement dans le réel, par sa nature même (histoire vraie) mais aussi par son traitement, qui nous rappelle constamment l’époque, le lieu, nous fait prendre conscience des années qui passent (belle idée que cet écran noir fait uniquement d’extraits audio et de musique d’époque). Là où Seven a un côté plus irréel et intemporel, je ne sais même pas dans quelle ville ça se passe d’ailleurs, ici le contexte est vraiment essentiel au propos.
Et l’enquête est vraiment au centre au point de devenir presque un personnage à part entière, une sorte de monstre informe qui bouffe les enquêteurs, les mène en bateau, les détruit progressivement… Il y a un côté très méticuleux, méthodique, où chaque étape du travail est détaillée, et en même temps c’est éminemment frustrant quand on connaît la fin. On accumule les fausses pistes, les échecs de procédure, on sent le poids du temps qui fait s’estomper toute l’affaire. Fincher nous montre ces meurtres atroces (les scènes de crime sont d’ailleurs parmi ce qu’il a pu faire de plus angoissant), nous donne envie de savoir qui est ce tueur, quels sont ses motifs, mais en même temps la société évolue autour et l’oublie progressivement. Reste le personnage de Gyllenhaal, brillant, obsessionnel et hermétique (comme le héros d’une autre “histoire vraie” de Fincher), le seul peut-être à voir la vraie valeur dans le fait de condamner un meurtrier oublié par la société.
Du coup c’est un film qui parle d’énormément de choses, de l’Amérique, de l’obsession et l’attirance morbide pour les histoires de meurtre, mais aussi des médias. La presse bien évidemment, ce grand temple de l’idéologie américaine qui est ici utilisé comme un moyen pour le tueur de sortir de l’anonymat et de rentrer dans la légende. Mais aussi le cinéma, je trouve ça intéressant qu’un film soit soupçonné d’être la source d’inspiration du tueur et qu’un autre soit lui-même inspiré par son histoire, on a cette idée que les médias façonnent la réalité, qui elle-même façonne les médias, c’est une belle idée. Et en ça le film rentre clairement dans les obsessions du Fincher “deuxième partie de carrière”.
Voilà tout ça pour dire que Fincher je le suce
En fait ça n'est même pas dit dans quelle ville se passe Seven, je crois d'ailleurs que c'est censé être une ville fictive.
Et bien d'accord avec tout ce que tu dis
Ca sent le up cause karim debbache
Ça fait un moment que je voulais revoir Seven et Zodiac mais j'avoue que le Chroma m'a "rappelé" cette envie si j'ose dire, en particulier revoir ce fameux plan du taxi que j'avais complètement oublié.
Mais bon au pire on s'en fout
J'ai plus le FDBF ni Seins Nus alors je cherche d'autres maîtres à penser
Slurp
Comment tu crois que je suis arrivé à ce poste ?
"Before i kill you, i'm gonna throw your baby out the window."
La violence, putain ça m'a tellement surpris cette réplique.. Cette froideur... Tout comme le premier crime qu'on voit, et celui au bord de la plage.. Bref excellent film, comment j'ai pu ne pas le voir plus tôt, un vrai mystère..
C'est vrai que ce film n'est pas tout le temps apprécié je trouve.
Perso je l'adore, c'est un de mes films préférés. C'est d'une telle maitrise, je trouve ce film absolument incroyable. J'adore Fincher, mais c'est mon préféré de Fincher, même si c'est difficile de comparer avec par exemple Social Network ou d'autres qui sont différents.
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Guillermo-del-Toro-analyse-Zodiac-son-Fincher-prefere
Guillermo Del Toro parle de son Fincher préféré
Le 11 mars 2017 à 13:40:58 SnakePlisken59 a écrit :
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Guillermo-del-Toro-analyse-Zodiac-son-Fincher-prefere
Guillermo Del Toro parle de son Fincher préféré
Dans le cas de Zodiac, tous les éléments formels deviennent quasi hypnotiques… Il vous berce dans un monde différent et prend ce qui était réel en le rendant symbolique. Il vous met dans un état proche de la transe qui fait que tout opère à un niveau encore plus profond.
C'est quasiment ce que j'ai eu, j'étais entièrement dans le film de A à Z.
Le film est tellement prenant il y a un boulot monstrueux à tout niveau (même du simple son comme le bruit des machines à écrire par exemple), rien que l'ambiance nous enferme dans ce monde sans problème (rien qu'une certaine scène avec Gyllenhaal j'ai flippé avec lui).
Un pur thriller d'un maître du genre.
Del Toro a clairement du bon goût en choisissant ce film ![]()
J'ignorais qu'il avait été snober aux oscars à l'époque, j'apprends quelque chose la, c'est un peu comme Gone Girl j'imagine ? (oui toujours pas vu et sous blister, j'avoue
)
Je pense que Zodiac est une oeuvre qui ne correspond pas du tout aux oscars, même si pour le coup ils auraient pu quand même le nommer pour des aspects techniques (rien que la photographie quoi).