Dirty_Flichty_ Posté le 10 novembre 2005 à 11:33:45
Elegolasses Posté le 09 novembre 2005 à 19:27:17
c´est moi qui me fait des idées ou tu sembles prendre beaucoup de films au 2nd degrés flicht ?
Euh... tu parles quand même au mec qui a gueulé parce que des gens ne prenaient pas The Descent au premier degré. De plus, ça fait partie des intentions de Cronenberg, il a voulu faire une satire, il le dit dans toutes ses interviews.
Et pis merde quoi, c´est flagrand quand même ! Me dit pas que t´as pris au sérieux la scène au début quand la fille fait un cauchemar et que tout le monde vient la rassurer, avec des câlins et tout. Ca annonce quand même tout de suite que le film tend à se moquer de tout ça.
==> Euh... Oui, alors la, faut arréter 2 secondes avec le second degrés. Exagération outrancière, décalage ne veut pas dire second degrés. Evidemment, tout est exagéré, on est bien loin de la réalité, la petite famille modèle et compagnie + la scène du motel au début, mais c´est ça qui met mal a l´aise (justement). History of violence est un film à prendre trés au sérieux, une claque a prendre en pleine gueule. Franchement, la dernière scène n´a rien de marrante, et les répliques décalées du frèers accentuent l´impression de malaise. Dans une telle tension, j´ai du mal à voir comment on peut aprécier ce film en se marrant. Satire ne veut pas dire parodie.
Tout ça pour dire que cette histoire de Second degrés m´apparait comme une inutile subtilité purement critique
Sinon, "c´est du déja vu, c´est génial", ça tient pas la route. C´est justement parceque ce film est unique qu´il est génial. Je n´en ai jamais rien vue de tel, jamais vu de telles explosions de violences dynamiter le film, un tel amalgame, et même inversion, entre violence retenue et violence exprimé. Plus j´y repense, plus ce film est d´une effrayante pertinence. La toute dernière scène est en effet magistrale de par son ambiguité. C´est du trés trés grand.