Et voilà, je sens que je vais encore écrire trop, aux yeux de certains, sur un film que peu auront vu… Dommage et tant pis pour eux !
Garden State… Je reprendrai une phrase de Le combat ordinaire de Manu Larcenet ( très bonne BD soit dit en passant, mais là n’est pas le sujet) : « Tout est mieux avec toi que sans… ». Voilà ce qu’entre autres choses, illustre ce film.
Un paumé qui revient au pays afin d’enterrer sa mère paraplégique tombe amoureux d’une menteuse patentée doublée d’une épileptique ! Enivrant n’est-ce pas ? ! Et pourtant alors que l’on pourrait s’attendre à un drame lourd, triste et pathétique, on voit un divertissement rafraîchissant l’âme et la pensée. Bourré d’humour et de tendresse, ce film est l’un des rares qui nous laissent une impression vraiment positive : celle d’avoir passé en compagnie des personnages ( et non plus des acteurs) un moment de bonheur. Un bol d’air, une promenade dans une forêt de sentiments, de charme, d’érotisme, de joie, de tristesse et de tant d’autres choses encore !
Beaucoup d’éléments concourent à nous faire aimer ce film : des acteurs qui campent à merveille les rôles qu’on leur donne ( ce serait dommage qu’il en soit autrement puisque les deux personnages principaux sont incarnés par le réalisateur et par Natalie Portman ! ), des musiques et chansons bien adaptées aux situations, un scénario peut-être pas original, mais bien monté et bien suivi, des seconds rôles, pour une fois, développés plutôt qu’insipides…
Mais il faut aussi voir les défauts de ce film. Car il y en a. On y évite pas quelques clichés et quelques emphases inutiles : on n’évite ni le baiser sous la pluie ni, parfois, un trop plein de bons sentiments. Mais malgré cela ( peut-être même grâce à cela), on plonge dans l’histoire et on en ressort ravi.
Ce premier film est, pour moi, une réussite qui laisse encore beaucoup à espérer de son réalisateur, Zach Braff.
Garden state nous donne une fraîcheur qu’il serait dommage de refuser. Il nous donne envie de sourire, il nous donne envie de vivre, tout simplement. Et c’est trop rare…
Non, finalement, je n’ai pas écrit tant que cela, et c’est bien mieux ainsi !
Un film impressioniste pour une empreinte favorable, impression elle aussi...