Mon frère komen ke c'est de la bombe ce film, sur la vie de ta reum il déglingue sa race ! Woulah sur le Coran de la Mecque il pète sa mère ! Mate-le je suis pas un mytho nardiiine
C'est le meilleur film sur la banlieue que j'ai vu. Tout est plus vrai que nature, sonne super juste, rien n'est exagéré, tout est comme dans la réalité. J'ai aucune critique négative à formuler, le film est réaliste, il montre des jeunes livrés à eux-même, ayant honte de l'amour, ayant besoin du conflit pour exister. Tout ce que j'ai vu autour de moi quand j'etais plus jeune est dans le film. Cette pudeur, ce mal-être face à l'amour ... la honte de dire à sa mère qu'on était avec une fille et à qui on raconte qu'on était "avec des potes". Trainer sa misère d'un quartier à l'autre avec une bande et éviter les coups foireux, regler par la force les problemes qui peuvent se regler calmement, en dialoguant. Mais quand on n'a pas les mots, ça finit par des : "Va dire à ta pute qu'elle arrête de faire tourner la tête de mon pote sinon je lui explose sa race" ...
L'esquive est un film sur l'amour, les sentiments, d'ailleurs sans rien dévoiler la fin du film est très jolie et montre bien que ces jeunes ne savent jamais vraiment ce qu'ils veulent. Quand on n'a pas l'argent, la culture, il reste l'orgeuil, la fierté, la haine aussi. Dans "L'esquive" tout tourne autour de ça. Aller à la rencontre de quelqu'un devient une épreuve. "Viens ! - Viens toi ! - Non viens - Non viens toi !!" ... C'est drôle mais c'est tout à fait ça....
On pourra reprocher au film quelques facilités (l'intervention musclée des flics, la femme flic cette salope pire que ses 2 collègues hommes, les insultes) mais c'est une réalité alors pourquoi l'esquiver ? (ah ah jeu de mot) Le truc qui peut agacer dans "l'esquive" c'est ces sempiternelles engueulades pour 3 fois rien, ces expressions toute faites ("Mon frère") ultra répétitives mais là encore, dans la réalité c'est comme ça. Je repete souvent à certains de mes potes plus jeunes que moi qu'ils sont la génération "3 mots de vocabulaire" en me foutant d'eux mais c''est vrai, pour acquiescer on ne dit pas oui, on fait claquer la bouche sur le côté, c'est tout une technique , pour dire s'il te plait on dit "Vas-yyyyyy" ............... "Ca va ? (hop claquement de bouche), "tu vas au match ce soir ?" (re claquement de match) "Tu m'emmènes ? Vas- yyyyy assure"
Enfin bref, j'aime beaucoup ce film, parfois agacant, parfois enervant à l'image des jeunes à l'ecran qui ont l'art de toujours tout compliquer mais c'est tendre, juste, marrant. J'avais pourtant un a priori négatif (j'avoue) avant de voir le film (comme pour "les choristes") mais autant les choristes est fade, lisse et est une bouse, autant "L'esquive" frappe au coeur. Ce fut une claque quand je l'ai vu.
Le meilleur film sur la banlieue.
Vu en SES aujourd'hui. Je sais pas trop quoi en penser, j'ai pas détesté et je n'ai pas adoré non plus. Je dois avouer que c'est assez dur de comprendre ce que disent les jeunes (parfois) et que certaines scènes sont trop caricaturales (les flics).
Ce qu'il faut aussi prêter attention dans le film, c'est la mise en abime notamment autour de la pièce de théatre "Le Jeu de l'amour et du hasard" qui parle d'apparence; des masques qu'on porte par rapport aux autres, et s'attaque aux préjugés de l'époque.
Le coté un peu sur-langage des banlieues renvoyant par exemple aux dialogues théâtraux.
Ca craint trop ce film!
Je l'ai enfin vu et j'ai été révolté. Ce présente les jeunes de banlieue comme des illettrés alors qu'aujourd'hui ils écrivent mieux que Molière.
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Enfin bon Molière ![]()
Arrivée de Ian dans 10 minutes
Sinon ce film ![]()
L'Esquive est une merveille.
Abdelatif Kechiche est un grand.
Le film se passe en banlieue, ses tours grises impersonnelles, ses pères en prison, ses flics trop agressifs (comme dans la seule scène du film à la quelle on peut reprocher de tomber dans le cliché un peu facile, mais qui a le mérite de créer, par le découpage, le montage, une tension qui va crescendo,). Pourtant Kechiche esquive (presque) tous les poncifs du genre. Dans son film : pas de rap, de dealers ou de violeurs (cf. l'abjecte "journée de la jupe"), pas non plus de flics racistes ou de victimisation facile de cette partie de la population. En plus d'éviter tous ces clichés, Kechiche esquive également toute problématique sociale. Il n'est pas question ici d'intégration, de fracture sociale, de sécurité, de laïcité, de burqa ni d'identité nationale.
Car, comme dans "La Graine et le Mulet" et son port de Sète, Kechiche se sert d'un environnement, propice habituellement à un grand questionnement socio-economico-politico-culturel, pour raconter une simple et légère histoire d'amours. Le film confronte en effet les pérégrinations amoureuses des personnages d'une pièce de Marivaux dont les élèves préparent une représentation tout au long du film, et celles des élèves eux-mêmes. Kechiche nous montre à travers cette intelligente mise en abîme, que les règles du jeu de l'amour et du hasard sont les mêmes, que l'on ait vécu dans la bourgeoisie au temps d'Arlequin ou que l'on vive dans la banlieue parisienne du XXIe siècle. Car ici, comme dans la pièce de Marivaux, les conflits amoureux sont souvent réglés indirectement, par la cour (valets ou potes) des différents protagonistes, les rencontres sont arrangées, les quiproquos et malentendus sont légions, les amours sont contrariés.
Sans transition...
L'Esquive est également un grand film sur l'importance du langage. Ceux qui savent l'utiliser sont puissants. Krimo, lui ne maîtrise pas le langage, ni dans la vie, ni au théâtre (ce qui lui vaudra une remontrance violente mais justifiée de la part de sa prof de français). Il utilise pourtant le théâtre pour tenter de se rapprocher de Lydia (la génialissime, et trop mignonne, Sara Forestier) dont il est amoureux (et on le comprend).
Lors d'une scène de répétition (cf. lien à la fin du message) Krimo anone ses répliques sans conviction, troublé par l'expression de Lydia, par ses gestes (il est presque bouleversé lorsque sa main s'introduit par surprise dans le champ) puis les plans deviennent plus cours, les cadres plus serrés : le montage, comme le cœur de Krimo, s'emballe. Le jeune homme tente alors de voler un baiser, qui sera esquivé par Lydia, et par la caméra, révélant un Krimo aussi maladroit et ridicule dans ses gestes qu'il ne l'était avec les mots.
Le réalisateur démontre un talent de direction d'acteurs absolument prodigieux. Les acteurs sont parfaits, les joutes verbales sont d'une intensité et d'une énergie jubilatoires. La caméra, toujours placée où il faut, parvient à capter des gestes, des regards, des sourires qui en disent souvent plus long que tous les mots.
"L'Esquive" permet donc aux habitants de cette banlieue de sortir des représentations que l'on en fait habituellement, d'être autre chose que des figures abstraites et métaphoriques d'une certaine condition sociale, et d'être enfin, le temps d'un film, de vrais personnages de cinéma.
Et rien que pour çà M. Abdelatif Kechiche, merci.
Pour la scène dont je parle : http://www.youtube.com/watch?v=iFhOIQGVfuQ&feature=related (à partir de 4:20 environ jusqu'à 6:24 environ)
Certaines notes sur CL sont proprement honteuses d'ailleiurs ![]()
Eh ben, il y a de bien beaux avis sur ce topic, je serai beaucoup moins long.
L'esquive est un film profondément pessimiste dans sa représentation de la banlieue. Pour le cinéaste, une fois qu'on appartient à ce monde on est foutu. C'est la faute des parents, c'est la faute des flics et c'est même un peu la faute des profs. On est condamné à garder toute notre vie ce langage adopté presque de force (ou du moins malgré nous) qui nous conditionnera jusqu'à la fin des temps (désolé Terry c'était pour éviter une redite)
Il est là le beau cercle vicieux bien confortable.
Il se trouve que je ne partage pas du tout cette vision fataliste des choses.
Heureusement, je ne regarde pas un film pour approuver la vision d'un cinéaste mais là malheureusement il n'y a pas grand chose d'autre à regarder.
Les 20/25 premières minutes sont très pénibles mais au bout d'un moment la lobotomie progressive à base de "mon frère, zyva, wesh..." fait effet et on s'habitue.
Les personnages n'ont pas grand intérêt après réflexion, cela dit ils ont le mérite d'exister (le parti pris esthétique du réalisme exacerbé fait mouche).
Et si je dois reconnaître un talent au réalisateur c'est de réussir à capter l'essence de ses scènes grâce à son procédé de rallonge et à une mise en scène méthodique.
Malgré tout le film ne parvient pas trop à emporter le morceau émotionnellement parlant.
Au final c'est exactement ce à quoi je m'attendais. Et je comprends tout à fait qu'on puisse adorer (enfin jusqu'à un certain point) ce n'est juste pas le type de cinéma qui me fait rêver.
Et moi qui aime l'utilisation musicale de la langue au cinéma ![]()
Euh le film n'accuse personne. Faut pas déconner non plus. Et oui en banlieue on ne parle pas correctement, pourtant ça ne les empêches pas de jouer du Marivaux… et là Kechiche sort tout de suite du cliché du banlieusard ignare.
Le film ne parle pas d'une spirale, il ne juge personne. On est pas dans un film d'accusation.
Il fait évoluer ses personnages dans cet univers pas toujours joyeux. Et c'est loin d'être pessimiste. Pardon mais voir un jeune se battre contre sa timidité pour séduire une fille, se lancer dans le théâtre, c'est quelque chose de profondément optimiste et beau.
C'est avant tout une histoire d'amour, les personnages sont humains, vrais, ils existent, ils ont une consistance. C'est des gens totalement normaux, mais ils ont une histoire, un passé, ils ne sont pas là seulement pour faire le show pendant 1h40 et partir. Kechiche a une richesse et une justesse d'écriture quasi inégalée.
Le mec va réussir à te capter l'âme des personnages, leurs pensées rien que par sa mise en scène très dynamique, posant de longues scènes au seins desquels les perso peuvent exister.
Kechiche ne montre ni un côté positif ni négatif de la banlieue, il est 100 km au dessus de tout ça.
Finalement tu as vu, ce que tu voulais voir. Mais c'est bien plus subtile et profond que ça.
La vraie portée politique c'est de montrer des gens comme tout le monde, qui vivent en banlieue et qui ont les mêmes soucis que tout le monde… Des gens normaux en somme. Il n'y a pas de bien, pas de mal… Tout le monde est humain, fait des erreurs…
Après que ça ne t'émeuve pas, j'y peu rien, tant pis pour toi, mais faut pas raconter n'importe quoi, le film n'est pas là avec un regard accusateur.
ouais, je sais pas, c'est comme ceux qui disent que La Vénus Noire nous prend nous les françÂis comme coupables, j'ai pas une seule seconde eu cette impression, mais ça doit être moi...
Kechiche est avant tout un conteur intelligent, pas un journaliste TF1M6. enfin, c'est mon avis
Oui je suis totalement d'accord (sauf que ça serait plus les occidentaux en général que les français), Kechiche est au dessus de tout ça et Bonnaud l'expliquait génialement dans le cercle sur Vénus Noire. (voir même sur La graine et le mulet).
C'est vraiment d'une subtilité folle son cinéma, dans Vénus Noire, la vénus qui prend du plaisir à se faire humilier, ceux qui la défende utilisent des arguments racistes, on est loinnnnn d'un traitement unilatéral.
C'est pareil pour l'esquive.
Dans la graine et le mulet les "blancs" ne sont pas les méchants comme certains si je me souviens bien on tenté de le faire croire.
Et la scène des flics c'est pas accusateur peut être ?
C'est toi qui dis n'importe quoi.
Accuser de quoi ? d'être chiant ?
Et alors ? c'est pas non plus un pamphlet ou un reportage sur la banlieue. si ce genre de scène correspond à une réalité en banlieue, pourquoi il ne pourrait/devrait pas la montrer ? ça s'intègre très bien dans l'histoire, c'est pas placé là pour faire genre "nik la police". après, bien sûr, Kechiche fait du cinéma que certains appelleraient "social" ou encore "engagé", mais ça n'en fait pas de la propagande ou je ne sais quelle leçon de morale. ça reste un film, une histoire
Je me rappelle plus trop du film (hormis le fait que j'avais beaucoup aimé), mais je me rappelle de la scène avec les flics et je rejoins l'avis Minimus sur le film (sur ce que je me souviens).
Oui, je suis aussi d'accord avec Minimus.
(mais si c'est le seul truc que the go a à redire sur mon pavé, c'est déjà ça
)