Marrant de voir que ce film ne fait pas l’unanimité ici. Non pas que je pense qu’il soit destiné à tous les publics, bien au contraire.
Personnellement, je crois que j’ai rarement vu un film qui pouvait à ce point être sinistre et drôle. Les dialogues sont à mourir de rire sur la forme alors que le fond est d’une noirceur désespérante en soi.
J’adore ce grand écart constant, ce contraste entre cruauté et dérision qui flirte parfois avec l’absurde. Enfin, ça c’est surtout sur la première moitié ou les 3 premiers quarts.
La suite est plus subtile, parvient à préciser les contours de ce qui est une relation d’amour hyper toxique, mais d’amour quand même, enfouie sous plusieurs couches du vernis épais de ce qui est finalement de la pudeur face aux propres souffrances et dissonances cognitives des protagonistes.
Il faut sans doute aimer la psychologie (pas celle des théories mais celle du ressenti et des non-dits) pour aimer ce film entièrement. Certains diront que ce film a un rythme « nerveux »... Mais c’est un film sur les nerfs, justement ! C’est bien à tort qu’on réduirait ce film au registre comique.
Les personnages sont bouffées par leurs névroses (l’ambition, le matérialisme cynique, les injonctions sociales...) et ne peuvent pleinement réussir à se laisser exister. Ils se détestent intérieurement de ne pas être aussi exceptionnels ou conformes à ce que leur environnement attendait d’eux, tout en ne parvenant pas à faire taire leurs velléités secrètes d’amour simple, leur envie de lâcher prise, tout le film est une tension entre les deux. Tantôt le couple s’entraide dans sa volonté de vivre un monde meilleur dans l’imaginaire, joue un jeu commun, tantôt il se met des bâtons dans les roues, par ennui, frustration, ou pure impulsivité... et cherche désespérément à raccrocher cela au jeu.
La révélation finale (quoiqu’on pouvait s’en douter avant si on sait lire entre les lignes) est la cerise sur le gâteau, symboliquement, c’est la quintessence de tout ce qui anime ce couple, piégé entre son besoin d’échappatoire et son désir de se libérer de ses propres carcans.
Un film très hybride entre la farce grotesque, un cri du désespoir, et une étude de cas psychologique plutôt bien amenée, je trouve. Ca va bien plus loin qu’une simple dispute marrante avec de la répartie et du sarcasme pour crucifier l’hypocrisie sur place.
Sad, sad, sad...
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You see everything but the goddamn mind !
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Pansies, rosemary, violence, my wedding bouquet !
Comment introduire (sinon résumer grossièrement) ce film en 3 répliques...