Eh ben, j'ai même pas réussi à le finir.
Je voulais surtout voir à quoi ressemble cette fameuse pièce d'un des nombreux dramaturges américains inconnus en France. Je crois qu'on ne perd rien. J'ai essayé de lire O'Neil, le grand classique (illisible, mais potentiellement efficace sur scène), James Baldwin, qui cumule la couleur de peau sensible et l'orientation sexuelle réprimée (lu quelques lignes d'un de ses romans, ça n'a aucune valeur littéraire), il me restait Albee — Tennessee Williams, William Inge et Arthur Miller ayant été adaptés dans des grands classiques par Kazan, Huston, Brooks, Lumet... je me fais une idée de leur talent.
Pas convaincu, je comprends pas l'engouement.
J'aime les expositions de films théâtraux comme ça (Les Garçons de la bande). C'est un exercice qui peut être jubilatoire pour le spectateur. Mais souvent, même si je suis titillé par l'habilité du texte, de la mise en scène et des acteurs à nous maintenir éveillé quand l'action est dans les non-dits, dans les pauses, les sorties de personnages, les évocations du hors champ (le passé, un lieu ou un personnage important qu'on ne verra jamais), je trouve ça assez creux. Donc là, bien que Taylor soit géniale et que l'ambiance soit lourde, j'ai trouvé ça vain. J'ai déjà vu des dialogues comme ça je sais pas où, dans des parodies de pièces sérieuses de Broadway mises en scène par Hollywood peut-être. Ca m'évoque ça en fait : une idée de ce qu'est le théâtre sérieux new-yorkais, mais j'y crois pas. Ca sonne faux pour moi, mécanique.
Outre les dialogues un peu forcés, je trouve le rythme trop facile. Ca respire pas, c'est tout le temps hystérique.
Message édité le 15 janvier 2020 à 16:15:58 par Pseudo supprimé