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Liste des sujets

Le Voleur de Bicyclette

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
07 avril 2010 à 16:19:48

:snif2 :snif2: :snif2:

ilovemuesli
ilovemuesli
Niveau 10
07 avril 2010 à 19:36:45

Lol, pour toi reso, un vol de bicyclette, c'est rien, tu leur diras "c'est la vie". Sauf que pour le heros principal, c'est toute sa vie qui s'ecroule. C'est une tragedie sur les cruautes de l'epoque ce film.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
07 avril 2010 à 19:42:56

Et ta note pour le film, Reso ? :-(

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Niveau 33
08 avril 2010 à 01:08:27

ilovemuesli :d) je sais bien, mais c'est la vie. Je veux dire, c'est tellement plausible que ça ne me choque pas en fait, et j'aurai préféré qu'il y ait plus de rappels justement des conséquences de la perte du vélo dans la seconde partie du film. Sans forcément que ça soit lourd, histoire de maintenir la tension du début.

Pourquoi s'entêter à vouloir mettre une note ?

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
08 avril 2010 à 01:12:13

Parce que t'as dit que t'as aimé, je veux juste savoir combien tu donnes pour ce film. C'est important pour moi.

ilovemuesli
ilovemuesli
Niveau 10
08 avril 2010 à 12:23:09

Vas-y donne une note, sinon andalouse pourra pas dormir la nuit! :noel:

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
08 avril 2010 à 15:17:30

Il pourra pas dormir avec la note non plus :hap:

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Niveau 33
08 avril 2010 à 15:43:46

Entre 7 et 8

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
08 avril 2010 à 21:39:23

Voilà c'était pas dur. :hap:

Car en lisant ta critique, je croyais que c'était un 5 ou quelque chose comme ça. :hap:

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Niveau 33
08 avril 2010 à 21:47:36

Ah mais j'ai dis après que j'avais été peut-être un peu dur, en me relisant on pouvait croire que j'avais pas aimé du tout. Disons que le début est tellement génial que la seconde partie contrastait trop je trouvais.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
08 avril 2010 à 22:06:33

Bonne chance pour le Ford. :peur:

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Niveau 33
08 avril 2010 à 22:07:35

Le Ford je me fais aucun soucis.

The_Go-Between
The_Go-Between
Niveau 10
08 avril 2010 à 23:32:13

Y'a des images de toute beauté dans le Ford. Quel metteur en scène de génie :snif:

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Niveau 33
08 avril 2010 à 23:33:52

Je veux bien te croire, je le regarde après je pense :hap: quand j'ai fini pokémon 2 le pouvoir est en toi :hap: grand chef d'oeuvre du cinéma d'animation japonais.

Andalouse
Andalouse
Niveau 10
09 avril 2010 à 02:18:50

Oui, la photographie est parfaite dans le Ford. :bave:

FlaMerZea
FlaMerZea
Niveau 10
11 avril 2010 à 13:18:00

Le voleur de bicyclette c'est le film culte de scorsese. Dicaprio racontait qu'il avait une flamme dans les yeux à chaque fois qu'il en parlait

Whitesstripes
Whitesstripes
Niveau 11
03 novembre 2010 à 21:40:06

c/c de mon texte sur senscritique :

C'est vraiment dommage que je ne sois pas fait pour le néo-réalisme.

Le voleur de bicyclette prend place dans les années 40, au sein du prolétariat de l'italie d'après guerre. Très vite (dès le premier plan pour ainsi dire) nous sommes plongés au coeur de cette population. Car ce film fait bien sûr parti du mouvement néo-réaliste de cette époque. A cet instant, l'Italie subit un bouleversement cinématographique. On demande des films plus proche du peuple, plus authentiques. Ainsi ce genre se démarque par des thématiques plus populaires, des tournages en extérieur, dans des lieux réels, des acteurs qui n'en sont pas mais qui sont en réalité des gens comme vous et moi (enfin, à l'époque bien sûr !).

La première scène s'inscrit donc déjà parfaitement dans le genre, en présentant de nombreux chômeurs attendant leur embauche... Elle est déjà marquante par ce réalisme impressionnant, la foule qui s'exclame anarchiquement, sans ordre, bref, une situation tout à fait normale et bien retranscrite. Et le reste du film est du même acabit.
Les scènes sont majoritairement tournées dans les rues de Rome, rues qui grouillent de monde : Les jeunes jouent aux osselets, les gens se tassent dans les tramway et les autres s'adonnent à diverses activités. C'est vivant.
Cette agitation est néanmoins parfaitement représentée grâce à une mise en scène qui ne fait jamais dans l'excès, qui ne tente pas de montrer forcément les gens, de centrer ses plans sur des groupes d'individus, ou autre... Nous ne sommes pas dans l'illustration basique, le réalisme de ces rues n'étant représenté qu'en fond, mais un fond persistant et donc marquant.

Le scénario est finalement basé sur une histoire assez simple. Ricci, chômeur, récupère un boulot, s'achète une bicyclette pour pouvoir l'exercer, se la fait voler et la cherche. Mais autour de tout ça se développent en réalité des sujets beaucoup plus profonds. Une société en crise, une société laide, contemplée par les yeux innocents de Bruno, le fils de Ricci, qui assiste à toutes les pérégrinations de son père à travers les différentes branches de la société (la police désabusée, l'église immobile, la foule et l'effet de masse)...
Bruno est l'œil critique de ce film, qui dépeint une société bancale, en proie à de nombreux problèmes. De Sica ne parle pas simplement du drame d'un chômeur, mais parle du drame d'une société.

Certains utilisent pour ce film le terme de drame de l'enfance. Je n'irai pas jusque là. Cependant c'est un film qui fait ressurgir en chacun une profonde crise de conscience. Aucun manichéisme dans cette œuvre, rien n'est si clair, et Ricci, honnête homme qui recherche simplement de quoi nourrir sa famille se retrouve dans la position de l'homme qu'il traque durant tout le film. Le héros n'est donc jamais exemplaire. Et le spectateur ayant toujours tendance à s'identifier au héros, il s'identifie à cette déviation que finit par prendre Ricci. D'abord de bonne foi, son désespoir le pousse alors à de nombreuses erreurs. Il devient agressif, bafoue les règles, et quand il finit enfin par trouver son voleur, il ne peut fournir aucune preuve et toutes ses valeurs s'effondrent donc. De Sica nous confronte à une situation absolument banale, qui pourrait arriver à chacun d'entre nous, et qui bouleverse réellement l'identité profonde de chaque individu que cette mésaventure pourrait atteindre.

Pour en revenir au point de vue esthétique, la mise en scène comme souligné précédemment est réussie. Sobre le plus souvent, elle sait prendre quelques risques pour devenir plus rythmée lors de certains passages. A cette époque, c'est une mise en scène de grande qualité qu'il a été donné de voir. Jamais le film ne souffre d'une réelle lenteur, d'un plan trop juste ou d'un angle douteux. C'est limpide.

Les musiques permettent encore plus d'appuyer le sujet du film, dès le début, alors que tout semble partir pour le mieux, la majorité de la musique laisse présager du contraire, avec des thèmes assez sombres, tendus, qui ne reflètent en rien le début du film. Entrecoupés par quelques musiques à l'influence traditionnelle italienne, ou simplement au folklore de l'époque, ces thèmes reviennent plusieurs fois, parfois modifiés, comme pour montrer à quel point cette histoire a une fin inexorable. La société laissera tomber Ricci, le présage est déjà là. Et la fin du film réutilise les thèmes du début, la boucle est bouclée...

Humainement profond, le voleur de bicyclette aurait donc pu me séduire, me convaincre. Sa très bonne réputation, ses critiques pratiquement unanimes m'avaient réellement intéressés. Cependant en occultant les qualités objectives du film, il faut bien garder une part de subjectivité. Et là est tout le problème. Car je ne pense pas être fait pour le néo-réalisme. Les chroniques terre à terre, drames de la vie quotidienne (quelle qu'en soit l'époque); sont des choses qui me font facilement roupiller, même si je fais des efforts. C'est pour cela que ma note ne s'élève pas au dessus de 7. J'ai vraiment essayé d'aimer, mais c'est impossible, je ne vais pas faire l'hypocrite, dire à tout va que ce film est génial parce que j'ai vu ici et là qu'il faisait sûrement parti des meilleurs de tous les temps. Objectivement, c'est un film très réussi, créant en nous une réelle prise de conscience, abordant des thèmes centraux d'une époque délicate (l'après guerre). Mais subjectivement, je n'aurais pas tenu une demi-heure de plus !

No offense !

--------

Le 7/10 c'est parce que sur senscritique on donne une note. :)

FarCry6
FarCry6
Niveau 8
07 septembre 2014 à 20:19:26

Je up ce topic car ce film est juste magnifique ! :)

-Assurance-
-Assurance-
Niveau 10
11 août 2015 à 12:32:25

Et si les histoires les plus touchantes étaient les plus simples finalement ? Dans le Voleur de Bicyclette, Vittorio de Sica parvient à nous offrir une belle et poignante histoire humaine sans tomber dans le piège du misérabilisme facile. Dans un contexte difficile d’après-guerre, néoréalisme italien oblige, le personnage aura la chance de retrouver un emploi avant que l’on ne lui vole sa bicyclette, essentielle pour accomplir son travail. A la manière d’un Umberto D que j’avais découvert auparavant, les personnages se révèlent très vite attachants. Il s’agit pour eux de trouver les moyens de survivre dans cette crise économique, sans pleurnicher et avec une réelle dignité bien que celle-ci soit mise à rude épreuve. J’aime vraiment ces histoires d’hommes et de femmes ordinaires dépassés par les évènements mais qui trouvent toujours la force de lutter, de ne pas abandonner malgré les difficultés. C’est une représentation finalement très noble de la nature humaine.

Toutefois le ton sur celle-ci reste aussi très amer car s’il y a par moments du positif dans cette histoire, la triste réalité reprend souvent le dessus. Et parfois, quand l’humain devient solidaire de son prochain, ce n’est pas forcément dans le « bon » sens. Partie spoilante. La solidarité que le personnage principal a pu rencontrer pendant sa quête du vélo était un élément qui redonnait du sens à la vie en communauté. Mais quand une autre solidarité se met en place contre lui face au présumé voleur, là le ton est maussade. Et le fait de voir cet homme au pied du mur perdre sa dignité en décidant de voler à son tour une bicyclette est terrible car c’est finalement la pitié qui le sauvera d’un mauvais pas. Et toutes ses valeurs s’effondrent quand il réalise qu’il est devenu ce qu’il traquait. En ça la fin est d’une infinie tristesse avec ce personnage qui avance vers son sombre destin en pleurant, en abandonnant toutes ses forces, en perdant l’estime de son fils.

Le film est globalement pessimiste mais ce qui le rend encore plus grisant, c’est cet ancrage dans cette réalité d’une Italie pauvre au contexte social rude. Même le fait de s’autoriser un petit moment de « luxe » ne peut être apprécié tant une certaine forme de peur règne finalement sur le quotidien du citoyen lambda. Aujourd’hui je peux encore manger, mais qu’en sera-t-il demain ? Il en va de même lors de cette séquence où le personnage pense avoir perdu son fils et où l’angoisse est palpable. Ils vivent tellement dans la précarité que c’est finalement le lien familial qui reste leur plus grand richesse. Et c’est traité sans aucun pathos, ce qui rend cette histoire vraiment touchante à mon sens.

J’ai vraiment pris une petite claque émotionnelle avec ce film qui propose une histoire au fond maussade mais traitée avec subtilité et intelligence. L’écriture d’ensemble est de qualité, l’empathie pour les personnages est maximale, ce qui est essentiel pour que l’émotion soit présente. On les voit évoluer avec leurs craintes, leurs petites joies, leur courage, leur désespoir… Et ce sans trajectoire unilatérale, ce qui les rend authentiques et donc attachants. Et la mise en scène épurée de De Sica met en valeur ces personnages ordinaires, sans fioritures, sans tenter de nous apitoyer sur leur sort avec des procédés balourds. Le Voleur de bicyclette est un film très humain, terriblement vrai et vraiment poignant. Et cette fin me restera longtemps en tête… Un beau film tout simplement.

Collateral11
Collateral11
Niveau 27
09 décembre 2020 à 23:52:03

Universel et forcément très intéressant.
Je dirais que ce qui m'a le plus surpris, c'est que le film soit doté d'un vrai sens de la mise en scène. Je m'attendais à ce que le néo-réalisme aille de pair avec une réalisation plus documentaire voir impersonnelle mais les cadrages sont vraiment remarquables, c'est un beau film.
Par contre, je regrette un peu que la traduction française ait fait l'impasse sur le pluriel du titre, "Les voleurs de bicyclette" est bien plus percutant.

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