Je ne vois pas en quoi le traitement des hommes est "douteux" dans ce film. On est au contraire face à un film que l'on peut sans trop polémiquer qualifier de "féministe" (mettez autant de guillemets que vous voudrez - pour ce que ça veut bien dire) qui ne verse pas dans le pamphlet lourdingue et victimaire aujourd'hui à la mode. Tu compares ça aux merdes auto-proclamées véhicules féministes qui sortent en ce moment (genre Charlie's Angels, la dernière en date), c'est le jour et la nuit, hein.
D'ailleurs, vingt ans avant Thelma et Louise, Coppola réalisait lui aussi un film sur une femme (seule, elle) qui décide de prendre la route sans son mari pour respirer un peu (parce qu'elle a besoin de prendre du temps pour elle, de se sentir libre, blabla - bref un grand motif féministe, n'est-ce pas) et même chose, ce n'était pas du tout un film à charge contre les hommes. Ici aussi, elle va faire des rencontres plus ou moins malheureuses et notamment un homme qui va tenter de l'abuser, mais jamais ce n'est grossier, jamais tu n'as l'impression de voir un pamphlet politique.
Après, tant que le film est bon, je suis prêt à accepter plein de choses, mais bon, encore faut-il qu'il y ait quelque chose à défendre. En l'occurrence, Thelma et Louise et Les gens de la pluie, ce sont avant tout de beaux films.