1 an que j'attendais que tu me dises ça
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Encore 1 an de patience.
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Sinon il faut que je vois absolument Cobra Verde et Fitzcarraldo d'Herzog.
Kinski joue trop bien le fou, parce qu'il est totalement cinglé comme tu as pu le voir dans les bonus. ![]()
J'ai pas encore vu les bonus
Mais j'avais vu aussi sur internet que la tribu indienne qui participait au film excède par le comportement de Kinski aurait proposé à Herzog de le tuer
Chaud ![]()
Ca ne me surprend plus !
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Ouais c'est connu comme anecdote, mais c'est flippant un peu quand même.
Bah vu comment on décrit le comportement de Kinski, le plus flippant c'est ce dernier. ![]()
(Cette critique peu contenir des spoilers minimes, sur des détails anecdotiques du films, mais aussi sur les thèmes abordés. Je tiens à le préciser.)
Des colons espagnols mènent une expédition pour trouver Eldorado, la célèbre cité d'or, mais, complètement exténués par des semaines de marches et par une forêt amazonienne au climat difficile, décident de se diviser, et de laisser un groupe sur la terre ferme, et un autre groupe composé des plus grands guerriers partir en éclaireur sur des radeaux sur le fleuve.
C'est ce groupe que l'on suit, ce groupe en dérive sur le fleuve Amazone, ce groupe premièrement sensé trouver un village chrétien pour récupérer des vivres qui trahira les siens pour partir seul, mené par Aguirre, à la recherche de l'Eldorado. Mais cette cité, il est annoncé dès les premières secondes du film qu'elle n'est qu'une fable inventée par les indiens, et nous suivons donc ce groupe en pleine dérive, en pleine folie, mener une quête dangereuse perdue d'avance.
Mais peu importe les dangers, ces colons, tous abreuvés par les récits de conquêtes de Cortez qu'ils considèrent comme un exemple, rêvent d'or, de domination et de pouvoir. Au point qu'ils en finissent par trahir jusqu'à leur pays pour fonder entre eux une nation sans limite.
Véritable fable sur la malice perfide qu'apporte la passion du pouvoir, la folie qu'elle engrange, le film dérange dans le fait qu'il montre des personnages inconscients, sans morale, même ce prêtre qui a l'idée d'obtenir une croix en or affiche à sourire plein d'avidité juste... dérangeant.
Le pouvoir est un des thèmes du film, mais s'ajoute à lui celui de la peur. La peur constante des indiens, ennemis invisibles qui tuent dans la plus grande discrétion. La peur du bruit, la peur du silence, la peur du mouvement, la peur de l'absence de mouvement. Peur paranoïaque, ravageant l'esprit autant que le fait l'appât du gain, autant que la fièvre et la faim, mais aussi autant que la peur qu'inspire ce leader, Aguirre.
Aguirre, interprété par un Klaus Kinski fascinant, brillant de justesse, dérangeant. Sa carrure, sa gestuelle, sa voix, tout est pour lui donner ce charisme de fou emblématique. Son regard transperce, sonde, jusqu'à déranger même le spectateur.
Aguirre qui déjà n'était pas très net au début, va le devenir de moins en moins au fil de la dérive, au fil de cette quête de folie où il va n'en devenir que plus malsain, plus perturbant, et juste jouissif à voir se mettre en place en tant que spectateur.
Film envoutant, porté par des plans plus magnifiques les uns que les autres, rappelant Apocalypse Now ou La ligne rouge (mais rappelons que ces films sont sortis après celui dont nous parlons). Une caméra maîtrisée nous plongeant complètement dans l'atmosphère dangereuse et sale de la forêt amazonienne. Mais qui paradoxalement nous offre une fin de toute beauté, parfaite sous tous les plans.
Ce film, ce chef d'oeuvre, nous immerge dans une descente aux enfers, au coeur de la folie, tout en n'oubliant pas de conserver une approche historique intéressante et réelle, nous montrant l'état d'esprit de ces hommes, de ces colons à l'esprit plein de pouvoir.
Aguirre, une fresque autant qu'un film. Un brillant chef d'oeuvre.
Juste magnifique. A ne manquer sous aucun prétexte.
J'aime pas donner de note, mais je dirais qu'il fait partie de mon top 10.
Je vais continuer à me mater le top 50 de réso, parce que ça fait une semaine que grâce à lui je ne vois que des bons films. Ca change.
Tu as déjà vu quoi ?
Un jour je verrai Candy ![]()
Ok, après attaque toi aux mauvais films de mon top pour équilibrer. ![]()
On en a parlé hier en cours de scénario
Et mon père m'en a parlé le weekend passé
Coïncidence ? Je vais le regarder en tout cas ![]()
C'est pas aussi poussé que Aguirre, Candy, mais ça reste génial ![]()
J'ai hâte de voir ce que tu peux en penser, ça m'intrigue. Dans tous les cas j'espère que tu seras pas deçu
Pour l'instant j'ai vu La Prisonnière du désert, Le procès, et là Aguirre... J'ai aussi aussi revu La lettre d'une inconnue, mais je l'avais déjà vu. Et j'ai L'évangile selon st Mathieu qui m'attend.
Je vénère la BU de ma fac, ils ont trop de dvd supers intéressants ![]()
Bonne chance pour l'evangile…
J'en sors tout juste.
J'aime beaucoup Herzog du peu que je connais, j'avais adoré Les nains aussi ont commencé petit. Mais là, j'dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser.
En tout cas, dans un genre different, ça m'a beaucoup rappelé Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn (que j'ai adoré)
Aguirre est un film vraiment particulier. Sous ses airs de film amateur, il nous transporte au coeur de la folie humaine et se révèle au final être un film particulièrement fou. J'y ai trouvé un petit côté dérangeant, l'ambiance qui règne autour de ces personnages semble assez malsaine, ce dur voyage vers l'endroit utopique qu'est l'El Dorado a des allures de cauchemar où l'homme ne maîtrise rien, se retrouve victime d'une nature destructrice, est dirigé par sa propre folie et où la mort frappe sans prévenir. L'ennemi est invisible, et il habite chaque être participant à ce voyage totalement illusoire. En réalité j'ai été assez dérouté par ce film, j'avais déjà vu Fitzcarraldo auparavant du même réalisateur mais ce dernier avait des allures plus "sages" et était plus posé. On reconnait la patte du réalisateur, et Herzog s'est fortement appuyé sur Aguirre pour réaliser Fitcarraldo qui pourrait être presque une suite tant les thématiques sont reliées et tant le décor reste le même. C'est ce côté déroutant qui ne m'a peut-être pas fait apprécié pleinement le film, à vrai dire je l'ai compris après une bonne heure. Herzog a réalisé une sacrée prouesse en tout cas, et il doit être intéressant de s'attarder sur les coulisses d'un tournage qui semblait apocalyptique, ça se sentait rien qu'en voyant le film. Certaines scènes m'ont marqué, je pense au passage où Aguirre s'exprime en se considérant comme "la colère de Dieu" en regardant droit la caméra (Formidable Kinski au passage!) et surtout la scène finale, quelle scène, quelle puissance... J'ai réellement passé un grand moment devant ce film et je le regarderais volontiers de nouveau pour pouvoir percevoir un peu plus son sens, pour me sentir gagné par cette ambiance cauchemardesque. Un choix de réalisation inspiré, des acteurs grandioses, une BO remarquable et utilisée brillamment. J'aurais eu quelques moments de flottement mais en tout cas je reconnais que Aguirre, der Zorn Gottes est un film puissant, unique et dérangeant. Une bonne surprise pour ma part, je ne m'attendais pas à aimer autant.
7.5/10
la même note que moi ... ![]()
Tu as mis 9,5 ?
nan ça, c'est Fitzcarraldo ...
Cabeza de Vaca c'est mieux ![]()
Vu récemment, ce film éclate un bon paquet de ceux que j'ai vu, et renvoie Apocalypse Now au rang de bluette naïve. Je l'ai pas encore digéré je crois !