up
Hana yori mo naho,
le dernier film de kore-oda
http://www.sancho-asia.com/article.php3?id_article=1559
ça a l´air chouette
Tiens, quelqu´un sait quand il sort?
Parce qu´avec le succès de Nobody knows, je me permets de ne pas douter d´une sortie en salles.
Ca fait quand même 8 bons mois qu´il est sorti au Japon...
Et Koreeda qui se met au jidai-geki, avec un casting pareil, bah c´est quand vous voulez les gars!
javais envie de foutre nue balle a lactrice qui joue la mere tellement elle etait insuportable
serieux qu'elle idée de prendre cette cruche avec ca voix de gamine
J'ai faillit pleurer plusieurs fois quand je l'ai vu... ![]()
Commentaire très intéressant j'en conviens.
Non plus sérieusement. Acteurs en béton malgré leur âge, justesse incroyable de la mise en scène qui n'en fait ni trop ni pas assez, c'est génial quoi...
Génialement triste... ![]()
C'est un film en premier lieu déroutant, car le sujet abordé est grave, triste, et pourtant le réalisateur n'accable pas le spectateur de tous ces sentiments que l'on pourrait ressentir face à une telle situation.
Peut-être justement car tout se passe du point de vue des enfants, et justement le réalisateur parvient presque à alléger ce drame, finalement je n'ai pas trouvé le film aussi grave qu'il ne pourrait l'être, il y a une sorte de beauté de la 1ère à la dernière minute, cette insousiance, qui bien qu'elle disparait peu à peu, reste toujours présente.
Cette scène où la fille dessine sur une facture et le garçon dit : "facture d'électricité impayée" (ou un truc dans le genre) est assez révélatrice et symbolique je trouve.
Finalement c'est presque une descente aux enfers douce, certes d'une grande tristesse, et la dernière demi-heure est vraiment dure, mais il y a toujours cet espoir qui sommeille (le base-ball par exemple, ou le vendeur qui donne les sushis), comme une volonté de faire confiance à l'enfant(ce).
Puis ce qui m'a interpellé, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, c'est dans le générique de fin : lorsqu'il est mentionné l'actrice interprétant la mère, il est écrit "You" en parlant de nous, spectateurs.
Bien sûr là je ne comprends pas vraiment pourquoi ça, surtout que la place de la mère est grave, certes on en sait peu sur elle, et on peut se demander si ses actes sont forcés ou non, mais il apparait bien quand même qu'elle délaisse ses enfants et qu'elle agit mal...
Alors il en est de même pour le spectateur ? On laisse ces enfants à l'abandon, sans rien pouvoir faire ? Ca se tiendrait, j'y crois.
Bon oubliant ça le film reste très beau, calme, lent (très lent même et ça peut dérouter certains), mise en scène discrète, calme et intime, casting énorme, avec bien sûr le héros, qui vit parfaitement ce changement...
Et le dernier quart d'heure (avec l'enterrement) est splendide...
Très triste mais réellement beau et envoutant, et pas si fataliste qu'on peut le penser je trouve.
A voir, et à méditer surtout.
"You" ne désigne pas le spectateur, mais bien l'actrice : http://en.wikipedia.org/wiki/You_(actress)
Comme tu le soulignes, ce n'est pas une chronique sociale, le réalisateur ne cherche pas à nous culpabiliser...
Je viens de le voir aussi. Très beau film, trés émouvant. Il me fait penser par certains aspects au tombeau des lucioles...
J'ai également pensé à ce film tout du long.
Ah ok pour You au temps pour moi.
Mais très beau film, tiens faudrait que je revois le tombeau des lucioles...
Très chouette ce film, j'aime bien tout. Même si comme souvent dans les films jap que j'ai vu, les situations me paraissent un peu extrêmes, alors j'imagine que ça peut arriver mais quand même. Sinon tout était très beaux, que ce soit les musiques (Gontiti
), les images, les acteurs, les personnages et leurs relations, l'histoire, la fin ![]()
Mon premier Kore-Eda, j'adore cette forme de cinéma. On a une histoire assez horrible sur le fond, mais racontée de manière simple, naturelle, sans le moindre artifice. C'est la vie quotidienne qui se dégrade progressivement. Le film n'est jamais trop pesant, c'est rempli d'instants de bonheur, de réjouissance qui contrebalancent l'amertume. La dernière demi-heure est plus dure, assez déprimante je dois dire, même si on est jamais dans la noirceur totale. Le tout filmé de manière très intime, sans jamais en faire trop. Ça m'a un peu rappelé ce que je connais de Kawase, avec ces personnages taciturnes, où l'émotion n'est que rarement visible, même si thématiquement c'est assez différent. Mais l'émotion n'en est pas moins vivace.
Coucou. J’ai commencé le film. J’en suis au tiers environ. C’est normal que le format du film soit très petit? Genre ça prend que la moitié de mon écran (en largeur et hauteur).
Sinon super film car très belle histoire pour le moment.
Non je pense pas que ce soit normal. J'avais pas eu cette impression perso
Je me disais aussi ^^ ça doit venir de la source.
Film très marquant inspiré d'une histoire vraie, et le pire c'est que la réalité est plus glauque que le film
Il y a pas nécessité d'ergoter longuement sur le film, sa beauté et sa poésie sont suffisant pour être bouleversé devant le quotidien de ces enfants abandonnés qui doivent vivre à l'abri du regard des adultes du quartier. Le casting est incroyable, ils sont tous géniaux.
Kore Eda a une approche très épurée et sincère dans sa mise en scène. Aucun artifice, rien n'est martelé, la musique n'est pas là pour nous faire tirer une larme. Au contraire, elle fait partie intégrante de la vie des enfants grâce à la reprise des notes du petit piano avec lequel Kyoto joue.
On vit le quotidien d'enfants dont on a ôté trop vite l'enfance et ce qui la compose. C'est à dire courir. Crier. Jouer. Apprendre. Rêver. Sans contraintes et sous la protection des parents. Malheureusement Akira et ses frères et sœurs doivent composer sans adultes, ainsi forcer de jongler entre cette enfance et la réalité matérielle du monde adulte.
La force du film est qu'il laisse au spectateur le soin d'apprécier ce qu'il voit, sans jamais prendre partie. Le personnage de la maman est ambiguë. Elle fait preuve d'une de douceur durant sa présence, on l'appercoit verser une larme, et accuser les pères absents comme cause de ses allers et retours. Elle n'est pas un monstre horrible, c'est beaucoup plus nuancé. Les enfants grandissent durant le film, on observe les conséquences de ce quotidien sans parents sur leur façon d'être et de vivre.
Le film est parsemé d'instant de poésie qui m'ont bouleversés. La première sortie de Yuki avec ses chaussures qui font du bruit, main dans la main avec son frère, qui se concrétise avec un magnifique plan de nuit des deux personnages face à la ligne de train aérienne puis au passage d'un avion dans le ciel. J'ai trouvé très émouvant la façon dont l'âme d'enfant des bambins reprend le dessus sur cette réalité abrupte, composé de factures sur lesquelles on dessine. Ils s'émancipent de leur cocon pour subvenir à leur besoin, en allant récupérer de l'eau au parc. La frontière entre le dedans de l'appartement et le dehors de l'apprentissage et la découverte se raccourcie pour finalement être brisée par un superbe moment introduit à hauteur de pieds et d'enfants, comme toujours dans le film avec uje caméra à hauteur des enfants, qui se concrétise par un franchissement de cette frontière.
D'autres personnages gravitent autour d'eux, certains de passage comme les amis d'Arira qui qui ne comprennent pas réellement ce qu'ils vivent. D'autre comme Saki, acceptant de les accompagner sans jugement.
Finalement rien n'est acquis, c'est avec rudesse et pudeur que le quotidien de ces enfants est confronté à un tragique événement, qu'aucun enfant n'est censé vivre et endurer. Le film se conclue avec beaucoup de mélancolie, incroyable d'intensité lors de la séquence à l'aéroport puis le retour en train. Difficile de ne pas être émerveillé et bouleversé devant une telle œuvre.
C'est moi ou c'est exactement le même plan que dans la ciènaga ? L'enfant qui lève les pieds sut un tabouret, puis on voit plus rien . Avec beaucoup moins d'impact sur moi ici.
Comme dit plus haut la musique est guillerette. Le ton c'est pile poil ce que je recherche, on dédramatise, c'est pas les cris et les pleurs qui répondent à l'horreur mais la trivialité. Si c'est terrible c'est bien parce que malgré tout ils restent des gamins qui font des trucs de gamins. Et comme l'interprétation est géniale de naturelle de la part des gamins c'est bingo.
Je sais pas pourquoi j'aime pas, y a peut être un côté un scène une idée. Si on commence à te montrer Shigeru qui s'amuse à se masser bizarrement la tête tu sais que tu n'auras rien d'autre, faudra attendre la scène suivante, elle ne dure pas assez longtemps pour se transformer en autre chose et y a jamais deux personnages qui font des choses en même temps. Même quand y a plusieurs personnes dans une scène, quand c'est une discussion, y a un perso qu'est juste là pour lancer l'autre, la fille qui tend les billets à Akira pour qu'il puisse les jeter de dégout. Ça donne peut être un côté appuyé au trivial, "regardez je fais du trivial".
Ça donne un côté didactique au film aussi, chaque scène veut dire un truc et c'est les scènes alignés les unes aux autres qui racontent un truc, ok ça passe pas par les dialogues mais c'est dit frontalement quand même, puisque la scène sert juste à dire regardez ça le dégoute qu'elle ait fait ça pour de l'argent, et qu'elle ne le fait pas vivre, seulement plan et réaction explicatif, tu peux le dire par le dialogue ça revient au même.
je te conseil Tel père tel fils de Kore-Eda aussi.
Merci, j'en ai vu quasi aucun, je testerais celui-là et notre petite sœur.