Bon d'ailleurs compte-rendu rapidos.....
HORREUR
Vinyan
Un peu déçu après Calvaire mais ça reste un gros choc sensitif avec un énorme travail AUDIO-VISUEL (je le souligne parce que bien des "cinéastes" oublient le domaine dans lequel ils bossent). Le film prend son temps, parfois trop, mais Vinyan se ressent plus qu'il se regarde.
Splinter
Plutôt sympa dans le genre "assaut horrifique sur un lieu au périmètre restreint". J'aime bien quand les persos ont un certain sens pratique et utilisent ce qu'ils ont sous la main pour tenter de s'en sortir, c'est mon côté Macgyver.
Dead Snow
Une gaudriole loin d'arriver à la hauteur de ses références (Evil Dead, Braindead...) mais avec suffisamment de bonnes idées pour passer un bon moment. C'est bourré d'incohérences mais on s'en branle un peu à vrai dire. Parce que y a des nazis zombies (même si en dehors du costume y a rien de vraiment particulier à leur sujet).
Hit and Run
Le réal a dû être super content qu'on lui alloue du budget pour son film. Du coup il s'est dit qu'il allait y aller à fond. Mais 1h30 d'angles et points de vue improbables qui servent strictement à rien sinon à se la péter (d'autant plus que le ton du film ne s'y prête pas vraiment), ça gonfle vite. En plus c'est con et pis voilà c'est tout.
The Girl Next Door
Heureusement que mon bon sens légendaire m'a permis de trouver tout seul les sous-titres pour regarder ce petit bijou bien effrayant comme il faut. Je m'attendais pas à ça du tout à vrai dire, ça fait deux films tirés de bouquins de Jack Ketchum que je mate (l'autre étant le super super red co-réalisé par Lucky McKee et un inuit) et s'il y a bien une constante chez Ketchum, c'est sa volonté de disséquer le fait divers que tu feuillètes nonchalamment dans ton journale en mangeant des chocapic. Sur 3 lignes ça surprend, tu fais "holala dis donc, mais à quelle époque vis-t-on" et puis tu va à la page BD pour lire le dernier gag de merde avec Rantanplan qui fait le con. Mais quand tu l'analyses ce fait divers, tu te rends compte à quel point c'est sordide et que ça peut arriver juste à côté de chez toi genre chez le retraité qui passe ses journées à jardinier avec un pantalon trop petit et du coup tu vois la raie de son cul quand il se baisse pour planter des tomates.
Bref, c'était très bien.
LE RESTE
Choke
T'enlèves l'incroyable histoire de Chuck Palahniuk et Sam Rockwell, il reste un petit téléfilm que t'oublies aussitôt après avoir vu. C'est vraiment con mais c'est la vie.
The Spirit
Moins la cata que je pensais mais pas glorieux pour autant. C'est laid, anti-cinématographique au possible et assez chiant sur la longueur. Mais surnagent quelques séquences bien bis sorties d'on ne sait où (l'interrogatoire nazi...) qui réveillent un peu le spectateur endormi.
Les talons aiguilles de Scarlet Johannsson/10
SERIES
Harper's Island
Ca tient plus de Souviens-toi l'été Dernier en encore plus soap que The Burning ou My Bloody Valentine mais je suis tellement con que je me laisse prendre au jeu pour mater la suite. Plus à cause du concept slasherien porté sur une série que pour la qualité intrinsèque du truc.
Southland
C'est bien foutu, c'est efficace, c'est objectivement pas mauvais. Mais je vois juste pas l'intérêt d'une nouvelle série policère chorale dans les mêmes quartiers que The Shield. Surtout quand t'as l'endive Ben McKenzie (The OC) dans un des rôles principaux.
Kings
Whoulalalalala. Enormissime.
Quand j'ai lu le sujet, l'histoire du roi David transposée de nos jours, je m'étais dit que ça allait enchainer symbolisme religieux et clins d'oeils bibliques bien lourdingues histoire de dire "on est trop des génies". Mais non, c'est une des plus belles séries que j'ai pu voir (les premiers épisodes sont réalisés par Francis Lawrence, comme quoi il peut faire du bon boulot quand il veut), ça a une classe et une intelligence folle. J'ai absolument rien à y redire tant j'ai trouvé ça passionnant.
Ce qui est fort c'est que les scénaristes te font bouffer le moindre parallèle sans que tu mouftes ou trouves ça ridicule (comme le fait que Goliath soit le nom des tanks de l'armée de Gath, et qu'évidemment David va leur faire du mal).
Du grand art.