C'était surtout pour faire chier Paris_Pouilleux. De ceux que j'ai cité, je peux surtout parler de Lipsky et Terayama.
Le premier est un cinéaste des plus iconoclastes de la nouvelle vague tchécoslovaque, il a oeuvré des années 60 aux années 80. La plupart de ses films sont des pastiches, au sens large, de genre comme le western, le whodunit ou le film fantastique ; le tout avec une véritable réflexion sur le cinéma et des expérimentations assez folles. Le mieux est de donner quelques exemples.
Limonade Joe, le plus connu internationalement est un western musical teinté (la couleur changeant en fonction des scènes) et filmé comme un western spaghetti muet (cadrages excentriques, bagarres de saloon accélérées... On peut aussi voir à l'écran des bulles de bande dessinée entre autres choses. Et ça date de 64.
Happy End est quant à lui intégralement monté à l'envers. Le film relate l'histoire d'un criminel, de sa mort par guillotine jusqu'à ce qu'il rentre dans le ventre de sa mère. Tous les dialogues ayant ensuite été post-synchronisés.
Adèle n'est plus ici est un mélange de film noir, de whodunit et de pulp des années 30. C'est très drôle et totalement décomplexé.
Shuji Terayama navigue dans des eaux totalement différentes, plus expérimentales et contestataires. C'est un artiste polyvalent, il écrit des poèmes, des pièces de théâtre et des scénarii ; il fonde une compagnie de théâtre expérimental et fera jouer les comédiens dans la plupart de ses films des années 70. Il faut aimer le surréalisme et le dadaïsme poussés à l'extrême dans une ambiance morbide et hallucinatoire pour apprécier son cinéma.
Y a plusieurs de ses courts ici ainsi que son oeuvre la plus célèbre dans ses deux versions, Emperor Tomato Ketchup de 1971 (qui avait fait scandale à l'époque pour certaines scènes à caractère pédophile) :
http://www.ubu.com/film/terayama.html
Au niveau de ses longs-métrages, je retiens surtout Jetons les Livres et Sortons dans la Rue, Pastoral et Grass Labyrinth.
http://eigagogo.free.fr/Critiques/labyrinthe_herbes.htm
Ce sont des films excitants et visuellement magnifiques comme seul le cinéma japonais de l'époque a su en produire.
Dans une veine similaire je recommande Shura et Funeral Parade of Roses de Toshio Matsumoto (tous ses courts sont aussi dispo sur Ubuweb).
Pour Fernando Arrabal, je connais pas plus que ça mais j'ai adoré J'irai comme un cheval fou. Son cinéma est souvent décrit comme un croisement entre Kafka et l'humour d'Alfred Jarry.