Tour d´horizon de ce que j´ai vu dernièrement :
Venus
Le dernier Roger Michell (Dérapages Incontrôlés) avec Peter O´Toole en acteur vétéran proche de la mort tombant amoureux d´une ado de 16/17 ans. Jamais graveleux et vraiment émouvant.
Kaw
Bon ok ça c´est tout naze, un faux remake des Oiseaux d´Hitchcock avec corbeaux en CGI, je me suis fait chieeeeer.
Stranger than Fiction
C´est sorti il y a peu au ciné mais je l´avais loupé donc hop, séance de rattrapage. J´adore Will Ferrell, je rougis devant Maggie Gyllenhal, le pitch est malin et intriguant mais globalement là où y avait moyen de faire une vraie réflexion sur l´auteur et sa création, on a juste un film amusant. C´est déjà bien.
Hot Fuzz
Le nouveau film des mecs de Spaced et Shaun of the Dead. Après l´hommage aux zomblards, c´est au tour des buddy-movie et actioners burnés d´y passer. Spéciale dédicace à Tony Scott et Michael Bay.
Chaque seconde respire l´amour du cinéma, c´est juste un bonheur.
London to Brighton
Un thriller intimiste briton avec une prostituée qui s´enfuit accompagnée d´une gamine de 12 ans qu´elle avait trouvée dans la rue pour coucher avec un vieux. Le mac les recherche mais c´est pas forcément le plus important, c´est surtout la relation qui se noue entre elle qui compte.
Ca veut parfois un peu trop verser dans le glauque inutile histoire de s´approcher d´un Pusher mais c´est quand le récit se fait léger que le film parvient à surprendre.
The Day of the Locust
Un incroyable film de John Schlesinger (Midnight Cowboy, Marathon Man) sur tout un pan du cinéma des années 30 et la décadence de ce milieu. Donald Sutherland et Karen Black sont flamboyants, le final est un des trucs les plus malsain qu´il m´ait été donné de voir (en plus d´être visuellement sublime).
Ice Station Zebra
Du cinéma d´homme comme sait si bien le faire John Sturges (Un Homme est passé, La Grande Evasion). Espionnage, trahisons, sous-marin, Ernest Borgnine avec un accent russe, de la banquise en carton pâte et une histoire de satellite tombé à Terre, pas de doute, on est en pleine guerre froide à Hollywood.
We Are Marshall
"Tiré d´une histoire vraie". Généralement ça fait peur, quand on lit l´histoire ça devrait être le cas (l´équipe universitaire de foot d´une petite bourgade se crashe en avion : comment en faire le deuil ? Est-ce raisonnable de reformer une nouvelle équipe ? Est-ce que Matthew Fox est crédible en dehors de Lost ?) mais finalement ça se suit plutôt bien. C´est consensuel, très classique et parfois larmoyant (sans tomber dans l´excès) mais ça se hisse dans la moyenne haute des films sportifs. La faute à Matthew McConaughey qui donne tout ce qu´il a même s´il aurait pu éviter l´accent virginien forcé.
The Three Worlds of Gulliver
Sûrement la meilleur adaptation du bouquin de Swift (même si le film ne prend en compte que Lilliput et Brobdingnag ; j´aime beaucoup le téléfilm en deux parties avec Ted Demme également), c´est magique, inventif, drôle et pas dénué des réflexions portées par Swift dans son bouquin. Ray Harryhausen a mis le paquet pour qu´on y croit à fond.
Gerry
J´étais parti pour détester (je porte pas Gus Van Sant dans mon coeur) et finalement j´ai été happé dès le début par la volonté du réal de totalement asignifier son film comme il l´avait déjà fait avec Elephant. Un plan avec deux mecs qui marchent dans le désert ? Ben ils marchent dans le désert et c´est beau, c´est tout. Hypnotique.
Singapore Sling
Un film d´horreur arty grec un brin ennuyeux qui pète plus haut que son cul.
Passe ton chemin camarade.
The 7th Voyage of Sinbad
Le premier des trois films de Sinbad avec Harryhausen aux effets spéciaux. T´aimes les contes des milles et une nuits ? T´aimes l´aventure, les génies, les cyclopes et les aigles géants à deux têtes ? Ben tu vas adorer alors.
Bloody Friday
Un polar allemand des 70´s réputé pour son ultra-violence, j´ai pas été déçu et ça a le mérite d´être efficace et bien mené. Du bon bis comme j´aime.
Jungfrukallan
Un des Bergman que je préfère, je dirai juste que Wes Craven s´est inspiré de l´histoire pour sa Dernière Maison sur la Gauche (même si ça un peu rien à voir en fait).
Claire Dolan
Clean, Shaven est un de mes films de chevet et j´avais beaucoup aimé Kean, il me restait celui à voir et hop, la filmo complète de Lodge Kerrigan m´appartenait. C´est encore plus froid et austère que ses deux autres films et c´est pas peu dire, une histoire de prostitution racontée avec sobriété, sans pathos, sans verser dans la glauquerie, du grand art.
Cannibal Mercenary
Un jungle shocker thaïlandais qui charcle à donf, ça décapite, énucle, castre, mange et j´en passe. J´ai un DVD bootleg avec copie de la VHS ricaine, la version non censurée donc, je peux dire que j´en ai pour mon argent.
Un bon film de guerre donc.
The Plague
Un film horrifique sans queue ni tête, écrit avec les pieds, sans cohérence aucune et en plus c´est chiant (sauf la scène de l´hosto (aussi brouillonne que le reste mais au moins c´est sympa).
A Guide for Recognizing your Saints
Un premier film autobiographique adapté du livre du même. "Ouais ben on a déjà vu ça des centaines de fois", sauf que là l´écrivain du bouquin, le réalisateur et le perso principal ne font qu´un. Tous les noms ont été gardés et c´est Robert Downey Jr./Shia Labeouf qui ont écopé du rôle principal adulte/ado : Dito Montiel. Une chronique émouvante sur la jeunesse du-dit monsieur dans un quartier mal famé de New-York, ça pourrait faire penser à Il était une fois le Bronx (en plus le père est joué par Chazz Palminteri) mais non pas vraiment en fait.
En tout cas, on a mal pour le vrai Dito quand on voit le film.