critique de crank par un forumeur des cahiers du cinéma:
Dès le début le schéma du film est donné et il est brillant. Ca commence par le réveil de Jason Statham (énorme d´auto dérision et de flegme) en vue subjective nerveuse, il sent qu´il à la tête dans le cul, il fonce dans la cuisine et voit devant son LCD (le même que notre Vincent je suis sur...) un CD (avec f.uck dessus, histoire de la jouer direct), il le fout dans son lecteur. Que voit-il? ce qu´il s´est passer chez lui il y a 2 heures : un latino furax lui a injecté un poison aux conséquences chiantes, pour ne pas crever il faut que son taux d´adrénaline reste constament élevé. Tout est déjà là, dans cette scène, Hyper tension est un film qui ne cessera de se contaminer : contamination à l´intérieur de l´image (la télévision ici n´est que l´objet basique de l´existence d´une image mouvante dans une autre image mouvante, sauf que le film décuplera cette idée, des images impromptues s´incrustant à loisirs tout au long des 1H40), contamination de deux styles antagonistes (frontalité un peu vieillote de l´enregistrement et esbroufe de la vue subjective qui fusionneront au fur et à mesure de la scène, pour le reste du film ça donne en gros le mariage miraculeux de McTiernan et de MTV) et surtout contamination-absorption du récit au profit de l´image. Car Non, non et non, ce n´est pas le pitsch le plus con de l´histoire des films d´action, c´est au contraire le plus cohérent. Il y a souvent un truc pénible dans les films d´action de merde (genre Le transporteur ), c´est que malgré des vélléités d´action pur, on sent le poids du récit qui, en plus d´être ahurissant de nullité, dresse des impératifs devant légitimer chaque scène d´action. Alors que là l´idée de Hyper tension est d´astreindre l´action à un arbitraire souverain : la saillie d´action arrive quand les réals le décident, n´ayant besoin d´aucune justification. Cela donne ainsi des scènes d´action qui, au lieu d´être adaptées aux situations, semblent constament s´adapter en live aux situations (et ça donne des scènes véritablement succulentes). Et encore je dis l´action mais le mot est galvaudée ici, ce que recherchent les réalisateurs c´est juste l´unique satisfaction du spectateur au sens presque Panofskyen (ou panofaskiste, ou pano..) du terme : vous voulez du burlesque (Jason Statham cul nu et debout sur une moto, c´est burlesque non?), vous voulez du gore (découpage abrupt d´une main, c´est un peu gore non?) vous voulez du burlesque et du gore en même temps (un mec sans main qui donne un coup de poing... sans poing, c´est un peu burlesque et un peu gore non?), vous voulez du cul (une baise improvisée au milieu de Chinawton, c´est excitant non?).
Je trouve que le gars se masturbe bien, quand meme et je pense que je ne verrais plus mon poste de télévision du meme oeuil apres avoir lu sa critique.