Oui lol et un type avait écrit la suite au miserables je crois aussi
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un bouquin qui s´appelle Cosette, en effet.
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Je viens tout juste de le revoir, la musique par Joe Hisachi est superbe et colle très bien avec l´ambiance tragi-comique du film.
Un des plus beaux films muet qu´il m´ait été donné de voir.
Et vous êtes un connaisseur monsieur Charlot.
Il me semble reconnaître quelqu´un en ce tout neuf monsieurcharlot....
Mais je dois prendre quel pseudo pour disparaitre ?
Je reviendrai dans 2 ans. C´est pour ça que je fais ce pseudo.
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mdr le petit corbeau n´arrte pas d´ataquer.
Combien le DVD coute? Parce qu´il a l´air plus que complet!
29 euros... Mouais... Je suis trop radin j´essairai de le louer à ma médiathèque ![]()
J´ai pas mal aimé, quoique je me suis un chouilla ennuyé par moment. Keaton est tres attachant.
En cours, j´ai vu un extrait d´un de ces films, j´aimerai bien retrouver le titre, je crois que c´est assez connu. Dans la scène, keaton est poursuivi par un policier ou un type au physique opulent je me souviens plus exactement, il rejoint une demoiselle, dans un batiment, y´a une série de gags avec un ascenseur et un saut memorable entre 2 immeubles à la fin.
Vu aujourd'hui, mon premier Keaton.
Un très bon muet. Le film comporte peu de temps morts, on s'ennuie rarement. Ce que je retiens surtout c'est la mise en scène très intéressante , impressionnante pour l'époque, d'ailleurs Keaton est un excellent cascadeur. Les gags sont plutôt réussis dans l'ensemble même si certains sont un peu trop exagérés ( même pour une comédie burlesque). J'ai passé un très bon moment en tout cas.
7.5/10
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Datant de 1927, Le Mécano de la « Général », réalisé par Clyde Bruckman et Buster Keaton est condidéré comme l’un des monuments du septième art et plus précisément de la Comédie Burlesque. Le film à plus de 80 ans et pourtant surpasse largement les productions actuelles en matière de comédie. Le rythme est sans temps mort et le jeu d’acteur du personnage principal n’est pas encore dépassé. L’Histoire raconte celle du cheminot Johnnie Gray qui partage sa vie entre sa fiancée Annabelle Lee et sa locomotive, la Général. En pleine Guerre de Sécession, il souhaite s'engager dans l'armée sudiste, mais celle-ci estime qu'il se montrera plus utile en restant mécanicien. Pour prouver à Annabelle qu'il n'est pas lâche, il se lance seul à la poursuite d'espions nordistes qui se sont emparés d'elle et de sa locomotive. Le Mécano de la « Général » n’a pas prit une seule ride depuis toutes ces années de pellicules. A l’aube du cinéma parlant, ce chef d’œuvre de Clyde Bruckman et de Buster Keaton agit comme un monument du cinéma muet et c’est ce que nous allons voir à travers les différents éléments qui forgent le succès de ce film : le scénario, le jeu d’acteur du génie Buster Keaton, la mise en scène des deux réalisateurs ainsi que du travail autour de la bande son, et divers détails qui ont provoqués la renommée du Mécano de la « Général ».
Le scénario de cette œuvre a été adapté du livre Daring and Suffering: a History of the Great Railroad Adventure de William Pittenger par les deux scénaristes Al Broasberg et Charles Henry Smith. L’idée originale d’adapter le livre de Pittenger semble avoir été émis par le coréalisateur de Keaton. Les deux metteurs en scène, à savoir Clyde Bruckman et Buster Keaton, ont également participés à l’écriture. Le train et la poursuite étaient des atouts évidents et l’histoire donnait à Keaton le poids d’un enjeu dramatique qu’il recherchait toujours dans ses sujets de comédie. Il n’y avait pas vraiment de scénario précis puisque c’était une des méthodes habituelles sur les tournages de Comédie, à l’époque, où une grande part à l’improvisation était attribuée, notamment au niveau des gags et de l’action. Pourtant le film finit sur une structure symétrique parfaite, centrée autour de la séquence du sauvetage d’Annabelle et de La General au cœur du quartier général ennemi. La bataille constitue le dénouement paroxystique, le point culminant du Mécano de la « Général ». Après Frigo Déménageur et Les Trois Ages, tout deux coréalisés avec Edward F.Cline, c’est la troisième fois que Buster Keaton endosse sa casquette de scénariste, de même pour Clyde Bruckman, qui avait auparavant signé les scénarios de La Croisée de Navigator et de Fiancées en Folie. En entremélant Comédie Burlesque et réalité historique, Buster Keaton reste l’un des pionniers du genre, innovant ainsi ce genre si particulier encore aux yeux du public de 1927, en lui offrant une histoire aussi invraissemblable que réaliste, ce qui reste encore déroutant de nos jours lors de la vision du film. Quelles étaient les intentions des scénaristes à vouloir mettre en scène un contexte Historique ancien, à savoir la guerre de sécession? Comment interpréter cette dimension Historique aussi ancienne par rapport à sa production dans les années 1920 ? Cette fameuse guerre civile survenant entre 1861 et 1865 qui impliquait les Etats-Unis et les Etats confédérés d’Amérique à servit l’inspiration de ce cinéaste à travers une anecdote peu commune. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les péripéties tout aussi loufoques de Johnnie Gray se sont réellement passées. Cela s’est produit en avril 1862, un certain James J. Andrews avait mit en œuvre un plan consistant à voler une locomotive et à mener une succession d’opérations de sabotage destinées à paralyser et à démoraliser l’armée du Sud. Le train fut effectivement volé mais les membres du commando ont étés capturés à vingt miles de Chattanooga, où ils furent exécutés ou emprisonnées pour la plupart. C’est alors que l’un des membres survivants des faits relata toute l’histoire dans ses moindres détails. Mais alors pourquoi Buster Keaton choisit-il de raconter cette histoire, aussi fidèle soit-elle, du point de vue des Sudistes? Et bien tout simplement à cause du fait que notre cher génie comique ne pouvait pas du tout supporter l’armée de l’Union, qu’il montre d’une manière très péjorative dans Le Mécano de la « Général ». En ayant de la sympathie pour l’armée confédérée, il suffit de voir que Keaton nous impose une image des Nordistes en contraste avec ses opposants. Cela est souligné par la scène où les nordistes s’affairent vainement et alors contradictoirement devant l’aiguillage saboté par Johnnie. Il s’agit d’une caricature féroce de la guerre. Keaton pointe du doigt la cruauté et l’absurdité des situations en temps de conflit. A noter, que Keaton réussit à retrouver les deux authentiques locomotives « The General » et « The Texas » qui avaient fait parler d’elles en 1862. C’est grâce à cela qu’il pu en faire des copies et partir tourner dans l’Oregon.
Souvent comparé à Charles Chaplin, Buster Keaton n’en ait pas moins resté dans l’ombre pour autant. Arborant un jeu et une expression tout aussi différent de celle de son compatriote mais en faisant partager tout de même des thèmes qui lui sont chers et similaires tels que, l’amour, la confrontation ou encore l’innocence, Buster Keaton se détache de n’importe quel autre acteur de Cinéma mais si son influence a, par la suite, marquée bon nombre de comédiens de nos jours. La particularité de notre héros, Johnnie Gray, c’est que dans n’importe laquelle des situations, le personnage garde un sérieux pour le moins déconcertant à toute épreuve. A l’image des films d’action contemporains, comme le serait un Die Hard où un Bruce Willis tuerait du terroriste à la pelle avec un charisme et une dérision extrême à la mitraillette ou toute autre arme à feu, Buster Keaton, quant à lui, près de 80 ans auparavant, face aux obstacles périlleux mis sur sa route, manifestait un regard d’une inoubliable impassibilité. Johnnie Gray, personnage dont le rationnel se confond à l’absurde, s’emmêlent les pinceaux durant 97 minutes, soit 2287 mètres de bobine. Par ailleurs, humoriste célèbre pour son flegme, il fut entre autre surnommé « l’Homme qui ne rit jamais », par contraste avec Charles Chaplin. Keaton avait une façon très personnelle de détourner les objets de leurs fonctions initiales. Disposant de partenaires hors du commun, en l’occurrence une locomotive dans Le Mécano de la « Général », l’acteur n’en démord pas moins et dans un contexte différent de toute logique réelle où il doit faire face à une situation qu’il n’a pas choisit, réussit des exploits hors du commun à chaque fois. Johnnie Gray résout une situation périlleuse comme un problème de mathématique, cela pourrait bien être sa marque de fabrique même. Prenons l’exemple où Johnnie Gray désamorce les obstacles posés sur son chemin, il utilise une bûche de bois pour en retirer une autre, d’une manière tout à fait spontanée. Bien sûr sur le papier, ça n’a pas l’air aussi spectaculaire que ça en a l’air, mais une fois l’ensemble montré sur grand écran, le résultat reste sans concession, le rire se fait généreux. Les faits et gestes de Buster Keaton se résumerait donc à une sorte de maladresse calculée. Notre héros utilise la ruse pour se sortir des situations les plus désarmantes. Au-delà des prouesses physiques et du numéro d’homme rationnel, tout aussi bien ficelé, dans la manière d’être en parfaite harmonie avec le décor, le personnage de Johnnie Gray confirme sa malice en résolvant ses problèmes avec un naturel finalement invraisemblable dans le contexte du film. Le Mécano de la « Général » est au Cinéma, ce que la récréation est à l’école, les montagnes russes aux parcs de loisir: à savoir le divertissement avant tout, et c’est le talent de ce certain Buster Keaton qui nous invite à apprécier en grande partie ce spectacle.
Tout comme le mimétisme et la gestuelle de ce cher génie comique, la mise en scène de Clyde Bruckman et de Buster Keaton est réglé au cordeau. Utilisant un montage spécifique à l’action, omniprésente pendant les trois quarts du film, notamment durant cette fameuse folle poursuite entre les deux locomotives. Le tournage débuta précisément au mois d’avril 1926 dans l’Oregon jusqu’en juillet, plus exactement à Culp Creek et à Row River puis en septembre à Hollywood et enfin en octobre de nouveau dans l’Oregon, mais cette fois à Cottage Growe. Selon les sources, le coût de production était revenu à 415232 ou 750000 dollars pour une recette totale de 676266 dollars. Le film ne remporta malheureusement pas un franc succès. Trois éléments explique ce semi-échec : un mauvais titre, une mauvaise sortie et enfin le thème encore sensible de la guerre de Sécession. Malgré le fait que ce chef d’œuvre de Bruckman et Keaton contient la scène la plus onéreuse du cinéma muet, c'est-à-dire la séquence où la locomotive en marche chute du haut d’un pont, le film fait bien évidemment pâle figure face aux productions actuelles, certaines avoisinant des centaines de millions de dollars comme le sont Spider-man 3 de Sam Raimi ou encore Pirates des Caraïbes de Gore Verbinski. Pendant sa sortie, Le Mécano de la « Général » se distingua des autres œuvres jusqu’alors sortis sur grand écran, principalement en raison d’un tournage en extérieur et par la beauté et la luminosité des photographies évoquant celles de Matthew Brady. La qualité du film doit beaucoup à la perfection du rythme, un burlesque d’une totale maîtrise. La mise en scène géométrique use de la symétrie ainsi que du parallélisme, le spectateur reste captivé par une réalisation pointilleuse, à des années lumières mais à la fois bien proche de l’esprit du film et de son personnage.
Le Mécano de la « Général » est certes un film qui n’a pas eu le succès mérité lors de sa sortie sur grand écran, mais l’œuvre de Bruckman et de Keaton a bel et bien prit sa revanche dans le cœur des cinéphiles, se forgeant une réputation de film culte à travers sa propre histoire, les anecdotes de tournage et l’innovation visuelle dans la forme du film. Quant au génie de Buster Keaton, il berça de nombreux spectateurs sur plusieurs générations. Démontrant qu’il ne suffisait pas de cabotiner et de surjouer sans temps morts pour être un bon comique, un acteur de talent dans ce domaine.
Ok, je vais lire tout ça. J'ai adoré aussi. ![]()
"Démontrant qu’il ne suffisait pas de cabotiner et de surjouer sans temps morts pour être un bon comique, un acteur de talent dans ce domaine."
D'un côté on le savait déjà à l'époque...
J'ai été un peu décontenancé lors de la vision de ce film. Il est bon, sans aucun doute; le montage est excellent, l'ambiance est très bien rendue... Mais je n'arrive pas à accrocher au comique de Buster Keaton. Pas vraiment à cause de son attitude sobre, mais à cause du fonctionnement des gags. Même si je garde quand même un bon souvenir du film.
En comparaison, qu'est-ce que vaut "La croisière du Navigator"? C'est tourné dans le même style, ou est-ce que le rythme est différent?
ça fait plaisir de voir près de 100 posts pour ce film!
Il fallait inventer les course-poursuites en train, Buster Keaton l'a fait ! Je commence à comprendre pourquoi il est considéré comme un des génies du burlesque : il prend un concept tout bête et le pousse dans ses derniers retranchements. Et c'est super !
J'ai bien aimé l'introduction du personnage du cheminot, le qu'il ait deux amours, avec l'ordre minutieusement choisi... Rien que ça c'est drôle, et révélateur de sa personnalité en même temps. Cela va revenir à un moment ou un autre, bien sûr, mais au service d'un gag. Le scénario n'est qu'un prétexte pour que Keaton puisse exprimer son humour, et c'est un peu dommage de voir le film insister autant sur l'histoire, en mettant plein de cartons qui ralentissent le rythme pour traduire des dialogues peu intéressants.
Heureusement l'intrigue démarre rapidement, le héros est rapidement projeté à la poursuite d'une locomotive volée par des gens prêts à tout pour ne pas se faire rattraper. Et quand je dis tout, c'est tout ! Le personnage de Keaton rencontre tous les obstacles qu'il est possible d'imaginer, et le voir les affronter avec son air blasé, c'est vraiment irrésistible, d'autant plus que les gags sont vraiment bien orchestrés. J'aime beaucoup cette façon d'enchaîner deux fois de suite le même gag, cela fait mouche à chaque fois. Les moments dangereux sont d'ailleurs si millimétrés qu'il y a parfois un petit moment de malaise où l'on se rappelle que Keaton risquait sa vie sur chaque tournage.
Le film est joliment réalisé, il comporte plusieurs plans inspirés, comme par exemple celui où le cheminot est assis sur la bielle de la locomotive, ou bien celui où l'on voit s'enfuir les voleurs au loin. Il y aussi la scène à la fin, où l'on voit les soldats grouiller partout comme des fourmis, qui est du meilleur effet.
Le Mécano de la General est donc plaisant une fois passées les lourdeurs du début. Le long-métrage file aussi vite que la locomotive, on ne sent pas le temps passer grâce à ce torrent de situations rocambolesques.
http://www.senscritique.com/film/Le_Mecano_de_la_General/critique/73620063
On est qu'en février et pourtant je pense pouvoir affirmer que c'est l'une des meilleures BO que j'ai pu entendre cette année
(Je fais référence à celle de Joe Hisaishi).
Mais clairement ! Perso, j'irai jusqu'à dire que c'est une des meilleures B.O. que j'ai entendu tout court ! ![]()
https://www.youtube.com/watch?v=rxGjyCWYPHU![]()
Le film est vraiment génial de base (les courses poursuites en train, la précision et le comique des gags du style les poutres en guise de mikado) mais la musique fait vraiment corps avec chaque scène. A tel point que ça me donnait l'impression que le film a été monté sur cette bande son ! ![]()
C'est vrai qu'il est sacrément bien fait pour l'époque. Les effets spéciaux sont tous crédibles, mais surtout montrés de façon très crédible. Même si j'adhère pas vraiment à l'humour, je trouve ça remarquable de voir comment on a pu faire une narration qui tient autant la route avec pleins de gags et 6 lignes de dialogues.
Bon, les 6 lignes c'est relatifs. En fait je réfléchissais aux choix faits sur les dialogues écrits et les autres passés sous silence: ça se contente de nous laisser "entendre" que les répliques clés, mais les autres, on doit se les figurer nous même, comme lorsqu'on doit faire le cheminement mental imaginaire lorsqu'on lit un bouquin.
Le Keaton que j'aime le moins, je le trouve un peu trop riche, et il aborde des sujets un peu trop lourds (la guerre) pour vraiment se laisser aller au dynamisme de la comédie (qui est brillante) je trouve.