Voilà donc un gros « morceau » hitchcockien. Je dirai malheureusement j’avais déjà vu ce film, au lycée, et allez savoir pourquoi (la connerie de la jeunesse sûrement
) je m’étais endormi dedans, ne comprenant pas toute l’histoire, mais globalement quand même…
C’est donc sans réelle surprise que quatre ans plus tard je me revois Vertigo d’Hitchcock. Ainsi sur l’histoire je connaissais déjà le « truc », donc sur ce point-là pas vraiment de surprise. Le principal intérêt a peut-être été de retrouver les personnages, les décors, et la mise en scène d’Hitchcock. Sur de nombreux points ce film est diablement efficace. Il est déjà culte par son générique d’intro, absolument énorme, ses musiques longues et angoissantes, et même cette ambiance pesante constamment présente. Ce qui m’avait passablement ennuyé lors de ma première vision (et causé mon endormissement) se révèle ici peut-être le passage le plus significatif : ces longues « fausses » course-poursuites entre Stewart et Novak, dans San Francisco, elles sont magnifiques.
Bon voilà que dire après il y a bien sûr l’innovation technique avec ce zoom particulier, et puis donc cette histoire machiavélique masquant une vraie histoire d’amour. Effectivement comme j’ai pu le lire ce film a véritablement eu une influence majeure sur certains cinéastes…
Puis le côté impuissant de Stewart m’a fait bien rire, enfin c’est implicite dans le film et j’ai lu ça après, mais voilà c’est le petit côté « drôle » du film je trouve, c’est sympa.
Non voilà ça aurait été mieux que je le découvre maintenant, je me serais pris une putain de claque, mais voilà ma prof de français de seconde en avait décidé autrement… Cela reste du lourd, même si je ne trouve pas ça excellent. Un peu frustré en somme, comme pour Fenêtre Sur Cour.
J’attends encore LE Hitchcock que je trouverais parfait, celui auquel je pourrais fièrement dire que c’est le pur chef d’œuvre… J’y crois encore, enfin avec ce genre de cinéaste là je peux me le permettre.
8/10.