Apocaypse Now parfait?!? quand-même...
Un problème jeune homme ![]()
Ah! j'ai pas vu ce troll...
Un problème jeune gnome ? ![]()
Muesli
T'as encore pas vu Dial M For murder ?
Toujours pas!
Mais j'essayerai de le voir bientot! ![]()
(ce sera mon premier hitchcock que je ne verrai pas au cinoche).
Excellent Les oiseaux. ![]()
Grace Kelly. ![]()
Je l'avais vu il y a un certain temps, et je ne savais que penser de la fin. Sur le coup, j'avais pris ça à la dérision : la trame prenant des proportions invraisemblables au fur et à mesure que le suspense s'intensifiait, il me semblait évident que ce faux-accouchement était un pied-de-nez au spectateur, sans doute également présent dans l'œuvre littéraire initiale.
Un Hitchcock plutôt moyen néanmoins, derrière Vertigo, Rope ou Rear Window.
Oui la fin, le spectateur regarde ça et se dit ![]()
Mais franchement les oiseaux resteront peut-être mon hitchcock préféré (et mon premier que j'ai vu)
L'autre jour à la gare (dimanche dernier je crois ou il y a 15 jours bref osef) un pigeon m'a foncé dessus, et je me suis baissé comme un con, là je me suis dis qu'il fallait que j'arrête de regarder des films…
Ca c'est parce que tu ES un pigeon, il a voulu te saluer.
Sinon je le mets derrière Vertigo, Psychose et fenêtre sur cour quand même.
Ca c'est parce que tu ES un pigeon, il a voulu te saluer. ![]()
Vaut mieux être un pigeon fier descendant des dinosaures theropodes plutôt qu'un thon mal cuisiné ![]()
Non je pense que justement la fin est coherente avec le reste. attention
Ma theorie est que l'attaque d'oiseau est le reflet d'attitude meprisante de quelqu'un envers l'heroine du film. Avant chaque attaque celle-ci "provoque" un sentiment antipathique chez quelqu'un (la maman de son ami et l'institutrice). Mais comme ces persos sont un peu hypocrites, ils ne vont rien lui dire, mais ce sentiment va s'exprimer sous la forme d'une attaque d'un oiseau.
Ainsi, avant la premiere attaque, on peut dire que l'heroine entre "en effraction" chez la maman. La seule personne qui meure dans le film est la personne qui a vendu de la bouffe pour poules de mauvaise qualite a la mere. Et avant la derniere attaque, l'heroine emmene la petite Cathy malade aux toilettes, alors que normalement, ce serait plus le role de la mere de faire ca : a ce moment, on voit un plan avec cette mere assise dans un coin, et un regard assez stresse vers sa fille. On peut alros deviner une sorte de meprise envers l'heroine du film. Juste apres ca, l'attaque se declenche.
Mais alors, pourquoi je dis que la fin est coherente : a la fin, quand on met l'heroine blessee dans la voiture, on voit un echange de regard avec la mere et cette heroine, et on l'impression qu'elles "font la paix" et que la mere accepte l'heroine comme presque une belle-fille. Des lors, les attaques d'oiseaux nont plus lieu d'etre. D'ailleurs, le plan final voit la voiture partir de la maison, mais les oiseaux ne suivent pas la voiture et restent autour de la maison (ils s'ecartent meme pour laisser passer la voiture) : comme pour dire que les oiseaux appartiennent au passe, ils restent derriere.
Bon j'ai peut etre tord, mais c'est comme ca que je vois le film...
Intéressant ![]()
Belle interprétation. ![]()
Parce que franchement je vois mal l'interet de juxtaposer deux intrigues juste comme ca, surtout chez quelqu'un de la stature d'Hitchcock. Il doit y avoir un lien entre les deux.
Je ne peux pas débattre vu il y a trop longtemps mais ça se tiens ![]()
Je pense que ça se tient mieux que bien oui ![]()
J'avais entendu beaucoup de mal du film, " il a trop vieilli ", " c'est ridicule ". Oui bon, quel film ne vieillit pas ? ( ne pas répondre à cette question, c'est purement rhétorique
). Ma surprise n'en est donc que plus grande, et Les Oiseaux est un grand film.
Les oiseaux se fâchent pour tuer ( spoilers ).
The Birds est non seulement un film qui fait peur, mais surtout un film sur la peur. Shyamalan s'en souviendra sûrement pour Le Village et Phénomènes, ses deux films les plus hitchcockiens, du moins ceux qui se rapprochent le plus de The Birds. Hitchcock a mis en scène un film sur la terreur et toutes les réactions démesurées qu'elle provoque chez ceux qu'elle contamine. A l'époque il était évidemment impossible de faire cela, mais aujourd'hui il est évident que le spectateur ne cessera de faire le lien entre le film et un événement majeur comme le 11 septembre 2001. Chaque période a malheureusement son fait historique grave, je pense personnellement à 2001 puisque nous en sommes plus proches et qu'il nous a davantage affectés.
Il y a une séquence dans le film qui semble résumer cela, celle où la fille demande à ce qu'on lui amène les inséparables. La mère répond sèchement non, " they are birds " dit-elle. Sauf que ces oiseaux-là sont inoffensifs ( leur nom anglais est encore plus éloquent ). La mère se livre donc à un amalgame, elle ne fait plus la différence entre les terroristes puisque pour elle ils se ressemblent tous. L'Amérique de Bush avait un miroir d'elle-même 40 ans avant le 11 septembre, celle d'une nation dont certains citoyens ( pas tous évidemment ) auront une tendance à stigmatiser les arabes. Même chose une quinzaine d'années avant le film, dans la France d'après la Libération, où un allemand ressemblait sûrement trop à un nazi. Les Oiseaux dépeint formidablement bien l'état de trouble avancé provoqué par la peur, et l'incapacité intellectuelle de ceux qui la subissent. C'est Descartes, et son discours sur la passion qui empêche l'objectivité.
Les habitants de Bodega Bay cultivent leur incompréhension en démontrant incessamment leur bêtise. Il leur faut par exemple un bouc émissaire, et évidemment leur cible est celle qui n'appartient pas à leur communauté, soit l'étrangère ( Tippi Hedren, sublime ). Les oiseaux ont beau être effrayants, c'est surtout l'être humain qui fait le plus peur dans le film. Non seulement à cause de ce genre de réactions, mais aussi parce que les attaques des oiseaux peuvent être vues comme une métaphore de la cruauté humaine et de sa méchanceté, d'autant plus que l'humain - être a priori doué d'intelligence ( hum... ) - fait preuve d'une haine qui se révèle finalement inexplicable, comme sont inexplicables les réactions des oiseaux. Le film ne fait que s'interroger sur les raisons du mal chez l'être humain.
Sur la mise en scène, à part quelques séquences qui en effet sont plutôt ridicules ( comme souvent chez Hitchcock, quelques scènes alourdissent l'ensemble de l'oeuvre ), c'est du grand art. Tout paraît très simple et évident, que ce soit la manière dont Hitchcock retranscrit le regard ( beaucoup de plans subjectifs ) ou bien dans la manière posée de dire les choses. On sent bien que l'influence de la mise en scène de The Birds sera énorme, que ce soit au cinéma ou dans les jeux vidéos. Les créateurs de Resident Evil ( du moins les premiers opus ) ont clairement été touchés par ce film. On retrouve dans la saga vidéoludique une même esthétique du plan fixe, une manière de montrer les choses crûment mais jamais gratuitement ; ça choque, ça prend aux tripes, mais ça n'est jamais vulgaire. Le travail sur le son est également remarquable, et il y a des silences effrayants dans The Birds ( encore une fois, du vide, du " vide sonore " ). C'est fait très simplement, et cette manie de dire les choses sans les imposer fait beaucoup dans l'horreur que provoque le film.
Chef d'oeuvre du film d'horreur donc.
5/5
C'est ça ton point faible ? Les pigeons ? ![]()
Ah j'adore ce film, un des films de mon enfance
( à cinq ans je regardais déjà les oiseaux, les dents de la mer et Jurassic Park, pour mon âge j'étais assez psychopathe, enfin à cet âge-là j'étais aussi archi fan du Roi Lion
)
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leprodiss, je t'adore ![]()
Enfin, j'adore ta critique (faut pas rever non plus
) Un point de vue tres interessant, sur un film qui est bien plus qu'un bete film avec de mechantes creatures partout... ![]()