Oui, voyez-le, y a des scenes qui sont tout simplement magiques
Le film va faire une entree fracassante dans mon top50 (ca commence a etre vachement a l'etroit dedans)
Je plussoie!!!
Sûrement la plus belle scène ![]()
Mon premier Bergman. On sent le petit budget du film, mais c'est là ou le génie apparait, faire quelque chose de grand avec presque rien, le film de par cet aspect devient en soi un exemple de réussite. Cet mise en scène sobre, lent et même un peu froid que certain peut reprocher (sans aucune surenchère) n'est là que pour servir le ou plutôt les sujets. Les sujets parce que le film en regorgent, ces questions existentielles sur l'affrontement de la vie/la mort, l'ignorance/connaissance ou encore sur l'existence de Dieu et fonctionne-t-il grâce à la peur (?). Avec la mort, un personnification fascinant qui se rapproche de l'expressionnisme allemande, les autres protagonistes sont relativement bien écrit. Ce chevalier cherchant la connaissance, cherche la foi mais ne trouvera qu'une seule vérité. Son écuyer, un homme simple n'est que représentatif des envies primaires mais c'est là ou il trouve son bonheur. Par-contre beaucoup de chose reste mystérieuse comme le couple du forain et leur enfant. Pour conclure, les films contient des plans d'une beauté inouï notamment le dernier plan dans le chateaux et celle de la danse.
8/10
Ah la claque que fut ce film pour moi ![]()
D'une richesse exceptionnelle. Après tu trouves que le film est un peu froid, mais je ne pense que ce soit le film le plus "froid" de Bergman.
Pareil pour moi, j'viens de le voir à l'instant, une claque !
Tellement dense, c'est le genre de film qui te fait réfléchir 2 semaines après sur la vie, la mort, Dieu...
Superbe.
Cette scène de la danse
Dommage que j'ai été spoilé par l'affiche du film, sinon la surprise aurait été encore meilleure.
Vu hier soir.
Vous dire que la forme, ou plutôt pour être plus réducteur la qualité de l'image, la lenteur visuelle associée et le noir et blanc très prononcé, ne m'a pas dérangé serait vous mentir, ainsi je suis obligé de dire que cela m'a un peu gêné, mais en même temps cela est un avantage, dans la mesure où cela accentue le côté Moyen-Age et ancestral de ce film.
Mis à part ce petit bémol, qui d'ailleurs est involontaire puisqu'en Suède en 1957 je ne pense pas qu'on aurait pu faire mieux, surtout que Bergman n'avait pas encore une renommée internationale, donc un budget et une confiance suffisante pour un prêt de matériel de grande qualité... Bref j'oublie ça et je viens dans le fond du film.
Car c'est évidemment là qu'est le plus intéressant. Autant le dire tout de suite, pour quelqu'un comme moi adepte de la philosophie, des problèmes métaphysiques, etc etc j'ai été comblé.
La plus grande intelligence de Bergman dans ce film je pense, est la confrontation de tous ces points de vue différents devant un élément commun.
Dans une Suède déchirée par la peste, où seule la religion fait office d'échappatoire à une population perdue, et où l'on imagine la sorcellerie comme responsable de cette maladie destructrice - autant dire que l'on flotte légèrement dans le surnaturel, un héros, de retour des Croisades, se voit être confronté à la Mort, et pendant ce délai qui est la durée du jeu d'échecs, commence à s'interroger sur l'existence de Dieu (ce qui est comique plutôt pathétique pour quelqu'un qui a combattu pour Dieu...).
Et dans son parcours initiatique, il va être entouré de son écuyer - mon perso préféré je trouve, incroyablement juste, le jongleur et sa belle dulcinée - l'éloge de l'amour comme seule échappatoire, un couple de ratés - je parle du forgeron et de sa femme, d'ailleurs passage assez comique, un acteur qui va jouer avec la mort et va en mourir...
Rajouter à cela le fond des dialogues, des interrogations différentes, bref le fond est tellement diversifié et étendu qu'il est difficile d'en faire une synthèse ici.
Bref j'ai été assez fasciné par le fond, par tous ces portraits dépeints par Bergman, il y a une grande maîtrise, acteurs supers évidemment, film assez sombre et pessimiste, même si le couple d'artistes va s'en sortir - d'ailleurs le personnage de Jof est vraiment intéressant, il vit librement, sans se soucier de rien, et pourtant il est touché par une sorte de grâce, presque de génie, puisque lui aussi voit la Mort, au loin...
Bon donc difficile d'analyser à chaud, je pense rapidement le revoir, car il se passe vraiment énormément de choses, Le Septième Sceau fait partie de ces films où chaque scène a bien son intérêt propre et mérite de s'y attarder longuement, ainsi faudrait que je le revois pour m'en faire une idée plus précise.
Mais très belle découverte et dans le fond c'est comme un puits sans fond (très belle note d'humour pour finir
).
Quel film!
Bergman arrive à développer énormément de thèmes en 1h30 et sans jamais lasser le spectateur.
Je suis totalement néophyte en philosophie mais un adepte de la métaphysique et avec ce chef d’œuvre j'en ressort comblé.
Toutes ces réflexions autour de l’existence de Dieu, son implication dans la vie de tous où Bergman oppose deux idéologie... C'est grandiose.
Le thème de la mort n'est pas en reste puisqu'au final elle n'est jamais loin.
Quelle échappatoire pour l'Homme? La sorcellerie? La croyance? Le déni?
Le génie de Bergman est aussi de nous faire passer dans tous nos états. L'humour -ou le pathétique-, la peur (je pense notamment à la scène du théâtre où le ménestrel joue en fond avec l'histoire d'amour, de vie par l'acteur qui se prend une tomate qui est vite oublié par cette scène incroyable où les chants de la mort s'abattent sur le village... C'est d'une justesse incroyable et magnifique.) mais également la réflexion très profonde sur tous les thèmes cités plus haut.
J'ai vraiment été fasciné par cette croisade de la vie, notre croisade à tous en fin de compte.
Ce film jouit d'une pertinence fabuleuse et c'est un chef d’œuvre.
9/10.
Un peu badant ce film. ![]()
Le pire c'est qu'il m'avait pas fait ce coup la première fois.
(+ coucou au flan, tu regrettes pas trop ton pseudo ?
)
Si, ça fait mal.
J'ose pas le revoir du coup. ![]()
Cris et Chuchotements m'avait ému bien au delà de mes espérances, j'étais donc très impatient de découvrir ce que Ingmar Bergman pouvait faire en partant du synopsis du Septième Sceau, certainement l'un des plus prometteurs du cinéma.
Le film s'ouvre sur la rencontre entre un chevalier revenant des croisades et Mort, qui aboutira sur cette fameuse partie d'échecs. Elle se déroule sur une plage déserte, donnant un sentiment de "bout du monde" à la scène. J'avais envisagé le film comme un long dialogue métaphysique entre les deux personnages, entrecoupés de flashbacks. Finalement, le réalisateur se détache rapidement de cette scène pour montrer le retour au foyer du croisé et de son écuyer.
Ce voyage au cœur d'un pays ravagé par la peste est l'occasion de se confronter aux habitants, tous en proie à la peur et la folie. Cette époque sombre est parfaitement retranscrite par une ambiance extrêmement pesante. En outre, plusieurs scènes apportent au spectateur un sentiment d'irréel, de cauchemar juste avant la fin du monde. C'est le cas par exemple de l'arrivée inattendue du cortège des personnes faisant pénitence, qui cherche à faire culpabiliser les villageois de manière écœurante et désespérée.
Dommage qu'on ne retrouve pas la même intensité quand Bergman représente la famille de troubadours. Ils sont montrés avec tellement de simplicité qu'ils me paraissent détachés du reste, des malheurs des personnages comme du film en général. C'est voulu par le réalisateur, mais cela ne parvient pas à m'intéresser autant que le quotidien des paysans et les questionnements existentiels du chevalier, qui parviennent à donner des vertiges. De plus, le récit s'attarde sur certains personnages qui n'ont pas grande importance. C'est le cas de la femme du forgeron et la fille du village abandonné, qui n'ont pas de rôle précis à jouer. Elles ont l'air d'être là pour que le groupe soit composé de six personnes à la fin...Cet aspect du film est beaucoup plus inégal.
L'aspect dramatique du Septième Sceau est exemplaire. Le film est en effet parcouru de scènes captivantes (toutes les apparitions de la Mort) qui soulèvent intelligemment de grandes questions sur la mort et la religion (grâce à l'opposition entre le chevalier et l'écuyer). Le ton positif est plus hésitant, parfois mal amené. Bergman a du mal à jongler avec les deux et celui-ci tombe un peu aux oubliettes, si l'on excepte ce final de toute beauté.
http://www.senscritique.com/film/Le_Septieme_Sceau/critique/66997069
J'ai du mal à tirer les tenants et les aboutissants de ce film, mais je l'ai trouvé hypnotique, mystique, poétique.
La Mort était un bon personnage, teinté de cynisme flirtant parfois avec la roublardise.
Mais cette fin, comment l'interpretez vous ?
Le rayon de soleil à la fin de l'obscurantisme (religieux et hygiénique) ?
J'ai regardé ça hier et j'ai bcp aimé. Il n'est pas Sartre mais ça a fait le job.
Y a des scènes vraiment belles et Bergman montre encore une fois son amour pour le théâtre.
Mon Bergman préféré et le film est très accessible (j'ai pas aimé Andrei Rublev)
Un de mes films préférés
Le passage de la procession en chantant Dies Irae m'a toujours hypnotisé
Je l'ai vu ce weekend, quel film magnifique ! Et le plan de la mort ramenant les protagonistes sur la colline est majestueux.
Gros coup de cœur, les sujets qu'aborde le film sont bien abordés, intéressants voir émouvants.
J'ai juste une question qui m'intrigue :
- Pourquoi Jof est le seul à voir la mort pendant presque tout le long du film (sans compter Antonius Block et l'amant de la femme du forgeron) ? ![]()
J'ai pas trop apprécié, j'ai un peu l'impression d'être un des seuls, mais c'est comme ça. Je suis plutôt resté de marbre même si je reconnais quelques scènes réussies, notamment dans la noirceur. Mais d'un autre côté il y a un aspect grotesque de certains personnages et de certaines scènes qui me laisse complètement sur le côté et qui vient déséquilibrer l'ensemble je trouve.
Après je dois passer a côté de pas mal de choses niveau symbolisme j'imagine, mais clairement je ne suis pas emballé.