C'est quoi ton délire là?
J'ai voulu le revoir car ça faisait un moment. Par curiosité j'ai voulu écouter les commentaires audio et c'est parfois intéressant.
Un truc ultra anecdotique m'a beaucoup surpris : les exécutifs avaient demandé à supprimer la scène d'un des persos tertiaires car c'était un baiser entre une blanche et un noir ainsi que le fait de montrer un bébé noir. Ouais, ça avait beau être un perso totalement secondaire ça faisait quand même faire trembler les exé.
Autre détail """amusant"""" : le rôle du clochard avait été écrit pour un blanc, mais la direction de casting a "suggéré" que ce soit réécrit pour un renoi.
On parle d'une prod se déroulant en 2004, pas les 40's.
"C'est une bibliotheque PUBLIQUE...tout le monde peut entrer" 
ainsi que le fait de montrer un bébé noir
"Cacher ce voir que je ne saurais noir" 
Les commentaires sont de Roland Emmerich lui-même accompagné de Mark Gordon, producteur exécutif (qui a bossé entre autres sur Saving Private Ryan, Steve Jobs, Murder on the Orient Express, Death on the Nile, Molly's Game, 2012, The Day After Tomorrow, Speed, Source Code, The Messenger…).
Gordon est la caution intéressante des commentaires, tandis que Roland va plutôt faire des observations un peu creuses ou des blagues pas très inspirées.
Je vous fais un petit listing d'anecdotes. 
Le 11 avril 2022 à 12:39:28 :
J'ai voulu le revoir car ça faisait un moment. Par curiosité j'ai voulu écouter les commentaires audio et c'est parfois intéressant.Un truc ultra anecdotique m'a beaucoup surpris : les exécutifs avaient demandé à supprimer la scène d'un des persos tertiaires car c'était un baiser entre une blanche et un noir ainsi que le fait de montrer un bébé noir. Ouais, ça avait beau être un perso totalement secondaire ça faisait quand même faire trembler les exé.
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Autre détail """amusant"""" : le rôle du clochard avait été écrit pour un blanc, mais la direction de casting a "suggéré" que ce soit réécrit pour un renoi.
On parle d'une prod se déroulant en 2004, pas les 40's.
estime-toi heureux, ils prenaient en compte l'inclusivité. ![]()
C'est good.
D'autres anecdotes :
- Ils ont lutté pour conserver la longue séquence des tornades car à priori les exécutifs craignaient que le public ne s'y intéresse pas vu l'absence de persos majeurs à ce moment-là, idem pour la séquence des hélicoptères militaires touchés par l’oeil du cyclone.
- L'unique séquence en avion qui se fait balloter avait coûté un petit pactole pour finalement être peu utilisée, le set aurait ensuite été revendu à Scorsese qui tournait Aviator au même moment
- Le concierge mexicain qui découvre le bureau ravagé par une tornade avait été casté spécifiquement car il avait une dent en or, une idée que les scénaristes voulaient garder tout en ayant conscience de son caractère très cliché. ![]()
- Le président con comme un balai n'est évidemment pas un hasard, les commentateurs se moquant en sous-entendus de celui qu'il est censé « représenter » (Bush Jr).
- Le vice président avait été tout aussi délibérément écrit comme une copie de Dick Cheney
- Quelques persos secondaires avaient davantage de scènes avant d'être coupées, généralement car ils ne tenaient pas jusqu'à la fin du film (bon choix selon moi)
- Kristen Dunst fait un caméo hyper méga furtif, cachée dans l’ombre lors d’un des appels entre le perso de Jake Gyllenhall et son père joué par Dennis Quaid. J’adore car un des deux commentateurs dit « c’est dommage on aurait pu l’éclairer un peu plus ça aurait p’tet ramené 250$ de plus au BO ». ![]()
- La rivalité opposant le perso de Jake et l’autre ado qui rejoint son groupe d’amis devait être plus forte
- Gordon s’est moqué de la ligne « Les loups ! Ils sont partis ! », clairement conscient du superficiel rôle d’exposition qu’elle est censée jouer, histoire de rappeler au public un élément qui reviendra par la suite
- Ils ont dépensé plusieurs millions pour les loups. Ils en avaient sur plateau mais à cause de la difficulté de tourner avec ces derniers, ils ont du switcher sur du numérique. ILM se chargera finalement de les faire en CG, près d’un million de dollars par loup. ![]()
- La scène-signature de la vague qui atteint New York et submerge la Statue de la Liberté est le fruit de deux studios de SFX, et Emmerich ne pensait pas que la façon dont elle avait été tournée allait être à ce point exploitée coté marketing, notamment car lui et Gordon craignaient que le plan ne fasse trop penser à Planet of the Apes
- Ils étaient inquiets du rendu des assez nombreuses scènes au téléphone
- Vraiment intéressant de voir comment ils ont réfléchi pour mettre en scène ce chamboulement mondial. Par exemple le bateau russe qui déboule en plein New York, ils avaient réfléchi sur la vitesse à laquelle le bateau devait avancer, trop lentement ça ne rendait pas la scène assez prenante, trop rapidement ça ne la rendait pas assez réaliste… Il y a une vraie conscience de ce rapport entre réalisme et spectacle.
- Certains plans sont full CG et à cette époque c’était encore quelque chose d’assez révolutionnaire, ils en sont fiers (et pour être franc ces plans sont vraiment réussis, ils ont à peine vieilli pour la grosse majorité, ex à 1:08:02)
- Le film, malgré un budget confortable, avait fréquemment atteint ses limites. Malgré tout c’était d’après Gordon un des blockbuster les moins coûteux de l’été 2004 et ils en sont visiblement fiers. - après un petit checkup c’est techniquement vrai. Plusieurs films avaient coûté moins cher (Catwoman, I,Robot, Le Roi Arthur…) mais c’est vrai que le film était dans la partie basse des budgets face à des films de l’été beaucoup plus coûteux comme : Spider-Man 2, Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, Troy, Les Indestructibles, Van Helsing, Shrek 2, ou encore Harry Potter 3.
- Fréquente emphase sur les souffles condensés réalisés en numérique tout au long du film.
À l’origine ils avaient songé plonger les plateaux dans un vrai froid, et songé utiliser de la vraie neige (bien que ce soit effectivement le cas à de très rares cas), finalement la plupart de ces scènes furent tournées au chaud dans des studios fermés.
- Le choix de New York comme lieu principal des évènements est totalement du au coté très reconnaissable et iconique de ses bâtiments, entre la Statue de la Liberté, l’Empire State Building, la Bibliothèque Publique de NY…
- Emmerich planchait sur le script quand les attentats du 11/09 sont survenus. Persuadé qu’un tel script allait paraître très insensible au vue de l’actualité, il a fait une pause de près de 7 mois avant de le reprendre.
- Le court plan où ils brisent la vitre d’un distributeur de bouffe était beaucoup plus compliqué à réaliser qu’on ne le croit, puisque la vitre ne voulait tout simplement pas casser malgré la répétition des coups, finalement ils l’ont fait sauter. ![]()
- La scène où le daron accompagné de ses deux collègues sont au-dessus d’un centre commercial : les plans avec le type suspendu au-dessus du vide avaient été tournés dans un vrai hangar avec l’acteur réellement suspendu dans le vide avec du froid et de la neige, mais faute de résultats satisfaisants ils ont tout retourné sur fond bleu.
- Ils mentionnent occasionnellement des séquences léguées à des secondes équipes, parfois par pure flemme. ![]()
- Gordon fait une analogie intéressante quoique évidente en comparant les films d’action aux comédies musicales des 50’s, dans le sens où à cause des multiples morceaux d’action/de musique qui parsèment et constituent ces films, les moments pour développer les personnages en profondeur (si on part du principe qu’on ne peut effectuer ce développement directement lors les scènes d’action/de musique) se font rares et il faut donc aborder ces passages du script avec une certaine efficacité (Gordon utilise le mot « quintessential » mais je traduirais plutôt le sens de sa phrase par « savoir aller à l’essentiel »)
- Autre détail full bidon mais amusant : quand les deux protagonistes jeunes s’embrassent, il y a un filet de bave reliant les deux. Filet effacé en post-prod. ![]()
- Dans l’ensemble le studio a été très coopératif sur le projet d’après nos deux commentateurs
Mon film préféré du réal perso.
Vu au ciné Jour J. ![]()
Suivi de près par Independance Day 1.
D'ailleurs, je me souviens a l'époque que beaucoup de spectateurs (sauf moi
) se prenaient la tête pour une scène qu'ils trouvaient inutile dans le film : celle des loups dans le bateau.
Elle ne m'a jamais dérangé honnêtement.
Ce film m'a fait prendre conscience des problèmes climatiques ![]()
Le 11 avril 2022 à 16:45:13 :
Ce film m'a fait prendre conscience des problèmes climatiques
et moi qu'Emmerich est un sacré filou. ![]()
C'est un chef d’œuvre, ce qui peut surprendre venant d'Emmerich ![]()
Bof ![]()
J'ai preferé le prequel qui sort aujourd'hui ![]()
GG pour le compte-rendu de la version commentée.
Je le relirai le jour où je rematerai le film.
Un film que j'avais déjà vu deux fois (une vers sa sortie, et une deuxième fois en 2010), et je l'aimais bien mais c'était pas incroyable non plus pour moi.
Et curieusement il a fallu attendre ce 3eme visionnage pour que vraiment je l'apprécie beaucoup. Je dirais même que c'est certainement le film catastrophe qui a pour moi la meilleure ambiance globale.
Alors attention ça ne veut pas dire que le scénario et les péripéties ne sont pas perchées comme elles le sont toujours dans ce genre de film. C'est évidemment très "à prendre avec des pincettes" au niveau de la science et de la façon dont son gérés les évènements. Mais bon, honnêtement, depuis comme j'ai vu le boxon et la façon désastreuse dont a été gérée la crise du Covid, en fait plus rien ne m'étonnerait si jamais y'avait une vraie catastrophe mondiale et destructrice qui arrivait.
Finalement ces films où tout est géré avec le cul, avec des scientifiques sortis de nulle part qui viennent t'expliquer des trucs et on les croit sur parole... c'est p'têtre pas si éloigné de la vérité ^^
Enfin bref, tout ça pour dire qu'au niveau de l'ambiance du film, moi j'ai bien accroché. Les personnages sont assez attachants, la narration se veut axée dans la recherche constante de solutions et leurs mises en place, on est jamais là à se morfondre. C'est bien rythmé, j'aime le froid et la glace (tout le monde dans le film est en mode "c'est l'enfer", mais je vous garantie que dans 2 mois je me remémorerai le climat de ce film comme un paradis
), nan franchement si on est pas gêné par les quelques problèmes et défauts habituels du genre, je trouve que ça fonctionne bien, j'ai passé un bien bon moment.
L'un des meilleurs film de Roland Emmerich à 20 ans. Il est sorti le 26 mai ![]()
Joyeux anniversaire ![]()
Le 11 avril 2022 à 15:37:07 :
C'est good.![]()
D'autres anecdotes :
- Ils ont lutté pour conserver la longue séquence des tornades car à priori les exécutifs craignaient que le public ne s'y intéresse pas vu l'absence de persos majeurs à ce moment-là, idem pour la séquence des hélicoptères militaires touchés par l’oeil du cyclone.
- L'unique séquence en avion qui se fait balloter avait coûté un petit pactole pour finalement être peu utilisée, le set aurait ensuite été revendu à Scorsese qui tournait Aviator au même moment
- Le concierge mexicain qui découvre le bureau ravagé par une tornade avait été casté spécifiquement car il avait une dent en or, une idée que les scénaristes voulaient garder tout en ayant conscience de son caractère très cliché.
- Le président con comme un balai n'est évidemment pas un hasard, les commentateurs se moquant en sous-entendus de celui qu'il est censé « représenter » (Bush Jr).
- Le vice président avait été tout aussi délibérément écrit comme une copie de Dick Cheney
- Quelques persos secondaires avaient davantage de scènes avant d'être coupées, généralement car ils ne tenaient pas jusqu'à la fin du film (bon choix selon moi)
- Kristen Dunst fait un caméo hyper méga furtif, cachée dans l’ombre lors d’un des appels entre le perso de Jake Gyllenhall et son père joué par Dennis Quaid. J’adore car un des deux commentateurs dit « c’est dommage on aurait pu l’éclairer un peu plus ça aurait p’tet ramené 250$ de plus au BO ».
- La rivalité opposant le perso de Jake et l’autre ado qui rejoint son groupe d’amis devait être plus forte
- Gordon s’est moqué de la ligne « Les loups ! Ils sont partis ! », clairement conscient du superficiel rôle d’exposition qu’elle est censée jouer, histoire de rappeler au public un élément qui reviendra par la suite
- Ils ont dépensé plusieurs millions pour les loups. Ils en avaient sur plateau mais à cause de la difficulté de tourner avec ces derniers, ils ont du switcher sur du numérique. ILM se chargera finalement de les faire en CG, près d’un million de dollars par loup.
- La scène-signature de la vague qui atteint New York et submerge la Statue de la Liberté est le fruit de deux studios de SFX, et Emmerich ne pensait pas que la façon dont elle avait été tournée allait être à ce point exploitée coté marketing, notamment car lui et Gordon craignaient que le plan ne fasse trop penser à Planet of the Apes
- Ils étaient inquiets du rendu des assez nombreuses scènes au téléphone
- Vraiment intéressant de voir comment ils ont réfléchi pour mettre en scène ce chamboulement mondial. Par exemple le bateau russe qui déboule en plein New York, ils avaient réfléchi sur la vitesse à laquelle le bateau devait avancer, trop lentement ça ne rendait pas la scène assez prenante, trop rapidement ça ne la rendait pas assez réaliste… Il y a une vraie conscience de ce rapport entre réalisme et spectacle.
- Certains plans sont full CG et à cette époque c’était encore quelque chose d’assez révolutionnaire, ils en sont fiers (et pour être franc ces plans sont vraiment réussis, ils ont à peine vieilli pour la grosse majorité, ex à 1:08:02)
- Le film, malgré un budget confortable, avait fréquemment atteint ses limites. Malgré tout c’était d’après Gordon un des blockbuster les moins coûteux de l’été 2004 et ils en sont visiblement fiers. - après un petit checkup c’est techniquement vrai. Plusieurs films avaient coûté moins cher (Catwoman, I,Robot, Le Roi Arthur…) mais c’est vrai que le film était dans la partie basse des budgets face à des films de l’été beaucoup plus coûteux comme : Spider-Man 2, Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, Troy, Les Indestructibles, Van Helsing, Shrek 2, ou encore Harry Potter 3.
- Fréquente emphase sur les souffles condensés réalisés en numérique tout au long du film.À l’origine ils avaient songé plonger les plateaux dans un vrai froid, et songé utiliser de la vraie neige (bien que ce soit effectivement le cas à de très rares cas), finalement la plupart de ces scènes furent tournées au chaud dans des studios fermés.
- Le choix de New York comme lieu principal des évènements est totalement du au coté très reconnaissable et iconique de ses bâtiments, entre la Statue de la Liberté, l’Empire State Building, la Bibliothèque Publique de NY…
- Emmerich planchait sur le script quand les attentats du 11/09 sont survenus. Persuadé qu’un tel script allait paraître très insensible au vue de l’actualité, il a fait une pause de près de 7 mois avant de le reprendre.
- Le court plan où ils brisent la vitre d’un distributeur de bouffe était beaucoup plus compliqué à réaliser qu’on ne le croit, puisque la vitre ne voulait tout simplement pas casser malgré la répétition des coups, finalement ils l’ont fait sauter.
- La scène où le daron accompagné de ses deux collègues sont au-dessus d’un centre commercial : les plans avec le type suspendu au-dessus du vide avaient été tournés dans un vrai hangar avec l’acteur réellement suspendu dans le vide avec du froid et de la neige, mais faute de résultats satisfaisants ils ont tout retourné sur fond bleu.
- Ils mentionnent occasionnellement des séquences léguées à des secondes équipes, parfois par pure flemme.
- Gordon fait une analogie intéressante quoique évidente en comparant les films d’action aux comédies musicales des 50’s, dans le sens où à cause des multiples morceaux d’action/de musique qui parsèment et constituent ces films, les moments pour développer les personnages en profondeur (si on part du principe qu’on ne peut effectuer ce développement directement lors les scènes d’action/de musique) se font rares et il faut donc aborder ces passages du script avec une certaine efficacité (Gordon utilise le mot « quintessential » mais je traduirais plutôt le sens de sa phrase par « savoir aller à l’essentiel »)
- Autre détail full bidon mais amusant : quand les deux protagonistes jeunes s’embrassent, il y a un filet de bave reliant les deux. Filet effacé en post-prod.
- Dans l’ensemble le studio a été très coopératif sur le projet d’après nos deux commentateurs
Super intéressant merci! Si mon dvd a les commentaires, je m’y attèlerai.
C'est le meilleur blockbuster de tous les temps sur l'écologie, voilà.
Certes, c'est un film catastrophe, comme Titanic. Mais ça met une énorme claque de comprendre à quel point l'espèce humaine est fragile.
Je l'ai revu hier tant que je suis dans ma période "films catastrophes des années 90 et 2000". Plutôt correct mais ça s'éparpille trop avec des personnages plus insipides les uns que les autres
edit: ah super, encore un post désastreux de matou le zinzin au dessus