Revu Jean de Florette, trois semaines après avoir lu les deux romans.
Et y'a pas à dire, c'est toujours aussi bieng. Même que je me ferai la suite après-demaing, bonneu mère !
Chef d’œuvre magnifique.
Yves Montant et Depardieu crèvent l’écran. 2 rôles sur mesures pour ces 2 grands monstres du cinéma français.
Et puis la beauté d’Emmanuelle Béart…
La musique mélancolique…
Et revu Manon des Sources ce soir ! La scène du cimetière fait toujours son petit effet, ma foi.
Les fadas qui n'ont jamais vu ce diptyque, votre excuse ?
La fin est déchirante , tu a de la compassion alors que c’est une belle ordure
Je viens de voir Jean de Florette, une dinguerie, comme d'habitude avec les films de Claude Berri j'ai l'impression. J'attends de regarder Manon des Sources pour me prononcer définitivement.
Le 24 octobre 2022 à 22:10:53 :
Je viens de voir Jean de Florette, une dinguerie, comme d'habitude avec les films de Claude Berri j'ai l'impression. J'attends de regarder Manon des Sources pour me prononcer définitivement.
Not ready
Le 25 octobre 2022 à 10:12:15 EmileHirsch a écrit :
Le 24 octobre 2022 à 22:10:53 :
Je viens de voir Jean de Florette, une dinguerie, comme d'habitude avec les films de Claude Berri j'ai l'impression. J'attends de regarder Manon des Sources pour me prononcer définitivement.Not ready
Définitivement not ready. 
(en vrai je préfère Jean mais la fin de Manon, bordel)
Je préfère Jean aussi mais oui, pas prêt.
Vous me faites peur...
Visionnage prévu dans la fin de semaine normalement.
Not ready
Le passage ou Manon ( Emmanuelle Béart ) prend sa douche ![]()
Je chiale un bon coup et j'écris ma critique du diptique Jean de Florette / Manon des Sources.
Quel chef d'oeuvre! La prestance d'Yves Montand, la performance de Daniel Auteuil, la beauté pure d'Emmanuelle Béard, l'éloquence de Depardieu qui récite à merveille les belles phrases de Pagnol, le décor magnifique de la Garrigue provenciale, l'atmosphère rurale ensoleillée, la photo poétique, l'accent du midi...
et puis ce scénario, autour des sources, autour de la manigance, si bien mis en scène
J'ai légèrement préféré l'épisode 1 grâce à la présence de l'idéaliste optimiste de Florette, il y avait un côté très agréable à le suivre faire évoluer son affaire. Mais le deuxième épisode vient clouer le récit avec cette fin si profondément tragique, le Papet se prend un gros retour de bâton; tragédie dont on saisit l'ampleur puisque le personnage n'a même pas besoin de suicider tant le chagrin et le désespoir l'accablent (rappelons qu'il a indirectement tué son fils, a vu son neveu adoré se pendre et donc également la fin des Soubeyran, apprend qu'il est passé à côté d'une vie d'amour qui aurait pu le changer, et est déshonoré surement dans toute la garrigue pour cette histoire d'oeillets)
deux films qui se dégustent et se savourent à chaque moments, à chaque répliques, à chaque plan, l'ensemble brille sans défauts, on se laisse absorber totalement...
Le 08 novembre 2022 à 19:03:09 Guizmonator a écrit :
Je chiale un bon coup et j'écris ma critique du diptique Jean de Florette / Manon des Sources.
Aaaah, c'est bieng. 
+ DDB demain à midi pétante si la critique n'est pas postée.
Le 08 novembre 2022 à 19:03:09 :
Je chiale un bon coup et j'écris ma critique du diptique Jean de Florette / Manon des Sources.
Not ready. On l'avait dit.
T'as mis du temps par contre
Au début, quand j'ai regardé Jean de Florette, je me suis dit, naïvement " Bon ok Guizmo, tu regardes du Claude Berri, mais là, ça va être un film joyeux, gaie et optimiste. Observe donc cette belle Provence dans laquelle tu as grandi, apprécie cette élégante poésie qui émane du Bossu, ça ne peut que bien se passer ".
Quelle erreur.
Jean de Florette nous raconte donc l'histoire des Soubeyran, le Papet (Yves Montand) et Ugolin (Daniel Auteuil), qui souhaitent obtenir une ferme qui appartient à Jean de Florette (incarné par un Gérard Depardieu toujours excellent, mais est-ce encore surprenant ?). Pour parvenir à leurs fins, les deux Soubeyran vont donc boucher la source d'eau de la ferme de Jean, dans l'espoir que celui-ci ne puisse mener son projet agricole à terme.
Sans s'en douter, c'est le début d'une véritable tragédie, d'un drame humain aussi réaliste que poignant, qui débute dans cette partie de la Provence.
Ce que j'aime beaucoup dans le cinéma de Claude Berri, c'est sa capacité à mettre en scène les émotions humaines, avec retenue et pudeur, nous permettant d'apercevoir juste ce qu'il faut pour les apprécier à leur juste mesure. Les personnages sont humains, avec ce que ça implique de qualités et de défauts. Ils doutent, ils s'obstinent, envers eux, contre eux-mêmes et Dame Nature.
Cette nature, omniprésente, à la fois belle, sauvage et indomptable, est magnifiée par la caméra de Claude Berri. On la voit, on la sent, on pourrait presque la toucher du bout du doigt tellement celle-ci est filmée avec soin. On y croit, et c'est justement parce qu'on y croit que le film en tire toute sa force, toute sa puissance dramatique.
Car le drame a lieu, inévitablement. On se doute que Jean ne va pas pouvoir mener son projet à terme. Mais dans son obsession, ce poétique Bossu se retrouve seul, jusque dans la mort, qui profite aux seuls Soubeyran. Alors qu'il n'était que bonté, Jean de Florette quitte sa femme et sa fille, endeuillées et marquées par cette perte. Le spectateur en devient partagé, tiraillé entre son avis de maudire les Soubeyran, tout en étant content pour eux, car après tout, on voulait qu'ils l'obtiennent cette ferme, pour exploiter la fameuse source... Non ? Difficile de décrire nos émotions lorsque le film s'achève.
Manon des Sources, plus qu'une suite, plus qu'une deuxième partie, est en réalité l'apothéose de Jean de Florette, une conclusion qui prend des airs d'épilogue pour nous montrer qu'une justice, divine ou humaine, existe en ce bas-monde. Manon est le bourreau d'Ugolin, beauté sauvage guidée par sa haine envers ceux qui sont responsables de son père. Telle une Thémise des temps modernes, Manon abat sa sanction envers Ugolin, froide et mortelle.
La mort, le désespoir et le deuil font désormais partis de ce paysage provençal, se développant aux branches des arbres, dans le lointain. D'une tristesse à vous en arracher le cœur. Le Papet n'est pas non plus épargné. Quelque part, il est celui qui subit de plein fouet cette tragédie. Jean et Ugolin ont, eux, eu cette chance de mourir rapidement, emportés par leurs propres sentiments. Le Papet, quelque part, n'a pas cette chance, puisqu'il doit supporter le deuil, et une amer vérité, qu'il apprend vers la fin, vers sa propre fin.
Des musiques bien trouvées, des émotions bien vivantes, une réalisation bien travaillée, un casting bien rodé, le diptyque Jean de Florette / Manon des Sources est brillant, un bijoux du cinéma français qui mériterait d'être regardé par quiconque aime le 7 ème Art.
PS : Emmanuelle Béart, quelle femme ! ![]()
PS : J'avoue ne pas savoir, en fin de compte, ce qui m'a le plus attristé, la mort de Jean, le suicide d'Ugolin (le pauvre, nom de Dieu...) ou la vérité qui frappe de plein fouet le Papet quand il comprend qu'il a orchestré, de manière indirecte, la mort de ce fils qu'il désirait tant...
PS : Heureusement qu'il y a un peu d'humour dans Manon des Sources, les techniques de drague de Galinette sont magistrales !
Critique postée dans les temps, tu échappes à la DDB : bien joué gallinette ! 
+ joli texte. ![]()
+ joli texte.
La Bonneuh Mère, merci pour ce compliment ! 
Et ben j'ai pleuré comme un bébé à la fin de Manon des Sources ![]()
Je voulais faire le dur j'étais pas seul et plus je me retenais plus l'explosion en sanglot a été forte. Je ferai une petite critique demain mais il faut que je me remette de mes émotions là ![]()
C'est du lourd, je sais pas si c'est un chef d'oeuvre mais je me suis pris uneuh beigne ohhh malheur que d'émotions, c'est les émotions là putaing. ![]()
2 très grands films, les dialogues bordel ![]()
C'est simple
- Auteuil epoustouflant
- Montand qui si il n'a jamais été un acteur genial etait très juste dans le role du Papet
- un des meilleurs rôles de Gerard Depardieu.
- Emmanuelle Beart sublime intense en peu de mots.