"Je m'appelle John Coffey, comme le café, mais ça s'écrit pas pareil".
Surement le film le plus humain qu’il m’a été donné de voir. Nan franchement, qui aurait un jour cru qu’un colosse noir de 2m02 pesant 122kg tout mouillé et une petite souris arriveraient à nous émouvoir à ce point ? C’est dingue.
Le père Darabont a encore une fois tout compris, tout comme sa troupe d’acteur. Tom Hanks est d’une justesse inouïe, toujours aussi bon dans le rôle du type banal aux facettes terriblement humaines, un Michael Clarke Duncan magistral dans son rôle de géant bouleversant et une pléiade de second rôles, tous aussi excellents les uns que les autres (mention spéciales aux deux bad guys du film ; le personnage de Percy Wetmore (Doug Hutchison), juste ignoble et William ‘Wild Bill’ Wharton (Sam Rockwell) diaboliquement taré). C’est avec plaisir qu’on voit tout ces personnages évoluer dans ce huis clos, à travers leur routine, leurs peurs, leurs moments de calme, leur rituel de la mort… jusqu’au dénouement final où tu sais que si tu t’retiens pas ça va couler.
Et tu t’retiens pas, tu chiale comme un gosse.
Après Les Evadés et tout récemment The Mist, voilà que j’me prend une nouvelle mandale dans la gueule. J’attends impatiemment une nouvelle adaptation de Stephen King par Frank Darabont.